Question 33. Comment protéger mon enfant victime ?
- Par Isabelle Aubry
- et Gérard Lopez
Pages 270 à 278
Citer ce chapitre
- AUBRY, Isabelle
- et LOPEZ, Gérard,
- Aubry, Isabelle.
- et al.
- Aubry, I.
- et Lopez, G.
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- Aubry, I.
- et Lopez, G.
- Aubry, Isabelle.
- et al.
- AUBRY, Isabelle
- et LOPEZ, Gérard,
Lorsque notre enfant est victime de l’inceste, il faut avoir recours à la loi en portant plainte. Cette réponse semble évidente, mais dans la réalité ce n’est pas ce qui se passe puisque dans 90 % des cas, l’enfant victime est prié de se taire et doit continuer à fréquenter, voire à vivre avec son agresseur jusqu’à sa majorité minimum (enquête de Face à l’inceste, 2014 sur le parent protecteur).
Cette enquête sur le parent protecteur révèle en effet que sur 131 cas d’inceste révélés, 12 seulement ont été portés à la connaissance des autorités, toujours par la mère de l’enfant, une fois par le couple parental.
Révéler l’inceste implique une remise en question, voire une explosion de la cellule familiale. En général, les familles préfèrent sacrifier la victime pour conserver cette cohésion familiale.
La société, pour d’autres raisons, va les encourager dans ce sens.
Il ne faut malheureusement pas croire que porter plainte va permettre de rendre justice facilement. Mieux vaut s’armer de volonté, de motivation et d’un avocat féroce et ultra-compétent pour qu’une plainte aboutisse, 80 % étant classées sans suites.
Pour comprendre ce triste phénomène du traitement judiciaire de l’inceste et savoir comment surmonter les obstacles, voici l’histoire exemplaire d’Alexandra et de son mari, très riche d’enseignements, puis celle de Joël.Ce parcours décrit avec les mots des parents, représente la règle plutôt que l’exception.Cas clinique
Tout a commencé quand mon mari et moi avons remarqué que notre fille de 18 mois avait des masturbations compulsives…
Date de mise en ligne : 24/10/2024
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