Question 16. Les troubles de l’attachement et leurs conséquences
- Par Isabelle Aubry
- et Gérard Lopez
Pages 150 à 155
Citer ce chapitre
- AUBRY, Isabelle
- et LOPEZ, Gérard,
- Aubry, Isabelle.
- et al.
- Aubry, I.
- et Lopez, G.
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- Aubry, I.
- et Lopez, G.
- Aubry, Isabelle.
- et al.
- AUBRY, Isabelle
- et LOPEZ, Gérard,
La théorie de l’attachement et des troubles qui lui sont liés a été développée à partir des années 1950 par John Bowlby. Elle joue un rôle fondamental dans la compréhension des troubles psychotraumatiques.
La théorie de l’attachement s’appuie sur les travaux de Spitz sur « l’hospitalisme » qui mettent en évidence les conséquences psychologiques de la séparation mère-bébé. Il s’inspire également des travaux de Harlow sur des jeunes singes qui, séparés de leurs mères, s’efforcent à rechercher un contact plutôt que de la nourriture.
Bowlby a émis l’hypothèse que l’attachement précoce est un programme de comportement inné qui a comme fonction de maintenir et de rechercher la proximité nécessaire à la survie et à la sécurité du bébé. Sourires, pleurs et cris sont les manifestations du nourrisson qui témoignent de son besoin inné de contact et sont destinés à favoriser la proximité. Ainsi, la disponibilité de l’adulte et le caractère adéquat de ses réponses permettent l’émergence progressive du sentiment de sécurité chez l’enfant.
Grâce à l’intériorisation d’une figure d’attachement suffisamment prévisible et stable, les jeunes enfants apprennent à réguler leurs comportements en anticipant les réactions des adultes à leur égard. Ainsi lorsque les adultes qui s’occupent d’eux sont émotionnellement distants, négligents, intrusifs, violents ou a fortiori incestueux, le jeune enfant vit un chaos sensoriel qu’il n’est pas en mesure de gérer.
Dès le plus jeune âge, des traumatismes relationnels découlent d’un attachement précoce défaillant, désorganisé et fortement générateur d’angoisse…
Date de mise en ligne : 24/10/2024
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