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Chaptire 10. Les attaques ad hominem dans le contre les chrétiens de porphyre

Pages 343 à 383

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  • Piscini, G.
(2024). Chaptire 10. Les attaques ad hominem dans le contre les chrétiens de porphyre. "J'ai lu, j'ai compris, j'ai condamné" : Aspects littéraires de la polémique antichrétienne antique (p. 343-383). Éditions du Cerf. https://shs.cairn.info/jai-lu-jai-compris-jai-condamne--9782204164436-page-343?lang=fr.

  • Piscini, Gianluca.
« Chaptire 10. Les attaques ad hominem dans le contre les chrétiens de porphyre ». "J'ai lu, j'ai compris, j'ai condamné" Aspects littéraires de la polémique antichrétienne antique, Éditions du Cerf, 2024. p.343-383. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/jai-lu-jai-compris-jai-condamne--9782204164436-page-343?lang=fr.

  • PISCINI, Gianluca,
2024. Chaptire 10. Les attaques ad hominem dans le contre les chrétiens de porphyre. In : "J'ai lu, j'ai compris, j'ai condamné" Aspects littéraires de la polémique antichrétienne antique. Paris : Éditions du Cerf. Beauchesne / Théologie historique, p.343-383. URL : https://shs.cairn.info/jai-lu-jai-compris-jai-condamne--9782204164436-page-343?lang=fr.

Notes

  • [1]
    Voir De l’abstinence, t. 1, éd. Jean Bouffartigue et Michel Patillon, Paris, Les Belles Lettres (CUF), 1977, p. xviii-xix.
  • [2]
    Voir Porphyre, Traité de l’abstinence I 1, 1 ; Vie de Plotin 2 et 7. Sur ce personnage voir aussi Luc Brisson, « Firmus Castricius », DPA, t. 3, 2000, p. 425.
  • [3]
    Voir Traité de l’abstinence I 1, 1-2.
  • [4]
    Traité de l’abstinence I 1, 1. Voir aussi l’exhortation en III 27, 10-11, sans doute adressée à Firmus Castricius.
  • [5]
    Traité de l’abstinence I 1, 2 ; trad. Jean Bouffartigue/Michel Patillon.
  • [6]
    Voir Traité de l’abstinence I 1, 3 et 3, 2.
  • [7]
    Voir Traité de l’abstinence IV 2, 9 pour les thèses stoïciennes déjà évoquées en I 4, 1 et la note ad loc. dans Porphyre, De l’abstinence, t. 3, éd. Michel Patillon, Alain-Philippe Segonds et Luc Brisson, Paris, Les Belles Lettres (CUF), 1995, p. 4.
  • [8]
    Traité de l’abstinence I 7-12 et 49-55. Bouffartigue et Patillon (Porphyre, De l’abstinence, t. 1, p. 14-15) remarquent cet emploi « curieux » de l’épicurisme.
  • [9]
    Traité de l’abstinence I 2, 3.
  • [10]
    Voir Traité de l’abstinence II 31, 1, où Porphyre écrit que « dans l’ancien temps, c’était un acte contraire à la loi divine que de tuer les animaux qui nous aident à assurer notre existence » (οὕτως οὔτε τὸ παλαιὸν ὅσιον ἦν κτείνειν τὰ συνεργὰ τοῖς βίοις ἡμῶν ζῷα ; trad. J. Bouffartigue).
  • [11]
    Traité de l’abstinence I 1, 1 ; trad. J. Bouffartigue/M. Patillon. Sur l’emploi de l’adjectif παλαιός dans ce traité pour désigner un auteur ancien qui, en tant que tel, jouit d’une autorité considérable, voir Porphyre, De l’abstinence, t. 2, éd. Jean Bouffartigue et Michel Patillon, Paris 1979, p. 231, n. 3 (sur Traité de l’abstinence III 1, 5).
  • [12]
    Voir Bouffartigue et Patillon dans Porphyre, De l’abstinence, t. 1, p. lxi-lxviii.
  • [13]
    Traité de l’abstinence I 3, 1 ; trad. J. Bouffartigue/M. Patillon.
  • [14]
    Porphyre passe du singulier au pluriel, s’adressant non plus au seul Castricius (comme il l’avait toujours fait jusqu’au début de ce même paragraphe) mais à tous ceux qui, comme lui, ont abandonné et critiqué le végétarisme. Voir infra.
