Chaptire 14. La structure de la polémique
- Par Gianluca Piscini
Pages 459 à 495
Citer ce chapitre
- PISCINI, Gianluca,
- Piscini, Gianluca.
- Piscini, G.
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- PISCINI, Gianluca,
Notes
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[1]
M. Borret dans Origène, Contre Celse, t. 5, p. 9-21 ; J. Arnold, Strukturanalyse, p. 35-202 et passim.
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[2]
K. Pichler, Streit um das Christentum, p. 26.
-
[3]
Ibid., p. 15-26 ; M. Borret dans Origène, Contre Celse, t. 5, p. 141-182 (bibliographie critique) ; J. Arnold, Strukturanalyse, p. 21-25. Voir aussi G. Lanata dans Celso, Discorso Vero, p. 45-48 (bref état de la question et scansion du texte selon les thèmes traités) ; H. E. Lona, Die « Wahre Lehre », p. 20-23 (résumé du Discours véritable, lu à la lumière de l’enchaînement des objections relatives au λόγος et au νόμος).
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[4]
Sur les deux méthodes suivies par Origène dans le Contre Celse, voir G. Dorival, « La forme littéraire », p. 32-37.
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[5]
Voir Contre Celse P 6.
-
[6]
Voir la note ad loc. dans Origène, Contre Celse, éd. M. Borret, t. 1, p. 150.
-
[7]
M. Borret dans Origène, Contre Celse, t. 5, p. 21.
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[8]
Voir Heinrich O. Schröder, Der Alethes Logos des Celsus. Untersuchungen zum Werk und seinem Verfasser mit einer Wiederherstellung des griechischen Textes und Kommentar [1939], éd. Johannes Arnold, Berlin, Logos Verlag, 2020, p. 9 (= xvii pour l’édition originale) et C. Andresen, Logos und Nomos, p. 35. H. Chadwick dans Origen, Contra Celsum, p. xxiv (suivant A. Wifstrand, « Die wahre Lehre des Kelsos », p. 392), estime aussi que « the fragments from Celsus which occur in I, 1-27 cannot necessarily be taken to have occurred at the beginning of Celsus’ book ».
-
[9]
De cet avis K. Pichler, Streit um das Christentum, p. 118 (qui est toutefois sceptique quant à la possibilité de reconstituer le contenu de la préface) ; S. Rizzo dans Celso, Contro i cristiani, p. 41 ; Ressa dans Origene, Contro Celso, éd. Pietro Ressa, Brescia, Morcelliana (Letteratura cristiana antica), 2000, p. 27-29 ; H. E. Lona, Die « Wahre Lehre », p. 23-24.
-
[10]
Borret dans Origène, Contre Celse, t. 5, p. 36.
-
[11]
C. Andresen, Logos und Nomos, p. 37-38. H. E. Lona, Die « Wahre Lehre », p. 71 examine aussi séparément les fr. I 1-12 et 14-27.
-
[12]
M. Borret dans Origène, Contre Celse, t. 5, p. 38-39. Cette interprétation des données textuelles se trouve déjà chez Pélagaud, mais elle a été développée surtout par Wifstrand et ensuite par Borret dans son édition du Contre Celse ; elle a été adoptée aussi par G. Lanata dans Celso, Discorso Vero, p. 48.
-
[13]
A. Wifstrand, « Die wahre Lehre des Kelsos », p. 403 ; H. E. Lona, Die « Wahre Lehre », p. 24.
-
[14]
J. Arnold, Strukturanalyse, p. 64-85.
-
[15]
Lorenzo Perrone, « Proposta per un commento : un’esemplificazione su Contro Celso I, 9-13 », Discorsi di verità, éd. Id., p. 225-256, 235.
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[16]
G. Piscini, « Le dialogue », p. 139-152.
-
[17]
J. Arnold, Strukturanalyse, p. 295-304.
-
[18]
Comme le remarque L. Perrone, « Proposta per un commento », p. 241, n. 37, Contre Celse I 9 et VIII 75 sont les seuls passages où Origène nous dit que Celse προτρέπει les chrétiens.
