4. De l’imagination à la théologie narrative : point d’Étape
- Par Sylvain Brison
Pages 203 à 224
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- BRISON, Sylvain,
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Notes
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[1]
W. Kasper, L’Église catholique. Son être, sa réalisation, sa mission, Paris, Éd. du Cerf, 2014 (1re éd. allemande 2012), p. 13.
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[2]
Ibid.
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[3]
H.-J. Gagey et L. Villemin, « Introduction à un débat avec William Cavanaugh », dans S. Brison, H.-J. Gagey et L. Villemin (dir.), Église, politique et eucharistie. Dialogue avec William T. Cavanaugh, Paris, Éd. du Cerf, 2016, p. 15.
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[4]
B. Sesboüé, L’acte théologique d’Irénée de Lyon à Karl Rahner, Namur-Paris, Lessius, 2017, p. 8.
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[5]
Ibid., p. 8.
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[6]
Ibid., p. 5.
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[7]
Ibid., p. 6.
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[8]
Ibid., p. 6.
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[9]
Ibid., p. 7.
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[10]
Ibid.
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[11]
Ibid., p. 7-8.
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[12]
W. T. Cavanaugh, Torture et eucharistie, p. 317.
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[13]
Le propos ci-après est, pour une part, la reprise développée de la deuxième partie de ma contribution dans l’ouvrage collectif publié à la suite de la venue de W. Cavanaugh à l’Institut Catholique de Paris. Voir S. Brison, « De l’imagination en théologie », dans S. Brison, H.-J. Gagey et L. Villemin (dir.), Église, politique et eucharistie, p. 55-67.
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[14]
Cavanaugh convient lui-même de ce fait dans la « réponse aux essais venus de France », dans ibid., p. 121.
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[15]
Cette conférence, remaniée pour la publication, a été publiée sous le titre « L’eucharistie dans la rue : eucharistie et politique », dans ibid., p. 17-38.
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[16]
Voir W. T. Cavanaugh, Torture et eucharistie, p. 348-350.
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[17]
Voir aussi, « L’Eucharistie comme récit d’espace », dans Eucharistie-mondialisation, p. 116-123.
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[18]
Voir W. T. Cavanaugh, Eucharistie-mondialisation, p. 116-123. Voir aussi p. 307 s.
-
[19]
Ibid., p. 118-119.
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[20]
Ibid., p. 120.
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[21]
J. Ratzinger, « Théologie et politique ecclésiale », Communio VI/5 (1981), p. 29.
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[22]
À ce sujet, voir P. Gibert, « Fondements bibliques », dans J.-Y. Lacoste (dir.), Histoire de la théologie, Paris, Éd. du Seuil, 2009, p. 9-50 (en particulier, pour ce qui nous concerne ici, p. 11-17).
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[23]
Il existe bien des éléments visibles de cette prise de distance. Nous pourrions, à titre d’exemple, envisager la manière dont l’argumentation fonctionne, chez les théologiens scolastiques, soit per auctoritates (en repartant des « autorités » que sont l’Écriture sainte et la tradition des Pères), soit per rationes (c’est-à-dire en s’appuyant essentiellement sur les raisonnements logiques et philosophiques). Si ces types d’argumentation fonctionnent simultanément (certes, généralement, dans des ouvrages différents) chez un Thomas d’Aquin, elles s’éloignent peu à peu l’une de l’autre dans sa postérité, réduisant la théologie au domaine strict du per rationes, dans la basse scolastique, puis dans la néoscolastique.
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[24]
Voir, par exemple, le point de vue des spécialistes du langage : B. Victorri, « Homo narrans : le rôle de la narration dans l’émergence du langage », Langages 146 (2002), p. 112-125.
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[25]
Voir Pierre Gibert, « Fondements bibliques », p. 25-34.
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[26]
Il n’est a priori pas évident de déterminer une seule et unique source objective d’un tel mouvement. Cependant, on peut considérer avec Jean-Yves Lacoste que l’article de J. B. Metz, « Petite apologie du récit », publié en 1973 est un témoin privilégié de la naissance de la théologie narrative. Voir J.-Y. Lacoste, « xixe – xxe siècle », dans Histoire de la théologie, Paris, Éd. du Seuil, 2009, p. 465-466. Ce point sera développé en détail dans le chap. v, voir en particulier p. 238 s.
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[27]
Voir p. 43.
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[28]
P. Ricœur, « Le récit interprétatif. Exégèse et théologie dans les récits de la Passion », Recherches de Sciences Religieuses 73 (1985), p. 8-19.
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[29]
M.-D. Chenu, « Théologie », dans Une école de théologie : le Saulchoir, Paris, Éd. du Cerf, 1985 (1re éd. 1937), p. 142.
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[30]
Ibid., p. 142-143.
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[31]
Par exemple, rappelons ici simplement qu’il n’était pas évident que la torture au Chili relève directement d’un problème ecclésiologique. Tout l’enjeu de l’introduction porte sur ce recentrement théologique. Voir W. T. Cavanaugh, « Ecclésiologie et État », dans Torture et eucharistie, p. 20-30.
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[32]
William T. Cavanaugh, « Préface à l’édition française », dans ibid., p. 13.
L’œuvre de William Cavanaugh a mis en lumière, du moins jusqu’à présent, une nouvelle manière d’appréhender théologiquement l’Église et sa relation au monde. Cependant, cette perspective est à la fois étonnante et stimulante, comme le notent Henri-Jérôme Gagey et Laurent Villemin dans l’introduction au livre Église, politique et eucharistie. Dialogue avec William T. Cavanaugh, publié à la suite de la venue du théologien américain à l’Institut Catholique de Paris au printemps 2012 :Pour des lecteurs formés dans la tradition théologique européenne continentale, la pensée « postlibérale » en général et les développements de théologie politique que lui apporte Cavanaugh se présentent avec un fort coefficient d’étrangeté, mais pas moins comme une promesse stimulante. La promesse est celle d’une théologie politique véritablement théologique capable d’« imaginer » un engagement fort de l’Église dans l’histoire et dans la société au titre de ses ressources les plus propres sans se laisser instrumentaliser au service de causes qui lui sont extrinsèques.
Cette étrangeté provient non seulement de l’écart culturel qui existe entre les deux rives de l’océan Atlantique, mais bien plus, de la manière d’employer les moyens et les ressources théologiques de la tradition et de la modernité. Les systèmes de formations académiques ne sont pas les mêmes et ne produisent donc pas les mêmes effets : la relation aux textes, leur lecture et donc leur compréhension sont des processus différents. Mais au-delà de ces distanciations induites par le contexte, la théologie de Cavanaugh conserve une dimension particulièrement « nouvelle » dans sa manière de faire…
Date de mise en ligne : 06/02/2026
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