  • [15]
    Traité de l’abstinence I 3, 1 ; trad. J. Bouffartigue/M. Patillon.
  • [16]
    Voir Traité de l’abstinence IV 1, 1 pour ἀκρασία et ἀκολασία ; III 16, 1 pour λαιμαργία ; III 2, 4 pour φιλαυτία. On remarquera aussi que les thèses d’un adversaire du végétarisme comme Clodius de Naples sont assimilées à « l’opinion de la rue et du vulgaire » (ὁ πολὺς καὶ δημώδης ἄνθρωπος : I 13, 1).
  • [17]
    Voir Traité de l’abstinence II 45, 1 : ὥστε οὐ γοήτων ἦν ἡ ἁγνεία, ἀλλὰ θείων καὶ θεοσόφων ἀνδρῶν. Plus loin (45, 3), ces γόητες sont définis παθῶν ὄντες πλήρεις.
  • [18]
    Voir infra, chapitre 15.4.
  • [19]
    Ἐπεὶ δέ τινες τῶν ἀφικομένων καὶ λόγων ἀπεμνημόνευον οὓς κατὰ τῶν ἀπεχομένων ἐποιοῦ, οὐ σχετλιάζειν μόνον, ἀλλὰ καὶ νεμεσᾶν παρῆν…
  • [20]
    On passe soudainement du « tu » au « vous » : voir supra, p. 345, n. 6.
  • [21]
    Voir supra, chapitre 9.1.
  • [22]
    Ibid.
  • [23]
    Pour la valeur du mot φιλαυτία voir Porphyre, De l’abstinence, t. 2, p. 231-232, n. 7.
  • [24]
    Qui attribue par exemple la doctrine de la résurrection à un amour excessif du corps de la part des chrétiens (fr. VIII 49).
  • [25]
    Dans Porfirio, Vangelo di un pagano. Lettera a Marcella, Contro Boeto, Sul conosci te stesso. Eunapio, Vita di Porfirio, éd. Angelo Raffaele Sodano, Milan, Bompiani (Il pensiero occidentale), 2006, p. 137-164, Angelo Raffaele Sodano présente les fragments conservés de cet ouvrage, dont il donne ensuite le texte grec et une traduction en italien (166-177). Selon Pier Franco Beatrice, « L’union de l’âme et du corps : Némésius d’Émèse lecteur de Porphyre », Les Pères de l’Église face à la science médicale de leur temps, éd. Véronique Boudon-Millot et Bernard Pouderon, Paris, Beauchesne, 2005, p. 253-285, 271, n. 57, le πρός du titre de l’ouvrage est à traduire par « à », car Porphyre s’adresse non pas à un adversaire, mais à un autre philosophe platonicien. Dans ce cas, il s’agirait sans doute du lexicographe platonicien connu par ailleurs : voir Richard Goulet, « Boéthos de Sidon [B 47] », DPA, t. 2, 1994, p. 123-125.
  • [26]
    On a avancé d’autres hypothèses : un stoïcien, un académicien, un autre platonicien. Voir la note précédente ainsi que Jean-Pierre Schneider, « Boéthos de Sidon [B 48] », DPA, t. 2, 1994, p. 126-130 : 130. Selon ce dernier et John Dillon, « Boéthos », DPA, t. 2, p. 122, l’adversaire de Porphyre serait le péripatéticien Boéthos de Sidon. Du même avis Tianqin Ge, qui montre avec de bons arguments que Porphyre critique le Boéthos péripatéticien dans le Contre Boéthos et son homonyme platonicien dans le Traité des principes et de la matière : « A Note on the Platonist Boethus : In Light of New Evidence from the Syriac Tradition », Philologus, 166, 2022, p. 1-12. Sur l’identité de l’adversaire de Porphyre et sur les difficultés posées par l’étude des témoignages d’Eusèbe voir les études de Franco Trabattoni et Thomas Auffret dans Boéthos de Sidon – Exégète d’Aristote et philosophe, éd. R. Chiaradonna et Marwan Rashed, Berlin, De Gruyter, 2020, p. 337-402.
  • [27]
    Porphyre, Contre Boéthos, fr. 250 Smith ; trad. Édouard Des Places modifiée et déjà proposée dans G. Piscini, « Qu’est-ce qu’une ἄλογος πίστις ? ».
  • [28]
    Voir supra, chapitre 9.2.