-
[19]
On parlera ici de prosopopée, comme le fait Origène lui-même et comme tous les chercheurs qui s’occupent du Discours véritable. Cependant, il faut rappeler que la définition de prosopopée est assez floue dans l’Antiquité (elle était d’ailleurs à la fois une figure de style et un exercice rhétorique), et que pour certains auteurs, celle de Celse serait plutôt une éthopée : voir à titre l’exemple la définition donnée par le Ps.-Hermogène en Progymnasmata 9, 1 Patillon : Ἠθοποιία ἐστὶ μίμησις ἤθους ὑποκειμένου προσώπου, οἷον τίνας ἂν εἴποι λόγους Ἀνδρομάχη ἐπὶ Ἕκτορι. Προσωποποιία δέ, ὅταν πράγματι περιτιθῶμεν πρόσωπον, ὥσπερ ὁ Ἔλεγχος παρὰ Μενάνδρῳ. Sur les définitions de ces deux figures dans l’Antiquité voir Andrea Villani, « Origenes als Schriftsteller : Ein Beitrag zu seiner Verwendung von Prosopopoiie, mit einigen Beobachtungen über die prosopologische Exegese », Adamantius, 14, 2008, p. 130-150, 130-133 ; Gianluca Ventrella, « L’etopea nella definizione degli antichi retori. Antologia di testi », ἨΘΟΠΟΙÍΑ. La représentation de caractères entre fiction scolaire et réalité vivante à l’époque impériale et tardive, éd. Eugenio Amato et Jacques Schamp, Salerne, Helios, p. 179-212. Sur la prosopopée dans le Contre Celse voir aussi A. Villani, « Il posto della retorica nella strategia polemica di Origene contro Celso », Auctores Nostri, 9, 2011, p. 257-281, 270-277.
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[20]
Voir Judith M. Lieu, « The Multiple Personalities of Celsus’ Jew », Celsus in his World, éd. J. Carleton Paget et S. Gathercole, p. 360-385, 370-376.
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[21]
Fr. I 71 : Tαῦτα θεομισοῦς ἦν τινος καὶ μοχθηροῦ γόητος.
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[22]
Car Celse semble résumer les accusations portées et conclure : Ταῦτα μὲν αἰτιῶμαι καὶ τὰ τοιαῦτα, ἵνα μὴ πάντ’ ἀπαριθμῶ, καί φημι πλημμελεῖν αὐτοὺς ἐπηρεάζοντας εἰς τὸν θεόν, ἵνα πονηροὺς ἀνθρώπους ὑπάγωνται κούφαις ἐλπίσι καὶ παραπείσωσι καταφρονῆσαι τῶν κρειττόνων, ὡς, ἐὰν ἀπέχωνται αὐτῶν, ἄμεινον αὐτοῖς ἔσται.
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[23]
M. Borret dans Origène, Contre Celse, t. 5, p. 58.
-
[24]
Fr. V 65b : Φέρ’ οὖν, εἰ καὶ μηδεμίαν ἀρχὴν τοῦ δόγματος ἔχουσιν, αὐτὸν ἐξετάσωμεν τὸν λόγον…
-
[25]
Fr. I 1 et 3.
-
[26]
Fr. VIII 76 : ὅπῃ βιωτέον τοὺς βουλομένους αὐτῷ καὶ δυναμένους πείθεσθαι.
-
[27]
Très proche, dans ses grandes articulations, du plan proposé par M. Borret dans Origène, Contre Celse, t. 5, p. 118-121.
-
[28]
Antonio Sena, « Profeti e profezie nel Discorso Vero di Celso », Profeti e profezia. Figure profetiche nel cristianesimo del II secolo, éd. Anna Carfora et Enrico Cattaneo, Trapani, Il pozzo di Giacobbe, 2007, p. 123-142.
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[29]
Ibid., p. 126-127.
-
[30]
Id., Ellenismo e demonologia. Pagani e cristiani dinanzi alla pluralità delle culture, tesi di dottorato in Storia Antica, tutor prof. Andrea Milano, Università degli Studi di Napoli « Federico II », a. a. 2010/2011, p. 119-120 (version électronique téléchargeable à l’adresse suivante : http://www.fedoa.unina.it/8585/1/Sena.pdf ; consultée le 04 avril 2022), p. 95-158.
