Citoyenneté
- Par Yves Rey-Herme
Pages 48 à 50
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Notes
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Wikipédia.
« Citoyenneté » est un mot galvaudé, mis à toutes les sauces. Ainsi peut-on faire acte de citoyenneté en votant à une élection, en respectant les limitations de vitesse, en triant ses déchets, ou en effectuant un don à une association caritative. D’autres revendiqueront un esprit citoyen en allant faucher du maïs transgénique, ou en effectuant des rondes de surveillance de voisinage. On entend même qu’il y aurait une citoyenneté européenne, voire des « citoyens du monde » parrainant des enfants de pays en voie de développement, ou œuvrant pour la protection de la forêt amazonienne.
Cette citoyenneté est un enjeu souvent évoqué dans l’action sociale, et l’on voit là l’importance de préciser à chaque fois de quelle citoyenneté il s’agit. Ici, je m’appuierai sur la définition d’un dictionnaire courant, la définissant comme étant, «pour un groupe, le fait d’être reconnu membre d’une cité nourrissant un projet commun auquel il souhaite prendre une part active ».
Dans cette définition, « projet commun », « participation » et « reconnaissance » sont les trois ingrédients principaux. Et on peut vite percevoir combien ils sont faibles voire absents dans les quartiers sensibles. Les logiques de participation sont marginales, aucun projet collectif ne fédère les habitants, et la reconnaissance, qui se nourrit par le regard des habitants entre eux, par les institutions et par les médias, est souvent nulle.
La citoyenneté ainsi définie est donc désincarnée.
Face à ce vide, beaucoup espèrent un sursaut…
Date de mise en ligne : 01/10/2017
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