17. Ahidjo et de Gaulle : pères adoptifs de l’indépendance
Pages 389 à 419
Citer ce chapitre
- DELTOMBE, Thomas,
- DOMERGUE, Manuel
- et TATSITSA, Jacob,
- Deltombe, Thomas.,
- et al.
- Deltombe, T.,
- Domergue, M.
- et Tatsitsa, J.
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- Deltombe, T.,
- Domergue, M.
- et Tatsitsa, J.
- Deltombe, Thomas.,
- et al.
- DELTOMBE, Thomas,
- DOMERGUE, Manuel
- et TATSITSA, Jacob,
Notes
- [1]
-
[2]
« Ordonnance portant statut du Cameroun », citée in Lettre du général Le Puloch au général d’armée inspecteur des forces terrestres Garbay, « Accords franco-camerounais », 13 septembre 1958 (SHAT, 6H63).
-
[3]
Lettre de Daniel Doustin à Xavier Torré, 23 avril 1958, loc. cit.
-
[4]
Cité in « BRH de la ZOPAC nº 36 », 3-9 septembre 1958 », annexe, p. 36 (SHAT, 6H247).
-
[5]
Cité in Frédéric Grah Mel, Félix Houphouët-Boigny, le fulgurant destin d’une jeune proie, CERAP, Abidjan, 2003 (cité in Antoine Glaser et Stephen Smith, Comment la France a perdu l’Afrique, op. cit., p. 45).
-
[a]
L’historien Robert Cornevin qualifiera ainsi en 1963 le Togo de « nation-pilote » (Robert Cornevin, Le Togo nation-pilote, op. cit.).
-
[7]
Lettre de Daniel Doustin à Xavier Torré, 23 avril 1958, loc. cit.
-
[8]
Daniel Doustin « Note sur les événements actuels au Cameroun », s.d. (CADN, FHCC/6).
-
[a]
À propos du bras de fer de 1956 entre Messmer et l’UPC (voir chapitre 11), Doustin écrit qu’il était « alors partisan d’une amnistie négociée qui aurait obligé l’UPC à participer aux élections ». « Je crois encore que c’était la seule solution valable », poursuit-il dans le désaveu de l’intransigeance de Pierre Messmer. « La tendance dure de l’UPC n’a pu que s’accentuer, rejetée qu’elle a été dans la rébellion » (Lettre de Daniel Doustin à Xavier Torré, 23 avril 1958).
-
[10]
Cité in Bernard Monnier, « Rapport politique du troisième trimestre et du mois de juin 1958. Subdivision de Bafoussam », p. 2 (CADN, FHCC/2).
-
[11]
Lettre de Daniel Doustin à Jean Chapperon, 28 février 1958 (CADN, FAFC/43).
-
[12]
Lettre Daniel Doustin à Xavier Torré, 23 avril 1958, loc. cit.
-
[13]
Pierre Messmer, Les Blancs s’en vont, op. cit., p. 115.
-
[14]
Lettre de Daniel Doustin à Jean Chapperon, 28 février 1958, loc. cit.
-
[a]
En 1955, au lendemain des élections législatives boycottées par les nationalistes du Comité d’unité togolais (CUT), la nouvelle Assemblée législative, composée de profrançais, avait voté une résolution prévoyant la levée de tutelle de l’ONU et un statut d’État autonome au sein de l’Union française (Richard Joseph, Le Mouvement nationaliste, op. cit., pp. 318-321 ; « Comparaison entre le statut du Togo et le statut prévu pour le Cameroun », anonyme, s.d. ; CAOM, Aff-Pol 3322).
-
[16]
Cité in Ferdinand Chindji-Kouleu, Histoire cachée du Cameroun, op. cit., p. 141.
-
[17]
Cité in Julien Meimon, « L’invention de l’aide française au développement », loc. cit.
-
[18]
La Presse du Cameroun, 18 février 1958 (cité in Georges Chaffard, Carnets secrets de la décolonisation, tome 1, op. cit., p. 312).
-
[19]
Lettre de Daniel Doustin à Jean Chapperon, 28 février 1958, loc. cit.
-
[20]
Cité in Abd Ul-Bag’hi Maw’ndi Mohammadu Raji, « Le bluff d’Ahidjo », 3 juin 1958, imprimé au Caire par la direction de l’UPC (CARAN, FPU 148).
-
[21]
Le Monde, 6 mars 1958 (cité in « Le bluff d’Ahidjo », ibid.). Gérard Jaquet a refusé de répondre à nos questions.
-
[22]
Lettre de Daniel Doustin à Jean Chapperon, 28 février 1958, loc. cit.
-
[23]
Ibid.
-
[24]
Lettre de Daniel Doustin à Xavier Torré, 23 avril 1958, loc. cit.