-
[31]
Ibid., p. 95. Dans son autre étude sur Celse (« Profeti e profezie », p. 124-125), Sena avait également abordé la question du plan du Discours véritable, en apportant quelques corrections à la reconstruction de Borret.
-
[32]
J. Arnold, Strukturanalyse. Le savant avait anticipé certaines de ses conclusions dans « Unordnung, bedingt durch Hass ? Origenes und die Struktur von Celsus’ Alethes Logos », Orig 10, 2011, p. 267-280. Il a ensuite repris et approfondi son analyse du deuxième discours du Juif de Celse dans « Annotations on the Literary Structure of Celsus’ Alēthēs Logos with special reference to the Second Speech of the Jew », Celsus in his World, éd. J. Carleton Paget et S. Gathercole, p. 69-97.
-
[33]
J. Arnold, Strukturanalyse, p. 1-202.
-
[34]
Ibid., p. 295-300.
-
[35]
J. Arnold, « Unordnung », p. 270-271.
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[36]
Id., « Annotations », p. 78-97.
-
[37]
Id., Strukturanalyse, p. 235-304. Les p. 305-333 étudient de la même manière les fragments qui, selon Arnold, ont été déplacés par Origène, mais dont le réagencement avait échappé aux chercheurs jusqu’à présent.
-
[38]
Ibid., p. 334-400.
-
[39]
Ibid., p. 403-405.
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[40]
Ibid., p. 427-480.
-
[41]
Fr. I 4 ; III 44-78 ; VI 12-16 ; VII 58.
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[42]
Fr. IV 52b-99.
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[43]
Fr. VII 42 et 45. Sur la présence de la tripartition de la philosophie dans le Discours véritable voir aussi J. Arnold, « Annotations », p. 75-76.
-
[44]
J. Arnold, Strukturanalyse, p. 479.
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[45]
Ibid., p. 481-519. Cet aspect de l’analyse d’Arnold avait été anticipé par l’auteur dans son « Unordnung » et repris dans « Annotations », p. 76-77.
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[46]
On trouvera un bon résumé de la reconstruction d’Arnold dans Simon Gathercole, « The Problem of the Structure of Celsus’ Alethes Logos : A Response », Celsus in his World, éd. J. Carleton Paget et S. Gathercole, p. 98-105, 104.
-
[47]
S. Gathercole, « The Problem », p. 104-105 se demande s’il existe d’autres exemples de textes avec une « triple structure », rhétorique, philosophique et mystérique.
-
[48]
Voir par exemple les réserves exprimées par S. Gathercole, « The Problem », p. 99-100 sur le déplacement du fr. V 65b. Gathercole remarque aussi que le travail d’Arnold tend à éliminer les digressions, qui cependant ne sont pas rares dans les textes philosophiques (101).
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[49]
Ernst Bammel, « Die Zitate in Origenes’ Schrift wider Celsus », Orig 4, 1987, p. 2-6, = E. Bammel, Judaica et Paulina, Tübingen, Mohr Siebeck, 1997, p. 57-61, 60-61.
-
[50]
Voir supra, chapitre 5.7.
-
[51]
J. Arnold, Strukturanalyse, p. 431-480.
-
[52]
Fr. I 28.
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[53]
Fr. I 21.
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[54]
Mais voir la note ad loc. dans l’Annexe 2.
-
[55]
Dans les fr. III 59 et 62a, sans doute tous deux à Mt 9,13.
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[56]
Il ne fait que de vagues allusions aux prophéties messianiques, dans les fr. I 49-50 et II 28-30.
-
[57]
Nous avons également montré qu’il y a un emploi très précis des citations poétiques dans l’ensemble du Discours véritable : celles qui sont utilisées par les Juifs ne constituent donc pas une exception dans le texte.
-
[58]
Fr. VII 18. Il est important de rappeler que plusieurs fragments du livre VII du Conter Celse présentent un ton et des thèmes proches de la pensée de Marcion, que Celse connaît, et que même le mystérieux Dialogue Céleste cité par Celse est très probablement un texte marcionite. La répartition des références bibliques que nous avons dégagée manifeste une opposition entre Ancien et Nouveau Testament, qui pourrait avoir été inspirée à Celse par la pensée de Marcion. Si c’était le cas, l’importance de ce dernier pour le développement de la critique celsienne serait bien majeure que ce qu’on pensait.
