9 - Le sort des disciplines formelles : de la cohérence à la dispersion
- Par Mattei Dogan
- et Robert Pahre
Pages 117 à 154
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- DOGAN, Mattei
- et PAHRE, Robert,
- Dogan, Mattei.
- et al.
- Dogan, M.
- et Pahre, R.
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- Dogan, M.
- et Pahre, R.
- Dogan, Mattei.
- et al.
- DOGAN, Mattei
- et PAHRE, Robert,
Dans presque toutes les universités, embauches, promotions, évaluation du travail par les pairs, enseignement et administration suivent des règles fixées par discipline, et chaque discipline veille jalousement à garder le contrôle sur ces domaines. En revanche, sur le terrain de la recherche, ces disciplines voient leur souveraineté de plus en plus menacée par des organisations hybrides, et des groupes de recherche qui les font s’interpénétrer. De même que les Etats-Nations doivent aujourd’hui affronter un déluge d’organisations transnationales, de multinationales, et de commerce international, ces disciplines croient avoir plus d’autonomie qu’elles n’en ont en réalité.
Les processus de spécialisation et d’hybridation ont fait des ravages dans l’organisation traditionnelle des sciences sociales. Chaque discipline formelle devient de plus en plus diversifiée en son sein, et, en même temps, de plus en plus exposée à des rencontres avec les autres disciplines.
De même que la plupart des disciplines ne disposent pas d’un noyau dur, il n’existe pas de discipline centrale, qui donnerait une unité aux sciences sociales. En outre, il n’existe pas de hiérarchie dans les sciences sociales, et l’ordre de notre présentation ne vise pas à établir une telle hiérarchie. La philosophie et l’histoire sont tout simplement les disciplines les plus anciennes et les plus fragmentées, c’est la raison pour laquelle nous en parlons en premier. L’économie et la linguistique, bien qu’elles ne soient pas les plus récentes, sont néanmoin…
Date de mise en ligne : 31/08/2016
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