  • [29]
    G. Piscini, « Qu’est-ce qu’une ἄλογος πίστις ? » ; Id., « Sources, cibles et structure de deux réflexions de Porphyre sur l’athéisme (Commentaire sur le Timée, fragment 28 Sodano ; Lettre à Marcella 21-23) », REG 134, 2021, p. 143-175, 160-173.
  • [30]
    Comme l’écrit Arnaud Perrot dans Porphyre, Lettre à Marcella, éd. Arnaud Perrot, Paris, Les Belles Lettres (Classiques en poche, 122), 2019, p. xxxvi.
  • [31]
    Voir supra, chapitre 6.1.
  • [32]
    Pour le texte d’Eusèbe voir le fr. 345F Smith. Pour une comparaison des deux versions de l’oracle voir Francine Culdaut, « Un oracle d’Hécate dans la Cité de Dieu de saint Augustin. “Les dieux ont proclamé que le Christ fut un homme très pieux” (XIX, 23, 2) », REA 38, 1992, p. 271-289, 275, n. 13.
  • [33]
    Fr. 345a F Smith (trad. Gustave Combès modifiée).
  • [34]
    Comme l’ont remarqué de nombreux chercheurs : nous nous bornerons à citer Giulia Sfameni Gasparro, « Magie et magiciens. Le débat entre chrétiens et païens aux premiers siècles de notre ère », Charmes et sortilèges. Magie et magiciens, éd. Rika Gyselen, Louvain, Peeters, 2002, p. 239-266, 254-260.
  • [35]
    Fr 343F Smith.
  • [36]
    Selon J. G. Cook, « Some Hellenistic Responses », p. 250, dans l’oracle attribué à Apollon, « by offering an alternate evaluation of Jesus Porphyry seeks to persuade people not to abandon hellenism ».
  • [37]
    D’ailleurs, cet ouvrage ne s’adressait sans doute pas aux chrétiens, mais plutôt à des païens cultivés, qui partageaient les opinions de Porphyre : voir Christoph Riedweg, « Porphyrios über Christus und die Christen : De philosophia ex oraculis haurienda und Contra Christianos im Vergleich », L’apologétique chrétienne gréco-latine à l’époque prénicénienne. Sept exposés suivis de discussions, Vandœuvres, Fondation Hardt, 2004, p. 151-203, 167.
  • [38]
    Praeter opinionem, inquit, profecto quibusdam uideatur esse quod dicturi sumus…
  • [39]
    Voir les remarques d’Irini Fotini Viltanioti, « Cult Statues in Porphyry of Tyre and Macarius Magnes : Porph. Chr. fr. 76 and fr. 77 (von Harnack) », JLA 10, 2017, p. 187-220, 191 sur les différences entre la Philosophie tirée des oracles et le Sur les images.
  • [40]
    Voir Michael B. Simmons, « The Eschatological Aspects of Porphyry’s Anti-Christian Polemics in a Chaldaean-Neoplatonic Context », Classica et Mediaevalia, 52, 2001, p. 193-215, 199. 201-212. En revanche selon J. G. Cook, New Testament, p. 111-112 (qui ne cite pas Simmons), Plotin et Jésus seraient mis sur le même plan par Porphyre. Sur les sous-entendus polémiques du texte transmis par Augustin, voir F. Culdaut, « Un oracle d’Hécate ».
  • [41]
    Voir Lucien Jerphagnon, « Plotin, Épiphanie du Noûs. Note sur la Vita Plotini comme typologie », Diotima, 11, 1983, p. 111-118 ; Id., « Les sous-entendus anti-chrétiens de la Vita Plotini ou l’évangile de Plotin selon Porphyre », Museum Helveticum, 47, 1990, p. 41-52.
  • [42]
    Voir l’introduction de Sébastien Morlet dans Porphyre, Vie de Plotin, éd. Sébastien Morlet, Paris, Les Belles Lettres (Classiques en poche, 111), 2013, p. xxix-xxx.
  • [43]
    Elle devait introduire l’édition de l’œuvre philosophique de Plotin, les Ennéades, préparée par Porphyre lui-même.
  • [44]
    Qui critique par exemple une mauvaise interprétation de la pensée platonicienne donnée par Atticus et Plutarque, au paragraphe 86 du Traité des principes et de la matière (selon le titré donné par Yury Arzhanov à ce texte conservé en syriaque, qu’il a édité et attribué de manière convaincante à Porphyre).
