Chapitre d’ouvrage

IX. « Nous ne sommes pas des renégats »

Pages 225 à 245

Citer ce chapitre


  • Bantigny, L.
(2026). IX. « Nous ne sommes pas des renégats » La Bourse ou la vie : Le Front populaire, histoire pour aujourd’hui (p. 225-245). La Découverte. https://shs.cairn.info/la-bourse-ou-la-vie--9782348089084-page-225?lang=fr.

  • Bantigny, Ludivine.
« IX. “Nous ne sommes pas des renégats” ». La Bourse ou la vie Le Front populaire, histoire pour aujourd’hui, La Découverte, 2026. p.225-245. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/la-bourse-ou-la-vie--9782348089084-page-225?lang=fr.

  • BANTIGNY, Ludivine,
2026. IX. « Nous ne sommes pas des renégats » In : La Bourse ou la vie Le Front populaire, histoire pour aujourd’hui. Paris : La Découverte. Sciences humaines et sociales, p.225-245. URL : https://shs.cairn.info/la-bourse-ou-la-vie--9782348089084-page-225?lang=fr.

Notes

  • [1]
    « M. Blum a été acclamé hier par les populations de Saint-Nazaire et de Nantes », Le Populaire de Nantes, 22 février 1937.
  • [2]
    Ibid.
  • [3]
    « Léon Blum parle au pays », art. cit.
  • [4]
    « M. Blum s’explique sur la “pause” qu’il avait annoncée dans son discours aux fonctionnaires », L’Ouest-Éclair, 22 février 1937.
  • [5]
    « Mon appel est celui de la nation », art. cit.
  • [6]
    Henri Guernut, « La N.E.P. de Monsieur Léon Blum », Le Petit Journal, 8 avril 1937.
  • [7]
    René Gast, « Les besoins de la production et les besoins de l’État », Information financière, 28 avril 1937.
  • [8]
    Mouvement général des fonds, Note sur l’évolution de l’économie française, 8 janvier 1937, AN 552AP16.
  • [9]
    Discours de Vincent Auriol pour la presse, 20 janvier 1937, AN 552AP16.
  • [10]
    Ministère des Finances, avoirs à l’étranger, 1937, AN 552AP19.
  • [11]
    Michel Margairaz, L’État, les finances et l’économie, op. cit., p. 246.
  • [12]
    Cité in Michel Margairaz et Danielle Tartakowsky, L’avenir nous appartient, op. cit., p. 123.
  • [13]
    Lettre de Marius Viple à Léon Blum, 24 février 1937, AN 552AP17.
  • [14]
    Cf. Michel Margairaz, « Les gouverneurs dans la tourmente (1935-1944) », in Olivier Feiertag et Isabelle Lespinet-Moret (dir.), L’Économie faite homme. Hommage à Alain Plessis, Genève, Droz, 2010, p. 113-133.
  • [15]
    Lettre d’Émile Labeyrie à Vincent Auriol, 22 février 1937, AN 552AP17.
  • [16]
    Lettre d’Émile Labeyrie à Vincent Auriol, 2 février 1937, AN 552AP16.
  • [17]
    Lettre de Vincent Auriol à Émile Labeyrie, 23 février 1937 ; intervention de Charles Spinasse le 13 janvier 1937, AN 552AP17.
  • [18]
    Candide, 29 octobre 1936 ; et journal de Charles Rist, 6-7 mars 1937, cités in Michel Margairaz, « Les gouverneurs dans la tourmente (1935-1944) », art. cit.
  • [19]
    Lettre d’Émile Labeyrie au ministre des Finances, 2 mars 1937, AN 552AP17.
  • [20]
    Lettre de Vincent Auriol à Émile Labeyrie, 3 mars 1937, AN 552AP17.
  • [21]
    En décembre 1936, le lancement des obligations de la Défense nationale s’accompagne, pour les porteurs d’or, d’une prime de 40 % lors du remboursement. Ce qui fait dire à Michel Margairaz : « Les épargnants, généralement modestes, de juillet étaient moins bien traités que les fraudeurs ou spéculateurs d’octobre » (Michel Margairaz, L’État, les finances et l’économie, op. cit., p. 235).
  • [22]
    « Le discours de Léon Blum », Le Populaire, 25 janvier 1937 et « Léon Blum parle au pays », art. cit.
  • [23]
    Projet de loi portant fixation du budget général de l’exercice 1937, Paris, Imprimerie nationale, 1936.
  • [24]
    Ministère des Finances, direction du cabinet, 1er juin 1937, AN 552AP18.
  • [25]
    Ibid.
  • [26]
    Le ministre des Colonies au ministre des Finances, 8 juin 1937, AN 552AP18.
  • [27]
    François Legueu, « Les conditions techniques d’un redressement financier », mai ou juin 1937, AN 552AP18.
  • [28]
    Motion de la section SFIO de Montrouge, mars 1937, AN 552AP17.
  • [29]
    Réponse aux critiques de la section de Montrouge, mars 1937, AN 552AP17.
  • [30]
    Affiche du comité de Rassemblement populaire d’Angers, juillet 1937, AD Maine-et-Loire 4M6/48.
  • [31]
    Michel Margairaz, L’État, les finances et l’économie, op. cit., p. 243.
  • [32]
    Centre de propagande des républicains nationaux, « La banqueroute du Front populaire dénoncée au Sénat par le rapporteur du budget », juillet 1937, AD Finistère 1M225.
  • [33]
    Télégramme de P. Nicolle à Vincent Auriol, 16 juin 1937, AN 552AP17.
  • [34]
    Henri Guernut, « La N.E.P. de Monsieur Léon Blum », art. cit.
  • [35]
    CVIA, « Les féodaux contre le peuple », art. cit.
  • [36]
    Laure Quennouëlle-Corre, La Direction du Trésor 1947-1967, Comité pour l’histoire économique et financière de la France, 2000, p. 43.
  • [37]
    Georges Soulès dit Raymond Abellio, Ma dernière mémoire. Les militants (1927-1939), Paris, Gallimard, 1975, p. 265 et 274.
  • [38]
    Motion de la section SFIO de Montrouge, mars 1937, loc. cit.
  • [39]
    René Girault, « Léon Blum, la dévaluation de 1936 et la conduite de la France », Être historien des relations internationales, Paris, Éditions de la Sorbonne, 2000, p. 177-197.
  • [40]
    Discours de Léon Blum, 6 juin 1937, AN 552AP17.
  • [41]
    Lettre d’Émile Labeyrie à Vincent Auriol, 18 juin 1937, AN 552AP17.
  • [42]
    « Le Sénat contre le Front populaire », intervention de Léon Blum au Sénat, Le Populaire, 21 juin 1937.
  • [43]
    Déclarations du Comité national du Rassemblement populaire, 20 juin 1937, et du Conseil national de la SFIO, 21 juin 1937, AN 552AP17.
  • [44]
    Rapport du préfet, 29 juin 1937, AD Deux-Sèvres 1M432.
  • [45]
    Discours de Léon Blum, Le Populaire, 13 juillet 1937.
  • [46]
    « Le grand discours de Léon Blum devant les ouvriers roubaisiens », Le Populaire, 20 septembre 1937.