-
[25]
Rapport du consul de Grande-Bretagne, Douala, février 1958 (PRO, FO 371/13413) (cité in Marc Michel, « Une décolonisation confisquée ? Perspective sur la décolonisation du Cameroun sous tutelle de la France 1955-1960 », Revue française d’histoire d’outre-mer, vol. 86, nº 324-325, 2e semestre 1999, p. 229-258).
-
[26]
Philippe Gaillard, Ahmadou Ahidjo, patriote et despote, op. cit.
-
[27]
Entretien des auteurs avec André Bovar, Nantes, 5 février 2008.
-
[28]
Entretien des auteurs avec Jacques Rousseau, Paris, 6 février 2008.
-
[29]
Jacques Kuoh-Moukoury, Doigts noirs, Les Éditions à la page, Montréal, 1963, p. 150 (cité in Jean-François Bayart, L’État au Cameroun, op. cit., p. 48).
-
[30]
Francis Hure, « Rapport de fin de mission » adressé à Maurice Couve de Murville, 22 avril 1968 (CARAN, FPU 562).
- [31]
-
[32]
« Les Français aiment M. Ahidjo, et Ahidjo les aime. » (Archibald T. Steele, « Exuberate absent in French Cameroon », New York Herald Tribune, 4 juin 1959).
-
[33]
Entretiens des auteurs avec Paul Audat, Ferrières-les-Verreries, 25-26 juin 2007.
-
[34]
Cité in Jean-François Bayart, L’État au Cameroun, op. cit., p. 53.
-
[35]
Jean Chapperon, « Exposé sur la situation politique au Cameroun. Grand rapport des commandants militaires 1958 », 9-12 juillet 1958, p. 4 (SHAT, 6H30).
-
[36]
Jean-François Bayart, L’État au Cameroun, op. cit., p. 54-56.
-
[37]
Lettre du vice-Premier ministre et ministre de l’Intérieur Ahmadou Ahidjo à Yves de Daruvar, 28 octobre 1957 (CADN, FHCC/3).
-
[38]
Entretien avec Jacques Rousseau, Paris, 6 février 2008.
-
[39]
Général René Cogny, « Mesures à prendre en cas d’aggravation », 21 septembre 1959 (SHAT, 6H266).
-
[40]
Ibid.
-
[41]
Jean Chapperon, « Exposé sur la situation politique au Cameroun », op. cit., p. 20.
-
[42]
Compte rendu de Pierre Spoerri (ARM).
-
[43]
Lettre de Pierre Spoerry, Yaoundé, 21 février 1957 (ARM).
-
[44]
Jean Chapperon, « Exposé sur la situation politique au Cameroun », op. cit.
-
[45]
Lettre de Charles Assalé à des amis du Réarmement moral, 5 mai 1958 (cité in Jean-Jacques Odier, Nous rêvions de changer le monde, Éditions Ouverture, Le Mont-sur-Lausanne, 2008).
-
[46]
Douala, 19 septembre 1958 (ARM, P 1080819/822).
-
[47]
Lettre de Charles Assalé au Réarmement moral, 16 janvier 1959 et lettre à Jean-Jacques Odier, 22 avril 1959 (ARM).
-
[48]
Lettre de Jean-Jacques Odier à Maurice Nosley, 20 mars 1959 (ARM).
-
[49]
Ibid.
-
[50]
La Presse du Cameroun, 29 octobre 1958.
-
[51]
Cité in Simon Nken, La Gestion de l’UPC, op. cit., p. 245.
-
[52]
Lettre de Daniel Doustin à Jean Chapperon, 28 février 1958, loc. cit.
-
[53]
Ibid.
-
[54]
« Compte rendu de l’interrogatoire de Mayi Matip », annexe au « BRH de la ZOPAC nº 38 », 17-23 septembre 1958 (SHAT, 6H247).
-
[55]
« Rapport de sûreté du 16 juillet 1957 », 28 juin 1957 (SHAT, 10T183).
-
[56]
« Compte rendu de l’interrogatoire de Mayi Matip », loc. cit.
-
[a]
Après la mort d’Um Nyobè, le bureau de la ZOPAC mentionne que la dernière menace réside dans l’attitude de Mayi Matip, « numéro un de la rébellion », qui ne semble donc alors pas complice de l’administration et donc nullement impliqué dans la mort d’Um (« BRH de la ZOPAC nº 37 », 10-16 septembre 1958 ; SHAT, 6H247).
-
[b]
C’est pourtant la thèse développée sans un début de preuve mais sans une once de doute par « Monsieur X » dans son livre Les Dessous de la Françafrique (Nouveau Monde éditions/France Inter, Paris, 2008, p. 64).
-
[59]
Bureau de documentation du Haut Commissariat, « Note sur la situation politique au Cameroun », novembre 1958 (SHAT, 10T178).