  • [45]
    Michel Tardieu, « Les Gnostiques dans la Vie de Plotin. Analyse du chapitre 16 », dans Porphyre, La vie de Plotin, t. 1, éd. Luc Brisson et al., Paris, Vrin (Histoire des doctrines de l’Antiquité classique, 6), 1992, p. 503-563, 512-513 ; Porphyrios, Contra Christianos, éd. Matthias Becker, Berlin, De Gruyter (Texte und Kommentare, 52), 2016, p. 45-46 ; Pier Franco Beatrice, « Barbarians, Greeks and Christians. Rethinking Porphyry’s attitude towards the religious groups of his time », Les polémiques religieuses du ier au ive siècle de notre ère. Hommage à Bernard Pouderon, éd. Guillaume Bady et Diane Cuny, Paris, Beauchesne, 2019, p. 259-273, 268-273 (qui dresse un excellent bilan des différentes interprétations de cette expression).
  • [46]
    Fr 343F Smith : Forte magis poteris in aqua impressis litteris scribere aut adinflans leues pinnas per aera auis uolare, quam pollutae reuoces impiae uxoris sensum. Selon Augustin (qui nous transmet ce passage), Porphyre commentait qu’Apollon avait bien montré que la foi chrétienne était un mal incurable : in his quidem inremediabile sententiae eorum manifestauit dicens, quoniam Iudaei suscipiunt deum magis quam isti.
  • [47]
    Voir Vie de Plotin 16 et supra, Introduction générale et chapitre 2.1.
  • [48]
    Voir Paul-Hubert Poirier et Thomas S. Schmidt, « Chrétiens, hérétiques et gnostiques chez Porphyre. Quelques précisions sur la Vie de Plotin 16, 1-9 », Comptes rendus des séances de l’Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, 154, 2010, p. 913-942, 923-928.
  • [49]
    Πολλοὺς ἐξηπάτων καὶ αὐτοὶ ἠπατημένοι (Vie de Plotin 16). Voir M. Tardieu, « Les Gnostiques », p. 512-513.
  • [50]
    Fr. 351F Smith = 1 Bidez ; voir M. Becker dans Porphyrios, Contra Christianos, p. 7. À la note 26, Becker donne aussi une liste de savants voyant dans ce passage une critique antichrétienne : on y ajoutera Gabriele Mino dans Porfirio, Sui simulacri, éd. Gabriele Mino et Franco Maltomini, Milan, Adelphi (Piccola Biblioteca, 626), 2012, p. 111, n. 4.
  • [51]
    Porphyre, Lettre à Anébon, fr. 63a Saffrey – Segonds : Μάτην οὖν ἐπεισάγεις τὴν ἀπὸ τῶν ἀθέων δόξαν, ὡς ἄρα τὴν πᾶσαν μαντεῖαν ἀπὸ τοῦ πονηροῦ δαίμονος ἡγοῦνται ἐπιτελεῖσθαι.
  • [52]
    Voir Jamblique, Réponse à Porphyre (De Mysteriis), éd. Henri Dominique Saffrey et Alain-Philippe Segonds, Paris, Les Belles Lettres (CUF), 2013, p. 300, n. 5 et Giamblico, I misteri egiziani. In appendice la versione latina di Marsilio Ficino, éd. Angelo Raffaele Sodano, nouv. éd., Milano, Bompiani (Il pensiero occidentale), 2013, p. 425, n. ad loc. Selon Pierre Bouretz, La raison ou les dieux, Paris, Gallimard, 2021, p. 157-164, le christianisme serait à l’origine de la fiction littéraire de la Lettre (visant à cacher un désaccord au sein du paganisme).
  • [53]
    Mis à part celle de la Lettre à Anébon et le Contre les chrétiens, on dénombre dix occurrences de ce mot (Traité de l’abstinence I 13. 37, II 7 et III 27 ; Lettre à Marcella 14 – deux occurrences – et 34 ; Sentences 40 ; Commentaire sur le Timée fr. 51 Sodano ; Histoire de la philosophie fr. 221F Smith) et une d’ἀθεότης (Commentaire sur le Timée fr. 28 Sodano).
  • [54]
    Dans la suite du passage, il leur reproche leur ignorance, qui les rend indignes de participer à un débat théologique.