« Nous sommes les fils du peuple ; pour nous vaincre, il faudrait nous séparer de vous. Je ne vois pas quel Hercule pourrait y réussir. » À Saint-Nazaire ce 21 février 1937, il fait un froid soleil d’hiver. Léon Blum prend la parole place Marceau et rappelle son ancrage populaire. L’accueil qui lui est réservé par la foule rassemblée là est chaleureux, comme il se doit. Blum est très attendu : évidemment pour ce qu’il incarne, mais aussi parce qu’il doit expliquer ce qu’il entend par « pause », ce mot qu’il a prononcé à la radio huit jours plus tôt, ce mot qui a claqué et qui ne cesse d’être commenté. Il le promet, ce n’est pas une manière d’abjurer : « Nous ne sommes pas des renégats. »
Après l’élan réformateur, la pause est décrite comme un ralentissement : un suspens de l’élan. Il y a d’abord ce grave problème de hausse des prix, avec une course aux profits. Les marges sont excessives, c’est un fait. D’où la vie chère, ce fléau du Front populaire. Mais si l’on continue d’augmenter les salaires, ce sera un cercle infernal qui pourrait devenir fatal. Maintenant, il faut « absorber les lois sociales », éviter les dérapages, en quelque sorte se montrer sages. Et puis, il y a un « préjugé défavorable du capital ». Ce qui détonne un peu, c’est que Blum s’en étonne. Il en est surpris, il l’admet. Car ce comportement de fuite est tout sauf patriotique : il ne nuit pas seulement au Front populaire, pas seulement aux masses laborieuses et à la classe ouvrière, mais à la Nation tout entièr…


Date de mise en ligne : 01/04/2026

Ce chapitre est en accès conditionnel

Acheter cet ouvrage

16,99 €

368 pages, format électronique (HTML et feuilletage, par chapitre)

Acheter ce chapitre

5,00 €

21 pages format électronique (HTML et feuilletage)
Membre d'une institution cliente ?