Chapitre d’ouvrage

18. Les momies ont-elles des pouvoirs insoupçonnés ?

Pages 173 à 186

Citer ce chapitre


  • Quentin, F.
(2022). 18. Les momies ont-elles des pouvoirs insoupçonnés ? L'Égypte ancienne : Vérités et légendes (p. 173-186). Perrin. https://shs.cairn.info/l-egypte-ancienne--9782262085995-page-173?lang=fr.

  • Quentin, Florence.
« 18. Les momies ont-elles des pouvoirs insoupçonnés ? ». L'Égypte ancienne Vérités et légendes, Perrin, 2022. p.173-186. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/l-egypte-ancienne--9782262085995-page-173?lang=fr.

  • QUENTIN, Florence,
2022. 18. Les momies ont-elles des pouvoirs insoupçonnés ? In : L'Égypte ancienne Vérités et légendes. Paris : Perrin. Vérités et légendes, p.173-186. URL : https://shs.cairn.info/l-egypte-ancienne--9782262085995-page-173?lang=fr.

Notes

  • [1]
    Mot de langue arabe qui, selon certains, viendrait du persan « mum » valant pour la cire.
  • [2]
    Vattier transcrit « Mutardi fils du Gaphiphe », ce que l’arabe notait Mutarda ibn el-Hafif (1363-1436), l’auteur du manuscrit original, imam au Yémen et auteur prolifique dans de nombreuses disciplines des sciences islamiques.
  • [3]
    Revue d’histoire de la pharmacie, 100e année, n° 380, 2013, p. 353-360.
  • [4]
    « Je déterre des pharaons et je les vends aux étrangers. Le pharaon se fait rare, au train où on va » : dans le prologue du Roman de la momie, Théophile Gautier narre la découverte par un escroc grec d’une tombe égyptienne jusqu’alors inviolée. Une scène qui se révèle en tout point réaliste…
  • [5]
    En Égypte, à la fois auberge et bazar où se retrouvaient les marchands, à la manière des caravansérails turcs ou persans. Lors de l’Exposition universelle de Paris, en 1867, l’architecte Brevet édifia l’un de ces édifices servant de salle de commission, de musée d’anthropologie et de café.
  • [6]
    1898 marque la naissance du parti nationaliste égyptien fondé par Mustafa Kamil.

Les corps embaumés exercent à la fois fascination et répulsion sur nous, spectateurs de ces lointains ancêtres égyptiens rendus si « vivants » par les vertus de la momification. Partant, sont nées les légendes les plus fantaisistes sur les effets bénéfiques de la poudre obtenue en broyant ces dépouilles dessiquées, ou encore sur leurs pouvoirs occultes, et forcément maléfiques. On ne reviendrait pas sans arrière-pensées du pays des morts…
Pour les anciens Égyptiens, il s’avérait indispensable de conserver le corps du défunt afin que son âme-ba, figurée comme un oiseau à tête humaine, puisse « sortir au jour » et faire temporairement des apparitions sur terre, mais aussi accomplir le grand voyage dans l’au-delà. C’est en effet sous cette forme mi-humaine, mi-animale que le défunt pouvait traverser la mort pour gagner la salle du jugement d’Osiris, puis la campagne des offrandes et la barque du soleil. En tout état de cause, le ba demeure lié à la momie, qu’il doit rejoindre chaque nuit dans son tombeau. Lors de l’embaumement, celui-ci plane au-dessus du cadavre avant de monter au ciel au cours des rites qui ont lieu à l’entrée de la tombe. Cette âme-oiseau a dès lors la faculté de progresser sans entrave dans les espaces célestes et souterrains de l’inframonde, sans jamais rompre sa relation au cadavre, pour que la continuité du défunt soit établie. Car le ba doit pouvoir revenir sans encombre dans le corps auquel il appartient, et ne pas trop s’éloigner de lui – d’où l’impérative nécessité de conserver le cadavre embaumé…


Date de mise en ligne : 28/03/2023

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