  • [55]
    Divination and Theurgy in Neoplatonism. Oracles of the Gods, Londres, Routledge, 2014, p. 140-141.
  • [56]
    Fr. 69T Becker : Latrat Porphyrius : inconstantiae ac mutationis accusat. La contradiction suppose la variante οὐκ ἀναβαίνω au lieu de οὔπω ἀναβαίνω pour Jn 7,8 (comme observé par Becker dans Porphyrios, Contra Christianos, p. 382).
  • [57]
    M. Becker, ibid. rappelle aussi les autres principales interprétations de ce grief porphyrien.
  • [58]
    Voir Sénèque, Lettres à Lucilius 120, 21. D’autres exemples dans Christopher Star, « Commanding Constantia in Senecan Tragedy », Transactions of the American Philological Association, 136, 2006, p. 207-244.
  • [59]
    Voir le fr. 63T Becker : Ταῦτα ἐν [νῷ ὁ σωτ]ὴρ ἔχων [ἔλεγεν]· „Ὁ ἔχων ὦτα ἀκούειν ἀκουέτω«. Οὐ πάντες δὲ εἶχον τὰ ἀκούοντα τῶν Ἰησοῦ ἐπικε[καλυμμ]ένων λόγω[ν, τῶν] ἐν παραβολαῖς ἀπαγγελλομένων λόγων. ὅθεν ἐμάνη Πορφύριος καὶ ἐν τούτῳ.
  • [60]
    Ariane Magny, Porphyry in Fragments. Reception of an Anti-Christian Text in Late Antiquity, Farnham, Ashgate, 2014, p. 72.
  • [61]
    Fr. 72T Becker, faisant allusion au discours de Pierre en Ac 2,16-21.
  • [62]
    Fr. 1T Becker, où Jérôme écrit que Porphyre évoque l’incident d’Antioche pour discréditer Pierre et Paul, uolensin commune ficti dogmatis accusare mendacium. Sur la valeur de dogma dans ce passage voir M. Becker dans Porphyrios, Contra Christianos, p. 120.
  • [63]
    Voir Morton Smith, « Pauline Worship as Seen by Pagans », HTR 73, 1980, p. 241-249.
  • [64]
    Fr. 70F Becker. Les homines rusticani et pauperes sont Paul et Pierre, ce dernier étant appelé hominem rusticanum dans la première partie du texte.
  • [65]
    Matthias Becker, « Communication of Threat and the Construction of Meaning. Framing the Christians as Sophists in Porphyry’s Contra Christianos », Dynamics of Social Change and Perceptions of Threat, éd. Ewald Frie, Thomas Kohl et Mischa Meier, Tübingen, Mohr Siebeck, 2018, p. 121-138, 130-131 remarque déjà que Pierre et Paul sont présentés comme des sophistes, mais ne relie pas ce grief aux fragments sur l’incident d’Antioche.
  • [66]
    Voir le fr. 1T Becker : … ille Porphyrius in primo operis sui aduersum nos libro Petrum a Paolo obicit esse reprehensum
  • [67]
    Fr. 3T Becker. Voir aussi le fr. 2T Becker.
  • [68]
    Dans ce fragment, Jérôme écrit que Porphyre rapportait les derniers mots de Ga 1,16 (εὐθέως οὐ προσανεθέμην σαρκὶ καὶ αἵματι) aux premiers apôtres, et voyait en cela une affirmation de leur infériorité par rapport à Paul, dépositaire d’une révélation divine : Scio, plerosque de apostolis hoc dictum arbitrari ; nam et Porphyrius obicit quod post reuelationem Christi non fuerit dignatus ire ad homines et cum eis conferre sermonem, ne post doctrinam uidelicet Dei a « carne et sanguine » instrueretur. Sur le sens de cette expression voir M. Becker dans Porphyrios, Contra Christianos, p. 396 (qui propose aussi d’attribuer ce fragment au tome I du Contre les chrétiens, comme les autres fragments critiquant Pierre et Paul).
  • [69]
    Voir supra, chapitre 9.2.
  • [70]
    Voir sur ce point Macarios de Magnésie, Le Monogénès, éd. Richard Goulet, Paris, Vrin (Textes et traditions, 7), 2003, t. 1, p. 104-105.
  • [71]
    Monogénès III 18 = fr. 48 Harnack.
  • [72]
    Monogénès III 1 = fr. 63 Harnack.
