Chapitre XVIII. L’aide aux traumatisés
- Par Daniel Sibony
Pages 297 à 302
Citer ce chapitre
- SIBONY, Daniel,
- Sibony, Daniel.
- Sibony, D.
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- Sibony, D.
- Sibony, Daniel.
- SIBONY, Daniel,
Notes
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[1]
Gustave-Nicolas Fisher, Les Blessures psychiques. La force de revivre, Odile Jacob, 2003.
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[2]
Ibid., p. 122.
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[3]
Ibid., p. 124.
-
[4]
Cette compulsion fondatrice, où l’on présente comme une découverte ce qui est déjà ancien, n’est pas propre aux TCC. On la rencontre partout, y compris chez les analystes. L’un d’eux a récemment présenté le concept de l’entre-deux-femmes en expliquant pourquoi lui seul [sic] pouvait l’avoir trouvé ; alors que ce concept fut introduit et fonctionne depuis un quart de siècle. (Voir « L’entre-deux-femmes », dans La Haine du désir, op. cit.)
-
[5]
Les Blessures psychiques, op. cit., p. 130 – où cette trouvaille est rapportée à son auteur avec la date : Amati, 1989.
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[6]
On verra que déterminisme et indéterminisme non pas s’excluent mais interagissent : ce qui arrive au sujet, tantôt se rattache au passé par des liens, qu’ils soient ou non « de cause à effet », tantôt ne s’y ramène pas : c’est là, simplement, comme une œuvre vacillante, qui attend d’être travaillée.
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[7]
Bonnet, dans Les Blessures psychiques, op. cit., p. 130.
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[8]
Ibid., p. 134. Abréagir, c’est le mot qu’utilise Freud dès le début.
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[9]
Ibid., p. 139.
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[10]
Hypothèse dont on sait qu’elle fut écartée, trop souvent démentie sous sa forme littérale. Voir ici même p. 23 et 65.
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[11]
Deutéronome 30 ; 15 et 10.
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[12]
Voir là-dessus Lectures bibliques, op. cit.
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[13]
Les Blessures psychiques, op. cit., p. 190
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[14]
Lévitique 18,19.
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[15]
Les Blessures psychiques, op. cit., p. 190.
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[16]
Mais des millions d’hommes ont aussi souffert pour lui, à cause de lui, au fil des siècles ; qu’on les ait persécutés ou seulement culpabilisés à cause de cette souffrance rédemptrice, ou de l’interprétation qui en fut faite. Il est vrai qu’aujourd’hui, la tendance est d’insister sur l’amour : c’est l’amour qui sauve, ce n’est pas la souffrance. Cela veut dire que le divin, par amour, envoya le fils pour signifier cet amour. Donc, c’est le divin qui est (ou qui fut aimant) ; mais alors pourquoi un Fils à déifier ?
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[17]
Les Blessures psychiques, op. cit., p. 191.
Encore un champ « nouveau » qui s’est ouvert, comme si les traumas, accidents, catastrophes, étaient un fait récent – alors qu’on a surtout leur étalage par les médias, dont c’est la drogue.
Des psychologues, souvent des TCC, y reprennent des rudiments de l’« idée psy » comme leur grande découverte ; dans une foule de livres où l’on apprend, par exemple que : « Pour apaiser une âme meurtrie, il faut mettre des mots sur ses blessures et parler de sa souffrance. » Le propos est souvent péremptoire, on cite la date précise où des collègues ont produit leur trouvaille. « Certains auteurs interprètent cette difficulté [à « mettre des mots » sur l’événement] tantôt par l’impossibilité pour les survivants de témoigner de ce qu’ils ont subi, tantôt leur difficulté à parler dans un contexte thérapeutique (Biedr, 1998). » En somme, c’est difficile de « mettre des mots » parce que c’est difficile… de parler. Ou encore : il faut « inviter les victimes à parler de ce qu’elles ont vécu […] afin qu’elles puissent se décharger de leurs émotions intenses […] ». Le Freud de la catharsis (parler pour décharger l’affect : fin xixe) serait surpris de cette découverte au début du xxie. Ou encore, il faut aider les patients à « prendre conscience du fait que leurs réactions sont partagées ». Freud inventant l’Œdipe a déjà eu ce souci : tu n’es pas seul dans ce cas, bonhomme, depuis les Grecs on connaît ça – rêver de sa mère, tuer son père –, et on essaie de faire avec. On est donc un peu surpris, d’autant que chaque souffrance, certes unique, est partagée par tout un groupe ; le groupe de ceux… qui la partagent, et qui a, comme tel, un effet symbolique…
Date de mise en ligne : 25/08/2022
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