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Chapitre 7. L’encadrement des fidèles (1123-1215)

Pages 119 à 136

Citer ce chapitre


  • Jégou, L.
  • et Panfili, D.
(2024). Chapitre 7. L’encadrement des fidèles (1123-1215) L'Europe seigneuriale (3e éd, p. 119-136). Armand Colin. https://shs.cairn.info/l-europe-seigneuriale-3e-ed--9782200638917-page-119?lang=fr.

  • Jégou, Laurent.
  • et al.
« Chapitre 7. L’encadrement des fidèles (1123-1215) ». L'Europe seigneuriale, Armand Colin, 2024. p.119-136. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/l-europe-seigneuriale-3e-ed--9782200638917-page-119?lang=fr.

  • JÉGOU, Laurent
  • et PANFILI, Didier,
2024. Chapitre 7. L’encadrement des fidèles (1123-1215) In : L'Europe seigneuriale. Paris : Armand Colin. Cursus, p.119-136. URL : https://shs.cairn.info/l-europe-seigneuriale-3e-ed--9782200638917-page-119?lang=fr.

Au moment où la chrétienté connaît une dilatation, elle est aussi en son cœur le théâtre d’un bouillonnement chrétien, témoin de ce que les laïcs ont intégré les préceptes de l’Église dans la recherche du salut. La réforme pontificale qui envisageait l’unicité de la chrétienté est de ce point de vue un échec : des ordres nouveaux voient le jour tandis que des voies chrétiennes divergentes proposent d’autres lectures des Écritures, bientôt considérées comme « hérétiques » par la papauté. Cette dernière, se constituant en monarchie, se dote d’institutions centralisées et hiérarchisées qui font la part belle à l’épiscopat au détriment du monachisme afin de mieux encadrer les fidèles. Localement, le bâtiment ecclésial acquiert une importance cruciale et le prêtre se voit confier le soin des âmes, la cura animarum.
À partir de la fin du xie siècle, la nécessité de réforme et au retour aux valeurs évangéliques font éclore plusieurs ordres monastiques et érémitiques (Vallombreuse approuvée en 1070, Camaldules en 1072, Grandmont fondée vers 1076, la Grande Chartreuse en 1084, Hirsau réformée vers 1080-1087, Cîteaux fondée en 1098, Fontevraud en 1101) ainsi que des chapitres de chanoines réguliers (Prémontrés en 1120). Il s’agit pour la plupart de ces ordres d’une volonté de suivre plus strictement la règle de saint Benoît fondée sur l’humilité, la pauvreté, la charité et le travail, et de vivre la pauvreté évangélique. Le puissant ordre de Cluny s’en est quelque peu écarté et suscite de vives critiques : la magnificence de l’architecture, la quasi-rupture avec le travail manuel et en particulier l’abandon de l’activité agricole, la trop grande proximité de ses abbés avec le pouvoir temporel ne semblent plus permettre le respect des vœux…


Date de mise en ligne : 31/03/2025

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