Eau, conflit, coopération
Pages 69 à 77
Citer ce chapitre
- CSÉFALVAYOVÁ, Katarína,
- GEMENNE, François,
- Cséfalvayová, Katarína.
- Cséfalvayová, K.
- F. Gemenne
https://doi.org/10.3917/scpo.gemen.2015.01.0069
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- Cséfalvayová, K.
- F. Gemenne
- Cséfalvayová, Katarína.
- CSÉFALVAYOVÁ, Katarína,
- GEMENNE, François,
https://doi.org/10.3917/scpo.gemen.2015.01.0069
Bien que nous vivions sur une planète couverte, pour l’essentiel, de nappes d’eau, la rareté de cette ressource est préoccupante : l’eau douce ne représente en effet que 2,5 % des réserves totales de la planète, le reste étant formé par les mers et les océans. De surcroît, environ 70 % de cette eau douce se présente sous forme de glace, de couverture neigeuse ou de pergélisol. Ainsi, les populations et les autres organismes vivants non marins ne disposent pour leur subsistance que de 0,75 % du volume total d’eau, en majeure partie cachée dans les profondeurs de la Terre et, pour le reste, présente à la surface sous forme de rivières, mais aussi dans les plantes, le sol et dans l’atmosphère. Si le volume moyen d’eau douce accessible est environ de 6 900 m3 par personne et par an (Lasserre, 2009), ce chiffre masque une disponibilité inéquitable de l’eau dans l’espace et dans le temps, ainsi que d’importantes disparités en termes de qualité.
La distribution des ressources en eau douce sur la planète est extrêmement inégale entre pays. 60 % des ressources sont détenues par neuf pays seulement, parmi lesquels seuls le Brésil, le Canada, l’Indonésie, la République démocratique du Congo, la Colombie et la Russie sont excédentaires au regard des besoins de leur population (The Economist, 2010). À cette disparité entre pays s’ajoute une autre, entre régions d’un même pays. Pour ne citer qu’un exemple frappant, la Chine dispose d’un volume moyen de 2 259 m3 d’eau par habitant et par an…
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