Chapitre 1. Un monde surchargé de sens
- Par Armand Laferrère
- et Moshe Sebbag
Pages 157 à 169
Citer ce chapitre
- LAFERRÈRE, Armand
- et SEBBAG, Moshe,
- Laferrère, Armand.
- et al.
- Laferrère, A.
- et Sebbag, M.
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- Laferrère, A.
- et Sebbag, M.
- Laferrère, Armand.
- et al.
- LAFERRÈRE, Armand
- et SEBBAG, Moshe,
Notes
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[1]
Baba batra 14b-15a.
-
[2]
Genèse 4:10.
-
[3]
Genèse 21:17.
-
[4]
Proverbes 20:10.
-
[5]
Sous la plume du fondateur du sionisme religieux, le rabbin Avraham Isaac Kook (1865-1935), le mot reshit a trouvé un nouvel emploi pour décrire l’État d’Israël, « commencement de notre délivrance ». Ce choix de mot n’est naturellement pas un hasard.
-
[6]
Pour une description vivante des principaux rabbins cités par le Talmud, les lecteurs francophones peuvent lire l’ouvrage d’Elie Wiesel, Célébration talmudique, Seuil, 1991.
-
[7]
Genèse 28:10-19.
Nous avons mentionné, au premier chapitre de ce livre, comment le peuple d’Israël a forgé son identité autour de la transmission patiente, de génération en génération, d’une vision du monde que les orthodoxies dominantes – christianisme, islam, rationalisme, communisme – ne sont jamais parvenues à réfuter.
Le moment est venu d’analyser plus avant en quoi, précisément, consistait cette vision du monde et d’y identifier ce qui fait sa particularité : le déploiement, à travers les textes et au-delà d’eux, d’une multiplicité et d’une richesse de sens qui fait paraître toute transition vers un autre système comme un appauvrissement.
Depuis trois mille ans, les Juifs lisent le texte biblique et ils n’ont pas encore fini d’y découvrir des significations nouvelles.
L’un des premiers principes de lecture est en effet que tout ce qui est écrit dans les vingt-quatre livres de la Bible – la Torah écrite par Moïse au désert, mais aussi les textes plus tardifs des prophètes et des chroniqueurs – a un sens. Chaque tournure de phrase, chaque choix de mot, chaque lettre (car un mot peut souvent avoir plusieurs orthographes et certaines lettres sont écrites en plus petit ou en plus grand que les autres) peuvent et doivent être interprétés.
Ce principe d’interprétation permet de trouver dans le texte une richesse de sens infiniment plus grande que ne le permettent les interprétations historiques. Certes, la connaissance du cadre historique de la Bible n’est pas sans intérêt. Il est intéressant, par exemple, de savoir que les textes qui la composent ont été sélectionnés et compilés à une époque précise, celle de la Grande Assemblée réunie par Esdras au retour de l’exil de Babylone, à la fin du sixième siècle et au début du cinquième avant l’ère commune…
Date de mise en ligne : 16/05/2023
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