Conclusion. Imaginer pour rendre raison
- Par Sylvain Brison
Pages 313 à 327
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- BRISON, Sylvain,
- Brison, Sylvain.
- Brison, S.
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Notes
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[1]
W. T. Cavanaugh, Theopolitical Imagination, p. 7.
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[2]
E. Jüngel, « “…Pas de Dieu sans l’homme…” La théologie de Karl Barth entre le théisme et l’athéisme », dans G. Pierre (éd.), Karl Barth. Genèse et réception de sa théologie, Genève, Labor et fides, 1987, p. 195.
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[3]
P. Janet, L’évolution de la mémoire et la notion de temps, Paris, A. Chahine, 1928, p. 261. Cité par M. de Certau, L’invention du quotidien, p. 171.
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[4]
K. Rahner, « La théologie et sa mise en demeure par Vatican II », dans Écrits Théologiques, t. XI, Paris, DDB/Mame, 1970, p. 44.
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[5]
Jean-Paul II, Exhortation apostolique Pastores dabo vobis, 1992, § 57.
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[6]
Par exemple par l’usage qu’en fait le storytelling (voir C. Salmon, Storytelling, la machine à fabriquer des histoires et à formater les esprits, Paris, La Découverte, 2008) ou, plus anthropologiquement, selon la critique conduite par Michel de Certeau et présentée dans notre introduction (voir p. 24 s.).
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[7]
J.-L. Chrétien, « l’Église, corps infatigable », dans De la fatigue, Paris, Éd. de Minuit, 1996, p. 162-164.
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[8]
Voir p. 44.
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[9]
W. T. Cavanaugh, « Réponse aux essais venus de France », dans S. Brison, H.-J. Gagey et L. Villemin (dir.), Église, politique et eucharistie, p. 122.
Le point de départ de notre réflexion se situait au point de rencontre des disciplines de l’ecclésiologie et de la théologie politique. La problématique s’articulait autour de la manière de pouvoir rendre raison de la dimension corporelle – et donc par-là politique – de l’Église dans son rapport au monde, sans la réduire à une institution intra-mondaine (un corps social comme un autre) ou à une réalité en soi, extérieure aux problématiques du monde dans lesquelles elle vit (une sorte d’abstraction de la pensée théologique). Nous partions du constat posé par William Cavanaugh d’une forme d’exclusion insidieuse du thème de l’Église dans les réflexions de la théologie politique chrétienne au siècle dernier. Cette observation fut rejointe par celle de Laurent Villemin qui diagnostique, dans l’ecclésiologie postérieure à Vatican II, une évacuation de la prise en considération des rapports entre l’Église et le monde vers les domaines du droit et de l’éthique. L’une et l’autre analyses posaient la question du statut, en ecclésiologie, de la « corporéité » de cette « société » formée par la confession de la foi, l’espérance du salut accomplie dans le mystère pascal et l’amour du prochain selon le commandement du Christ dans l’Évangile. Il s’agissait alors de redonner les moyens à l’ecclésiologie d’envisager, à partir de ses ressources, de nouvelles manières de « dire » l’Église à partir de sa réalité mystérique et de la manière dont elle se vit dans ce monde, en tension vers le Royaume des cieux…
Date de mise en ligne : 06/02/2026
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