  • [73]
    Monogénès III 2 = fr. 62 Harnack.
  • [74]
    Monogénès II 25 = fr. 64 Harnack.
  • [75]
    Monogénès III 1 = fr. 63 Harnack.
  • [76]
    Oὐδὲ γὰρ Θεῷ δήπουθεν ἀρεστὸν ἀλλ’ οὐδὲ ἀνθρώπῳ συνετῷ πολλοὺς δι’ αὐτὸν ταῖς ἀνωτάτω τιμωρίαις ὑποβληθῆναι : Monogénès II 25 = fr. 64 Harnack.
  • [77]
    Ταῦτα γὰρ οὐκ ἄξια παιδὸς Θεοῦ τὰ ῥήματα, ἀλλ’ οὐδ’ ἀνθρώπου σοφοῦ θανάτου καταφρονοῦντος : Monogénès III 2 = fr. 62 Harnack. Voir aussi III 7 = fr. 61 Harnack, où l’Adversaire insiste sur les réactions humaines du Christ : il réagit à une « remarque importune » (ἀκαιροφωνία), « comme s’il était vexé » (Ὡς… λυπηθεὶς).
  • [78]
    Monogénès IV 4 = fr. 36 Harnack (Pierre et Paul ont subi le martyre malgré les promesses du Christ : sur la mort de Pierre voir aussi Monogénès III 22 = fr. 26 Harnack).
  • [79]
    Monogénès IV 3 = fr. 13 Harnack (l’évangile est prêché dans le monde entier, mais la fin des temps n’arrive pas, ce qui contredit les mots de Jésus en Mt 24,14).
  • [80]
    L’Adversaire critique particulièrement la chassée des démons dans les porcs, car le Christ écoute les prières des esprits mauvais (Monogénès III 4 = fr. 49 Harnack) : ce texte « impute au Christ une grande méchanceté » (πολλὴν ὁ λόγος τοῦ Χριστοῦ κατηγορεῖ κακίαν : Monogénès III 4, 6, 2), en lui attribuant des actions que tout homme sage condamnerait (III 4, 10). On rappellera également que l’objection VII du livre II (dont il ne nous reste qu’une partie de réponse, en II 18) portait sur Mt 10,34, « Je ne suis pas venu apporter la paix sur terre, mais le glaive » : aussi était-ce sans doute la nature de la prédication du Christ qui était remise en question par l’Adversaire.
  • [81]
    Outre les passages cités ci-dessus, l’idée revient souvent sous la plume de l’Adversaire : voir par exemple Monogénès IV 4 = fr. 36 Harnack : Τοῦτο δ’ οὐκ ἄξιον Θεοῦ γνώμης, ἀλλ’ οὐδ’ ἀνδρὸς εὐσεβοῦς.
  • [82]
    Giancarlo Rinaldi, « Sognatori e visionari ‘biblici’ nei polemisti anticristiani », Augustinianum, 29, 1989, p. 7-30, 28 et surtout « Pietro apostolo ed i vescovi romani nel giudizio dei pagani », dans Pietro e Paolo. Il loro rapporto con Roma nelle testimonianze antiche, Rome, Institutum Patristicum Augustinianum, 2001, p. 291-314.
  • [83]
    Monogénès III 19 = fr. 23 Harnack.
  • [84]
    Monogénès III 19 et 22 = fr. 23 et 26 Harnack.
  • [85]
    La « mesquinerie de sa précipitation » (μικρολογία προπέτειας) dont parle Macarios dans sa réponse (Monogénès III 13, 24) : voir Paolo De Giorgi, « The figures of Peter and Paul from Julian to the anonymous polemicist in Macarius of Magnesia’s Apocriticus », Cristiani, Ebrei e pagani, éd. A. Capone, p. 95-115, 104-114.