-
[59]
Fr. I 12.
-
[60]
Selon la représentation grecque du personnage dégagée par John G. Gager, Moses in Greco-Roman Paganism, Nashville, Abingdon Press, 1972, p. 25-79.
-
[61]
D’ailleurs, en partant du Nouveau Testament, Celse commence par montrer le désaccord entre Juifs et chrétiens (symbolisé par les discours du Juif), puis en souligne l’absurdité : voir le fr. III 1 et David Rokeah, Jews, Pagans and Christians in Conflict, Leyde, Brill, 1982, p. 58. Cela explique aussi pourquoi son Juif ne cite pas l’Ancien Testament : de cette manière, l’emploi de la Bible juive reste une prérogative de Celse, qui peut en donner une image entièrement négative.
-
[62]
C’est le sujet de ce tome : Jérôme écrit que contra prophetam Danielem XII. librum scripsit Porphyrius (fr. 13T Becker).
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[63]
Comme l’estiment la plupart des chercheurs : voir supra, chapitre 6.2.
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[64]
Voir le fr. 51 Masaracchia.
-
[65]
Julius Von Wagenmann, « Porphyrius und die Fragmente eines Ungennanten in der athenischen Makariushandschrift », Jahrbücher für Deutsche Theologie, 23, 1878, p. 269-314 ; Agathangelou Georgiades, Περὶ τῶν Κατὰ Χριτιανῶν ἀποσπασμάτων τοῦ Πορφιρίου, Leipzig, Bär & Hermann, 1891 ; Αnton Ι. Kleffner, Porphyrius, der Neuplatoniker und Christenfeind. Ein Beitrag zur Geschichte der literarischen Bekämpfung des Christenthums in alter Zeit, Paderborn, J. W. Schroeder, 1896 ; Thomas W. Crafer, « The Work of Porphyry against the Christians, and its reconstruction », JTS 15, 1914, p. 360-395 ; 481-512, 372.
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[66]
J. Von Wagenmann, « Porphyrius », p. 269-314 ; A. Georgiades, Περὶ τῶν Κατὰ Χριτιανῶν, p. 24 ; A. I. Kleffner, Porphyrius, p. 54 ; T. W. Crafer, « The Work of Porphyry », p. 481-512 (mais voir les p. 501-502 pour des doutes quant à la place de certains fragments).
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[67]
Voir les parallèles entre les objections de l’Adversaire et les fragments porphyriens connus par d’autres sources en Richard Goulet, Macarios de Magnésie. Le Monogénès, éd. Richard Goulet, Paris, Vrin (Textes et traditions, 7), 2003, t. 1, p. 269-278.
-
[68]
Voir Porfirio, « Contro i cristiani » nella raccolta di Adolf von Harnack con tutti nuovi frammenti in appendice, éd. Giuseppe Muscolino, Milan, Bompiani (Testi a fronte, 120), 2009, p. 76. Le caractère problématique de la reconstruction proposée par Crafer est manifeste lorsqu’on remarque que le savant hésite au sujet de certains fragments (il lui-même avoue son embarras sur la place de certains fragments : « The Work of Porphyry », p. 506), et que, finalement, le livre XV se voit assigner non pas un contenu précis, mais simplement les derniers fragments restants…
-
[69]
Ibid., p. 78.
-
[70]
Ibid., p. 76. 78.
-
[71]
Préparation évangélique I 2, 1.
-
[72]
Voir Ulrich Von Wilamowitz-Moellendorff, « Ein Bruchstück aus der Schrift des Porphyrius gegen die Christen », ZNTW 1, 1900, p. 101-105. Harnack l’introduit par le titre « Wahrscheinlich aus der Vorrede ». Mais l’authenticité de ce passage est loin d’être certaine : voir supra, chapitre 2.4.
