Chapitre 2. Le souvenir du Temple en exil
- Par Armand Laferrère
- et Moshe Sebbag
Pages 171 à 185
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- LAFERRÈRE, Armand
- et SEBBAG, Moshe,
- Laferrère, Armand.
- et al.
- Laferrère, A.
- et Sebbag, M.
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- Laferrère, A.
- et Sebbag, M.
- Laferrère, Armand.
- et al.
- LAFERRÈRE, Armand
- et SEBBAG, Moshe,
Pendant les siècles de l’exil et jusqu’à ce jour, la religion juive a survécu alors même que son lieu le plus central avait disparu.
Pendant mille ans, le temple de Jérusalem avait été le centre obligatoire de la religion : lieu de pèlerinage et de sacrifice, lieu de résidence de l’Éternel sur terre, lieu du pardon annuel des fautes du peuple. Après sa destruction par l’armée romaine en l’an 70, les enfants d’Israël étaient privés du centre physique de leur religion.
La disparition du Temple aurait pu entraîner deux conséquences différentes. La plus probable était un déclin irréversible de l’identité religieuse et nationale, faute d’endroit pour s’adresser à l’Éternel. Une autre possibilité aurait été que les sacrifices soient simplement remplacés par d’autres pratiques religieuses et que le souvenir du Temple s’efface peu à peu.
L’histoire a choisi une troisième voie. Le Temple a été remplacé par les synagogues ; des prières se sont substituées aux sacrifices ; mais c’est toujours le Temple absent qui reste au centre de l’identité religieuse. Au lieu de s’effacer avec le temps, le souvenir du Temple a joué un rôle central dans la préservation de la mémoire et dans la survie d’Israël.Pendant les quatre siècles qui ont suivi la sortie d’Égypte, l’activité religieuse d’Israël était centrée autour du Tabernacle, une structure mobile construite dans le Sinaï sous la direction de Moïse et dont la partie centrale, le Saint des saints, contenait l’arche qui abritait les Tables de la Loi que l’Éternel avait dictées à Moïse au Sinaï…
Date de mise en ligne : 16/05/2023
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