  • [86]
    Monogénès III 19 = fr. 23 Harnack : Ποῖος γὰρ Πέτρος βαστάσαι τῆς Ἐκκλησίας τὴν κρηπῖδα δυνάμενος ὁ μυριάκις σαλευθεὶς εὐχερείᾳ τῆς γνώμης ; Ποῖος στερρὸς ἐν αὐτῷ λογισμὸς ἐφωράθη, ἢ ποῦ τὸ ἀκλόνητον τῆς φρονήσεως ἔδειξεν, ὁ παιδίσκης οἰκτρᾶς ἕνεκεν τοῦ Ἰησοῦ ῥημάτιον ἐπακούσας καὶ δεινῶς κραδαινόμενος, ὁ τρίτον ἐπιορκήσας, οὐ μεγάλης αὐτῷ τινος ἐπικειμένης ἀνάγκης ; Voir aussi III 22 = fr. 26 Harnack, où l’Adversaire se demande pourquoi Jésus a confié son Église « à un homme bouleversé dans une agitation si grande et accablé par de si graves fautes » (ἐν τοσούτῳ τεταραγμένῳ θορύβῳ καὶ τηλικούτοις πράγμασι καταπεπονημένῳ). Cette insistance sur le caractère « fougueux » de Pierre ne semble pas venir de Macarios, qui ne le commente qu’en passant (en Monogénès III 27, 16 c’est le Diable qui trouble l’esprit de Pierre, jaloux de sa sainteté : aucune mention du reniement de l’apôtre dans la réponse de l’apologiste).
  • [87]
    Monogénès III 20 = fr. 24 Harnack.
  • [88]
    Monogénès III 21 = fr. 25 Harnack. Mais Pierre est aussi responsable de la mort de ses geôliers, tués par Hérode après sa fuite : Monogénès III 22 = fr. 26 Harnack.
  • [89]
    Monogénès III 30 = fr. 27 Harnack ; III 31 = fr. 28 Harnack. Willem den Boer, « A Pagan Historian and His Enemies : Porphyry against the Christians », Classical Philology, 69, 1974, p. 198-208, 204-205 voit dans la comparaison avec un acteur (qui n’est utilisée que pour Paul) un écho des critiques antichrétiennes caractérisant certaines pièces de théâtre à l’époque de Dioclétien. Mais les images tirées du monde du théâtre sont parmi les points communs entre le texte des objections et celui des réponses : aussi pourraient-elles être le fruit de la réécriture de Macarios. Voir Monogénès, éd. R. Goulet, t. 1, p. 83.
  • [90]
    Monogénès III 30-36 = fr. 27-33 Harnack.
  • [91]
    Monogénès III 31 = fr. 28 Harnack.
  • [92]
    Monogénès III 31 = fr. 28 Harnack.
  • [93]
    Monogénès III 37-43.
  • [94]
    Un emploi comparable apparaît aussi chez Macarios, lorsqu’il est question de la γοητείᾳ τέχνη d’Apollonius en III 66, 10. Aussi bien pour la compréhension de ce passage que pour la présence de l’accusation de γοητεία chez Celse, il est intéressant de rappeler que Justin (Apologie I 30), prévoit que des païens pourraient expliquer les δυνάμεις de Jésus par une μαγική τέχνη (mais l’apologiste chrétien évite de parler de γοητεία) : Ὅπως δὲ μή τις εἴπῃ ἀντιτιθεὶς ἡμῖν, τί κωλύει καὶ τὸν παρ’ ἡμῖν λεγόμενον Χριστόν, ἄνθρωπον ἐξ ἀνθρώπων ὄντα, μαγικῇ τέχνῃ ἃς λέγομεν δυνάμεις πεποιηκέναι καὶ δόξαι διὰ τοῦτο υἱὸν θεοῦ εἶναι, τὴν ἀπόδειξιν ἤδη ποιησόμεθα, οὐ τοῖς λέγουσι πιστεύοντες, ἀλλὰ τοῖς προφητεύουσι πρὶν ἢ γενέσθαι κατ’ ἀνάγκην πειθόμενοι…
  • [95]
    Voir le fr. VI 41. Le même soupçon d’avoir subjugué des gens par des arts magiques frappa Favorinus d’Arles et Apulée, comme le rappelle X. Levieils, Contra Christianos, p. 284-285.
  • [96]
    Monogénès, éd. Richard Goulet, t. 2, p. 399.
  • [97]
    Fr. 70F Becker : totum orbem subegit ab oceano usque mare Rubrum. Dans son commentaire, Goulet propose aussi un autre parallèle, à savoir Monogénès IV 14, 8-17, où Macarios rapporte des accusations de sorcellerie contre Pierre et Paul, pour montrer ensuite leur mort prouve qu’ils n’étaient point des γόητες. Le rapprochement toutefois n’est pas tout à fait pertinent, car chez Macarios, ce n’est pas l’Adversaire qui accuse les deux apôtres : l’apologiste fait écho à des propos tenus par des Juifs déjà du vivant de Pierre et Paul et concernant apparemment la vie et les actes des deux apôtres, dont le païen ne raille que la mort ignominieuse.