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[73]
Voir Sébastien Morlet, « Comment le problème du Contra Christianos peut-il se poser aujourd’hui ? », Le Traité de Porphyre, éd. Id., p. 11-49, 36-37. On remarquera à titre d’exemple qu’Harnack place les fragments sur Jésus après ceux sur le Nouveau Testament, qui à leur tour suivent ceux sur l’Ancien. L’idée est évidemment de suivre l’ordre de la Bible, faute de pouvoir restituer celui de Porphyre. Mais celui-ci aurait pu, à l’instar de Celse, partir de Jésus (Nouveau Testament), pour critiquer ensuite les prophéties sur lui et, dans une autre section, le reste de l’Ancien Testament.
-
[74]
Porphyry’s Work against the Christians : an Interpretation, Scottdale, Mennonite Press, 1933, p. 45-49.
-
[75]
Il définit la Préparation évangélique « a work which constantly holds Porphyry in view » (p. 47).
-
[76]
Sébastien Morlet, La « Démonstration évangélique » d’Eusèbe de Césarée. Étude sur l’apologétique chrétienne à l’époque de Constantin, Paris, Institut d’études augustiniennes, 2009, p. 41-49.
-
[77]
Giuseppe Muscolino, Porfirio. Il « Contra Christianos ». Per una nuova edizione dei frammenti. Tesi di dottorato, tutor : C. Martello et G. Girgenti, Università degli studi di Salerno, A.A. 2008-2009 (version électronique téléchargeable à l’adresse suivante : http://elea.unisa.it/handle/10556/218 [consultée le 10 avril 2022] ; Porfirio de Tiro, Contra los Cristianos, éd. Enrique A. Ramos Jurado et al., Cadix, Servicio de Publicaciones de la Universidad de Cádiz, 2006. Muscolino opère d’abord une sélection de fragments porphyriens selon le degré de fiabilité de leur transmission. Il les divise ainsi en nominaux, allusifs et corrélatifs. Puisque les deux derniers ont une relation trop incertaine avec le Contre les chrétiens pour être pris en compte dans l’édition, celle-ci se résout en une liste (suivant l’ordre chronologique des citateurs) des fragments nominaux : Voir p. 190-191 pour les critères et 353-430 pour l’édition définitive.
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[78]
C’est aussi le cas de l’édition Berchman : Porphyry, Against the Christians, éd. Robert M. Berchman, Leyde, Brill (Studies in Platonisn, Neoplatonism and the Platonic Tradition, 1), 2005. Mais voir supra, chapitre 2.4.
-
[79]
Voir S. Morlet, « Comment le problème », p. 36.
-
[80]
Voir G. Muscolino, Il « Contra Christianos », p. 431-467.
-
[81]
Muscolino exclut de son édition tous les fragments non nominaux : or les plus violents sont sans doute ceux de Macarios.
-
[82]
G. Muscolino, Il « Contra Christianos », p. 433.
-
[83]
Ibid.
-
[84]
Par ailleurs, même le contenu des affirmations de Muscolino suscite quelques perplexités. On peut se demander d’où il tire la certitude que Porphyre, dans le Contre les chrétiens, examinait en détail plusieurs religions, puisque dans les fragments de son édition de tels développements sont très limités. Et en effet, lorsqu’il étudie la profonde connaissance que Porphyre avait des cultes de son époque (p. 5-95), Muscolino peut renvoyer à de nombreux passages de l’œuvre porphyrienne, mais très rarement aux fragments du Contre les chrétiens qu’il a retenus.
-
[85]
G. Muscolino, Il « Contra Christianos », p. 431.
-
[86]
Lactance, Institutions divines V 3, 25 : Prosecutus enim « summi dei laudes […] » confessus es, ademisti Ioui tuo regnum eumque summa potestate depulsum in ministrorum numerum redigisti. Epilogus itaque te tuus arguit stultitiae.
-
[87]
Cyrille d’Alexandrie, Contre Julien II 2. Il faut se méfier de ce reproche, car la cohérence et la clarté de son adversaire font l’objet de griefs récurrents dans la polémique ancienne. On le retrouve très souvent sous la plume d’Origène, sans toutefois qu’il soit toujours justifié : voir à titre d’exemple Contre Celse II 5 et 32 et K. Pichler, Streit um das Christentum, p. 221-223.
