Chapitre d’ouvrage

Identité

Pages 105 à 111

Citer ce chapitre


  • Rey-Herme, Y.
(2016). Identité. L’abécédaire de la jeunesse et des banlieues : Indignation, propositions (p. 105-111). Champ social. https://shs.cairn.info/l-aabecedaire-de-la-jeunesse-et-des-banlieues--9782353719228-page-105?lang=fr.

  • Rey-Herme, Yves.
« Identité ». L’abécédaire de la jeunesse et des banlieues Indignation, propositions, Champ social, 2016. p.105-111. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/l-aabecedaire-de-la-jeunesse-et-des-banlieues--9782353719228-page-105?lang=fr.

  • REY-HERME, Yves,
2016. Identité. In : L’abécédaire de la jeunesse et des banlieues Indignation, propositions. Nîmes : Champ social. Acteurs sociaux, p.105-111. URL : https://shs.cairn.info/l-aabecedaire-de-la-jeunesse-et-des-banlieues--9782353719228-page-105?lang=fr.

Notes

  • [1]
    Il faut distinguer le « sentiment d’appartenance » et « l’’adhésion » à des valeurs. Adhérer est du domaine déclaratif. Il traduit une intention. Le sentiment d’appartenance évoque un lien plus profond, forgé sur des expériences partagées.
  • [2]
    Enquête réalisée auprès de 5 000 personnes entre le 7 janvier et le 26 février 2013 par TMO Régions pour la Fondation de France.
  • [3]
    Entre 1986 et 2012, la proportion de catholiques en France a chuté de 25 points, pour l’essentiel au profit des personnes se disant sans religion (cf. note n’analyse du CSA, le catholicisme en France, mars 2013).
  • [4]
    À Fribourg (Allemagne) Beddington (Angleterre), Malmö (Suède), Copenhague (Danemark) mais aussi en France, à Strasbourg, Grenoble, etc.
  • [5]
    40 % des personnes interrogées et 54 % des actifs indiquent que le travail est l’un des trois éléments qui permettent de les définir ( « La place du travail dans les identités », revue économie et statistique N° 393-394, 2006. H. Garner, D. Méda, C. Senik,)
  • [6]
    Dounia Bouzar, anthropologue.
  • [7]
    Rapport  de Mme F. KELLER  fait au nom de la Délégation sénatoriale à la prospective, juillet 2013.
  • [8]
    O. Pétré-Grenouilleau, « Le Monde de l’éducation » , janvier 2006.

Dans une France ouverte et multiculturelle, beaucoup soulignent, à juste titre, le besoin d’être attentif au respect d’une certaine diversité. Mais celle-ci ne constitue pas une identité collective. Elle la nourrit, mais n’en est qu’un ingrédient, car l’identité collective se construit sur une histoire partagée et des valeurs communes, fondées dans l’action collective, reliant les habitants dans leur diversité. Or, ce socle de valeurs et de projets est aujourd’hui un ventre mou. Un patchwork mité par les tensions et détricoté par un manque de vision collective inspirante.
Par ailleurs, en soulignant plus souvent les sujets de défiance que de confiance, en éclairant plus nos différences que ce qui nous relie, c’est aussi le sentiment d’appartenance à un même corps social qui se dilue. Or notre identité collective se forge aussi sur le sentiment d’appartenance à une même communauté de valeurs. Mais où sont ces valeurs qui lient profondément les habitants ?
L’égalité ? Posons la question aux enseignants, aux chercheurs ou aux acteurs de l’insertion travaillant au sein des zones urbaines sensibles. Chacun dira que l’égalité des chances n’existe ni dans le domaine scolaire, ni dans la formation, ni dans l’accès à l’emploi (cf. § 29), lesquels sont pourtant trois piliers de l’intégration.
La fraternité ? Elle est malmenée par la guerre économique, la désintégration sociale, les replis et les raisonnements étroits. Et on pourra aussi observer combien cette valeur est écornée par ces médias zoomant sans cesse sur les violences et alimentant les méfiances…


Date de mise en ligne : 01/10/2017

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