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17. L’égyptomanie est-elle née à l’époque moderne ?

Pages 165 à 172

Citer ce chapitre


  • Quentin, F.
(2022). 17. L’égyptomanie est-elle née à l’époque moderne ? L'Égypte ancienne : Vérités et légendes (p. 165-172). Perrin. https://shs.cairn.info/l-egypte-ancienne--9782262085995-page-165?lang=fr.

  • Quentin, Florence.
« 17. L’égyptomanie est-elle née à l’époque moderne ? ». L'Égypte ancienne Vérités et légendes, Perrin, 2022. p.165-172. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/l-egypte-ancienne--9782262085995-page-165?lang=fr.

  • QUENTIN, Florence,
2022. 17. L’égyptomanie est-elle née à l’époque moderne ? In : L'Égypte ancienne Vérités et légendes. Paris : Perrin. Vérités et légendes, p.165-172. URL : https://shs.cairn.info/l-egypte-ancienne--9782262085995-page-165?lang=fr.

Notes

  • [1]
    Stèle qui porte le même décret, pris en 196 avant J.-C., sous Ptolémée V. Elle est gravée en deux langues et trois écritures : hiéroglyphique, démotique et grecque. Elle fut découverte dans les fortifications du fort de Rosette, dans le nord de l’Égypte.

Apparu en France dans les années 1920, le terme « égyptomanie » rend compte de la réutilisation, dans des usages décoratifs, ludiques ou pratiques, de formes stylistiques nées dans l’Antiquité égyptienne. Mais pas uniquement sous forme de copies serviles (ou non), plutôt telles de « véritables appropriations qui, du xvie siècle à nos jours, mêlent à l’art égyptien le style propre de la période moderne qui les reprend, en même temps qu’elle les charge de symboles et de connotations qui n’étaient pas les leurs à l’origine », comme la définit Jean-Marcel Humbert, le spécialiste français du sujet, dans L’Égyptomanie dans l’art occidental (ACR éditions).
Cette fascination remonte à l’Antiquité classique qui, déjà, a exploré l’Égypte comme une terre exotique. Pour les Grecs, ce pays est le berceau de toutes les sciences et de la sagesse, les savants et philosophes n’hésitant pas à traverser la mer pour recevoir la connaissance des prêtres égyptiens. Dans un dialogue du Timée de Platon, l’un de ces derniers affirme à Solon (640-558 av. J.-C.) que ses compatriotes sont « toujours comme des enfants », faute de posséder la moindre « tradition vraiment antique ». À l’inverse, les grandes découvertes intellectuelles seront attribuées aux Égyptiens, à commencer par les mathématiques, à en croire Aristote.
Transmis à travers la civilisation hellénistique, ce vif engouement touche à son tour la République, puis l’Empire romain, où les formes si caractéristiques de l’art égyptien (pyramide, obélisque…) sont copiées, quand les œuvres pharaoniques originelles ne sont pas importées pour enrichir les palais des empereurs…


Date de mise en ligne : 28/03/2023

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