-
[88]
Karl J. Neumann arrivait jusqu’à affirmer que « primum librum fere integrum restituere licet » : Iuliani imperatoris librorum contra Christianos quae supersunt, éd. Karl J. Neumann, Leipzig, Teubner (Scriptorum Graecorum qui christianam impugnaverunt religionem quae supersunt, 3), 1880, p. 125. On trouvera une analyse détaillée des objections du livre I et de leur enchaînement par Christoph Riedweg dans Kyrill von Alexandrien, Gegen Julian, t. 1, éd. Christoph Riedweg et. al., Berlin, De Gruyter (GCS. NF 20), 2016, p. xciv-cv.
-
[89]
Fr. 3 Masaracchia : Μικρὸν δὲ ἀναλαβεῖν ἄξιον, ὅθεν ἡμῖν ἥκει καὶ ὅπως ἔννοια θεοῦ τὸ πρῶτον, εἶτα παραθεῖναι τὰ παρὰ τοῖς Ἕλλησι καὶ παρὰ τοῖς Ἑβραίοις ὑπὲρ τοῦ θείου λεγόμενα, καὶ μετὰ τοῦτο ἐπανερέσθαι τοὺς οὔτε Ἕλληνας οὔτε Ἰουδαίους, ἀλλὰ τῆς Γαλιλαίων ὄντας αἱρέσεως, ἀνθ’ ὅτου πρὸ τῶν ἡμετέρων εἵλοντο τὰ παρ’ ἐκείνοις, καὶ ἐπὶ τούτῳ, τί δή ποτε μηδὲ ἐκείνοις ἐμμένουσι, ἀλλὰ κἀκείνων ἀποστάντες ἰδίαν ὁδὸν ἐτράποντο.
-
[90]
Iuliani Imperatoris, p. 102-125. Mais Maria Carmen De Vita, Giuliano Imperatore filosofo neoplatonico, Milan, Vita e Pensiero, 2011, p. 167 semble voir dans ce passage le plan général du Contre les Galiléens.
-
[91]
Elle a été reproduite aussi par P. Burguière et P. Évieux : Cyrille d’Alexandrie, Contre Julien, t. 1, éd. Paul Burguière et Pierre Évieux, Paris, Cerf (SC 322), 1985, p. 30-33. Nous avons simplifié le plan de Neumann, car il était sans doute trop ambitieux dans son effort de rendre compte de chaque passage logique de l’argumentation de Julien. Pour une liste des thèmes abordés dans les fragments, suivant l’ordre dans lequel ils sont cités par Cyrille, voir Julien l’Empereur, Contre les Galiléens, éd. Angelo Giavatto et Robert Muller, Paris, Vrin (Bibliothèque des textes philosophiques), 2018, p. 42-44. Pour une présentation plus exhaustive, on se reportera à Kyrill, Gegen Julian, t. 1, p. xciii-cviii.
-
[92]
Sur la théologie tripartite voir Jean Pépin, Mythe et allégorie. Les origines grecques et les contestations judéo-chrétiennes, nouv. éd., Paris, Études augustiniennes, 1976, p. 276-307.
-
[93]
Selon la reconstruction de Neumann, la critique de la figure du Christ s’opposerait à l’éloge des oracles païens et de la protection accordée par les dieux.
-
[94]
Fr. 50 Masaracchia.
-
[95]
Fr. 41 Masaracchia. Ce n’est pas la première occurrence du nom de Jésus, qui revenait dans les fr. 19 et 20 à côté de ceux de Moïse et Paul, sans être cependant l’objet de l’objection.
-
[96]
Pour l’introduction du Contre les Galiléens, voir les fr. 1-3 ; dans l’Éloge de Constance, après un exorde très rhétorique, Julien donne le plan en 3, 4d. En Contre Héracleios le cynique 1, 204a-205c il explique la raison qui l’a poussé à écrire ce texte, le but qu’il se propose et le plan. Dans le discours Sur la mère des dieux, une esquisse de plan est donnée au tout début par une suite de questions rhétoriques (1, 158d-159a). Il en va de même dans Sur Hélios roi 4, 132b, qui comporte cependant une brève introduction d’éloge à cette divinité. Le parallèle avec les discours I et VII avait déjà été signalé par Masaracchia dans son quatrième apparat.