-
[60]
« Rapport de Sûreté du 13 au 26 mars 1959, p. 18 (APO, 1AC158).
-
[61]
Bureau de documentation du Haut Commissariat, « Note sur la situation politique au Cameroun », février 1959, p. 4 (SHAT, 10T178).
-
[62]
Cité in « BRH de la ZOPAC nº 39 », 24 septembre-1er octobre 1958, annexe 7 (SHAT, 6H247).
-
[a]
On peut parler ici de « propagande noire » post-mortem, dans le langage militaire, puisqu’elle « prétend émaner d’une autre source que la véritable » (selon la définition issue de la TTA 117).
-
[64]
Entretien des auteurs avec Roland Barachette, Paris, 13 octobre 2009.
-
[65]
René Cogny, « Mesures à prendre en cas d’aggravation », loc. cit.
-
[66]
« BRH de la ZOPAC nº 38 », 17-23 septembre 1958, p. 2 (SHAT, 6H247).
- [67]
-
[68]
Cité dans le discours de Xavier Torré à la Radiodiffusion du Cameroun du 19 octobre 1958, annexe Télégramme de Xavier Torré au ministère de la France d’outre-mer, 22 octobre 1958 (CADN, FHCC/10).
-
[69]
Lettre d’Armand Anziani à Jacques Foccart, 16 juin 1958 (CARAN, FPR 148).
-
[70]
Cité in « Rapport de Sûreté du 11 au 15 juillet 1958 », p. 27-28 (APO, 1AC158).
-
[71]
Ibid.
-
[a]
Mais, mi-juillet 1958, l’indépendance pure et simple est encore vue par le général Le Puloch, commandant militaire de la zone AEF-Cameroun, comme une hypothèse « extrême ».
-
[73]
Cité in Paul-Marie deLa Gorce, Charles de Gaulle, tome 2 : 1945-1970, Nouveau Monde éditions, Paris, 2008, p. 357-358.
-
[74]
Georges Chaffard, Carnets secrets de la décolonisation, tome 2, op. cit., p. 294.
-
[a]
Houphouët-Boigny ayant fait intervenir les sections nigériennes du RDA, Djibo Bakary est renversé et remplacé par Diori Hamani.
-
[76]
Voir Roger Faligot, « Guerre secrète contre la Guinée », in Roger Faligot et Jean Guisnel (dir.), Histoire secrète de la Ve République, op. cit., p. 124-130.
-
[77]
Guy Georgy, Le Petit Soldat de l’empire, op. cit., p. 225.
-
[78]
Télégramme de Xavier Torré au ministère de la France d’outre-mer, 22 octobre 1958 (CADN, FHCC/10).
-
[79]
Résolution de l’ALCAM du 24 octobre 1958 (CADN, FHCC/10).
-
[80]
Lettre de Xavier Torré à Jean Cédile, 13 août 1958 (CADN, FHCC/10).
-
[81]
Lettre de Jean Cédile à Xavier Torré, 1er septembre 1958 (CADN, FHCC/10).
-
[82]
Jean Chapperon, « Exposé sur la situation politique au Cameroun », op. cit., p. 20 (SHAT, 6H30).
Le 13 septembre 1958, Ruben Um Nyobè, père du mouvement indépendantiste camerounais, est assassiné en brousse par une patrouille franco-africaine. Le même jour, la France arrête un nouveau projet d’ordonnance portant statut du Cameroun dans lequel elle « prend acte » du désir d’accession du pays à l’indépendance. Étrange façon d’accepter une demande d’indépendance que d’assassiner au même moment le principal leader indépendantiste… Ce paradoxe résume l’objectif de la subtile stratégie française au Cameroun : la vraie-fausse indépendance. En effet, pour comprendre comment la France a conservé son influence sur le pays, il ne faut pas se focaliser uniquement sur sa supériorité militaire – l’exemple algérien ne tardera pas à démontrer que celle-ci ne garantit pas toujours la victoire politique. Comme le dit justement l’influent administrateur Daniel Doustin, « l’armée n’est qu’un moyen qui permet seulement une politique, […] elle ne résoudra rien au fond si l’action administrative n’est pas plus complète, efficace et spectaculaire ». De ce point de vue, l’octroi de l’indépendance constitue la meilleure arme possible contre la « rébellion », plus efficace encore que l’assassinat de son chef. L’adjoint d’Um Nyobè, Pierre Yem Mback, n’écrivait-il pas justement que, « tant que l’indépendance n’est pas acquise, aucune mort ne peut permettre aux colonialistes de croiser leurs pieds » ?
C’est bien pour permettre aux colonialistes de « croiser leurs pieds » en toute tranquillité que la mécanique de la sortie de la tutelle se met en branle, poussant paradoxalement la France à accorder l’indépendance du Cameroun pour mieux vaincre les indépendantistes…
Date de mise en ligne : 25/10/2023
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