Retours et allers
Pages 105 à 120
Citer ce chapitre
- BLEC, Yannick Michel,
- Blec, Yannick Michel.
- Blec, Y.-M.
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- Blec, Y.-M.
- Blec, Yannick Michel.
- BLEC, Yannick Michel,
Notes
-
[1]
Cité par J. Campbell, Talking at the Gates, p. 91.
En ce mois de juin 1952, les sentiments s’affrontaient en James. Il y avait l’excitation de voir son rêve se réaliser avec la publication de son roman, puisque, après tout, il rentrait au pays pour cela ; mais justement, il était également tiraillé par l’anxiété d’un retour au pays natal alors qu’il n’avait pas vu sa mère, ses frères et sœurs ainsi que nombre de ses proches depuis près de quatre longues années. S’il était parti sans argent et seulement avec l’espoir de découvrir sa véritable identité et des rêves de succès en tant qu’auteur, il revenait plein d’une richesse et d’une sagesse en lien avec son expérience parisienne. Les rencontres qu’il avait faites, les événements de ces dernières années, qu’ils fussent heureux ou plus traumatisants, lui avaient permis de mieux appréhender la place qui lui était donnée dans son pays certes, mais, en fait, dans tout le monde occidental.
James retournait vers un pays où la situation devenait, de façon inexorable, intenable. Le FBI enquêtait déjà sur les suspects de crimes contre les États-Unis, dans une atmosphère répressive contre les personnes de gauche, accusées de sympathie avec l’ennemi soviétique, d’adhérer à ses idées et de les propager. La nation était en effet entrée dans l’ère de la guerre froide qui opposait les modèles soviétique et communiste aux idéaux capitalistes défendus par les États-Unis. Cette « Peur rouge » était une chasse aux sorcières, une réelle répression qui visait ostensiblement les communistes et leurs sympathisants…
Date de mise en ligne : 08/10/2024
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