-
[97]
Comme remarqué par M. C. De Vita, Giuliano imperatore, p. 320, qui parle de « contaminazione di strutture argomentative retoriche e filosofiche ».
-
[98]
Par exemple, C. Riedweg signale une sorte de « Ringkomposition » dans la première sous-partie de la troisième section du livre I, qui commence et se termine par une réflexion sur les miracles attribués à Asclépios (fr. 47 et 57 Masaracchia : voir Kyrill, Gegen Julian, t. 1, p. cii).
-
[99]
Dans les discours I et II, Julien suit en effet les règles bien codifiées du panégyrique, comme il l’écrit lui-même ; quant au discours Sur la mère des dieux, il se propose d’éclairer un certain nombre de points liés au culte de cette déesse. Voir aussi Éloge de Constance 2, 4c (où Julien suit τῶν ἐπαίνων νόμος) et L’empereur Julien, Œuvres complètes, t. II/1, éd. Gabriel Rochefort, Paris, Les Belles Lettres (CUF), 1963, p. 141 n. 1. Sur le plan du discours Sur Hélios roi (donné en 4, 132b, où il parle aussi de τρόπος… τῶν ἐπαίνων et de τῷ θεῷ τὰ ἐγκώμια), voir Giuliano imperatore, Lettere e discorsi, éd. Maria Carmen De Vita, Milan, Bompiani (Il pensiero occidentale), 2022, p. 1051, n. 19.
-
[100]
Ce trait commun aux hymnes et au Contre les Galiléens a été déjà remarqué par M. C. De Vita, Giuliano imperatore, p. 167, qui la met en relation avec un souci de faciliter la lecture du texte et avec l’esprit de systématisation qui caractérise l’empereur. (p. 273, n. 233).
-
[101]
Julien joue évidemment sur les mots κύων, « chien », et κυνικός, « cynique ».
-
[102]
Contre Héracleios le cynique 1, 205a-b (trad. Gabriel Rochefort) : Δεῦρο πειραθῶμεν αὐτὸν ἐφ’ ὑμῶν διδάξαι πρῶτον μὲν ὅτι τῷ κυνὶ <λόγους μᾶλλον> ἢ μύθους προσήκει γράφειν, εἶτα ὁποίας καὶ τίνας χρὴ ποιεῖσθαι τὰς διασκευὰς τῶν μύθων, εἴ τι ἄρα καὶ φιλοσοφία προσδεῖται τῆς μυθο<γραφ>ίας, ἐπὶ πᾶσι δὲ ὑπὲρ τῆς πρὸς τοὺς θεοὺς εὐλαβείας ὀλίγα διαλέξομαι.
-
[103]
Contre Héracleios 1, 205c (trad. Rochefort) : voir le début du plan du Contre les Galiléens, Μικρὸν δὲ ἀναλαβεῖν ἄξιον, ὅθεν…
-
[104]
Contre les cyniques ignorants 2, 182c : Οὐκοῦν ἐπειδὴ τὸν κυνισμὸν εἶδός τι φιλοσοφίας εἶναι συμβέβηκεν, οὔτι φαυλότατον οὐδὲ ἀτιμότατον, ἀλλὰ τοῖς κρατίστοις ἐνάμιλλον, ὀλίγα πρότερον ὑπὲρ αὐτῆς ῥητέον ἡμῖν ἐστι τῆς φιλοσοφίας.
-
[105]
Gernot Krapinger, « Christen und “Pseudokyniker” bei Julian », Religio Graeco-Romana. Festschrift für Walter Pötscher, éd. Joachim Dalfen, Gerhard Petersmann et Franz Ferdinand Schwarz, Horn, F. Berger u. Söhne, 1993, p. 271-282.
-
[106]
Voir Rowland Smith, Julian’s Gods. Religion and Philosophy in the Thought and Action of Julian the Apostate, Londres, Routledge, 1995, p. 49-90 (pour le cynisme dans l’œuvre de Julien) ; 179-218 (pour le christianisme).
-
[107]
Ce remploi pourrait aussi être lié à la rédaction rapide des trois ouvrages : voir supra, chapitre 4.2 et 3.
-
[108]
Voir sur ce point l’introduction à Cyrille d’Alexandrie, Contre Julien, t. 1, éd. P. Burguière et P. Évieux, p. 22 ; C. Riedweg dans Kyrill, Gegen Julian, t. 1, p. xci-xcii.
-
[109]
Il s’agit des fr. 90-107 Masaracchia, auxquels on peut ajouter les fragments identifiés après la publication de cette édition (à l’exception du texte signalé par Christoph Riedweg, « A German Renaissance Humanist as Predecessor & Some Further Surprises », Interreligiöse Konflikte im 4. und 5. Jahrhundert. Julian « Contra Galilaeos » – Kyrill « Contra Iulianum », éd. Gerlinde Huber-Rebenich et Stefan Rebenich, Berlin, De Gruyter, 2019, p. 259-286, 259-260).
-
[110]
Voir Neumann dans Iuliani Imperatoris, p. 125 : « altero libro in evangelia invecturum esse sese pronuntiaverat Iulianum ». E. Masaracchia ne critique pas explicitement l’hypothèse de Neumann, mais reste prudente, se contentant de signaler que les fragments qui restent laissent penser que les autres livres du Contre les Galiléens analysaient le texte évangélique avec la méthode des διαφωνίαι : Giuliano imperatore, Contra Galilaeos, éd. Emanuela Masaracchia, Rome, Ed. dell’Ateneo (Testi e commenti, 9), 1990, p. 19.
-
[111]
Voir Neumann dans Iuliani Imperatoris, p. 125-126.
-
[112]
Fr. 51 Masaracchia : voir aussi fr. 50 : ὁ παρ’ ὑμῖν κηρυττόμενος Ἰησοῦς εἷς ἦν τῶν Καίσαρος ὑπηκόων. Εἰ δὲ ἀπιστεῖτε, μικρὸν ὕστερον ἀποδείξω· μᾶλλον δὲ ἤδη λεγέσθω.
-
[113]
Même si le fr. 64b Brüggemann / Kinzig (tiré du livre XVIII du Contre Julien) laisse penser que Julien évoquait le culte des saints dans le tome II de son traité.
-
[114]
Voir supra, chapitre 8.2.
-
[115]
Hypothèse avancée (prudemment) par P. Burguière et P. Évieux dans Cyrille, Contre Julien, t. 1, p. 33 et par C. Riedweg dans Kyrill, Gegen Julian, t. 1, p. xcii.
Comment les polémistes antichrétiens ont-ils structuré leur argumentation ? La question est essentielle pour apprécier la stratégie polémique de chaque auteur, mais aussi pour essayer de rattacher ces textes à un genre littéraire. Cependant, l’état fragmentaire dans lequel ces œuvres nous sont parvenues rend difficile d’y répondre précisément, voire impossible.
L’importance de la question et le manque de renseignements ont peut-être favorisé la multiplication des hypothèses, notamment pour les traités de Celse et Porphyre. Face à l’éventail de solutions proposées, il convient de partir de données objectives, à savoir des détails qui, dans les fragments ou chez les chrétiens qui les transmettent, peuvent nous renseigner sur l’organisation des textes de notre corpus. Nous commenterons ensuite les reconstructions proposées par les modernes.
Parmi les quatre ouvrages antichrétiens qui font l’objet de cette étude, le Discours véritable de Celse est sans doute le mieux conservé. Il est vrai que la nature de la réponse origénienne pose quelques problèmes pour la reconstruction du plan du texte : l’Alexandrin n’a pas cité la totalité du texte, et il a parfois altéré l’ordre des passages qu’il cite. Mais les fragments de Celse sont tous nominaux et ont été transmis en grec par une seule source ; de plus (cas unique parmi les quatre traités) la réponse de l’Alexandrin nous est parvenue en entier, en sorte que nous pouvons nous faire une idée de l’enchaînement des arguments dans tout l…
Date de mise en ligne : 20/02/2026
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