  • [98]
    Voir supra, chapitre 9.1.
  • [99]
    Fr. 82-83D Becker.
  • [100]
    Fr. 112D Becker.
  • [101]
    Fr. 95D Becker.
  • [102]
    Fr. 109 et 111D Becker.
  • [103]
    Fr. 110D Becker.
  • [104]
    Fr. 115-116D Becker.
  • [105]
    Dans ces versets, Dieu ordonne au prophète de s’unir à une prostituée et renie son lien avec le peuple d’Israël.
  • [106]
    Mais l’épisode est bien plus commenté dans les siècles suivants : vingt-quatre occurrences entre 300 et 500, dont plusieurs chez des auteurs qui connaissent et citent la polémique antichrétienne de Porphyre (Didyme, Eusèbe, Jean Chrysostome). Peut-on penser à une réaction à l’emploi de ce texte dans le Contre les chrétiens ?
  • [107]
    abuterentur audientum simplicitate et imperitia… (fr. 72T Becker)
  • [108]
    quasi inrationabiliter quemlibet uocantem hominem sint secuti… (fr. 58T Becker)
  • [109]
    ne iuxta impium Porphyrium matronae et mulieres sint noster senatus, quae dominantur in ecclesiis et de sacerdotali gradu fauor iudicat feminarum. (fr. 81T Becker)
  • [110]
    Voir les exemples donnés par M. Becker dans Porphyrios, Contra Christianos, p. 433-434 et par Manlio Simonetti, « In margine alla condizione della donna nella Chiesa antica », VetC 49, 2012, p. 143-150.
  • [111]
    Voir Jeanne-Marie Demarolle, « La Chrétienté à la fin du iiie s. et Porphyre », Greek Roman and Byzantine Studies, 12, 1971, p. 49-57, 54-55 ; Edwin A. Judge, « Christian Innovation and its Contemporary Observers », History and Historians in Late Antiquity, éd. Brian Croke et Alanna M. Emmett, Sydney, Pergamon Press, 1983, p. 13-29, 17 ; Angelo Di Berardino, « Women and Spread of Christianity in the First Centuries », Augustinianum, 55, 2015, p. 305-336, 321-322.
  • [112]
    Voir supra, chapitre 10.2.
  • [113]
    L’hypothèse était déjà chez Harnack : voir M. Becker dans Porphyrios, Contra Christianos, p. 435.
  • [114]
    Sur le rapport homme-femme dans la philosophie porphyrienne, voir Gretchen Reydams-Schils, « Musonius Rufus, Porphyry and Christians in Counter-Point on Marriage and Good », Being or good ? Metamorphoses of Neoplatonism, éd. Agnieszka Kijewska, Lublin, Wydawnictwo KUL, 2004, p. 151-168, 161-162.
  • [115]
    Même si dans certains fragments accusant les apôtres on peut lire, en filigrane, de probables allusions au christianisme du temps de l’auteur. C’est le cas du fr. 70F Becker (Porphyre aurait reproché à Pierre et Paul d’avoir opéré des prodiges uniquement pour impressionner de riches femmes et s’approprier leur fortune) : selon Giancarlo Rinaldi, « Povertà e ricchezza dei cristiani nel giudizio dei pagani », Povertà e ricchezza nel Cristianesimo antico (I-V sec.), Rome, Institutum Patristicum Augustinianum, 2016, p. 566-616, 586-588, ce passage pourrait renvoyer à des pratiques observées par Porphyre. Le savant italien propose également un rapprochement avec les préceptes donnés par Cyprien de Carthage dans son De habitu uirginum.
  • [116]
    Ce qui d’ailleurs rend difficile d’en lier la rédaction à un événement contemporain comme la persécution de Dioclétien.
  • [117]
    Fr. 6-9F Becker.
  • [118]
    Pour être précis, il s’agit de deux passages, car Eusèbe a coupé le texte (fr. 6F Becker : εἶτα μεθ’ ἕτερά φησιν).
  • [119]
    Porphyre avait-il à l’esprit un personnage précis ? Elizabeth D. Digeser, « Methodius and Porphyry », StPatr 46, 2010, p. 21-26 pense à Méthode d’Olympe, mais ses arguments ne permettent pas de trancher. En tout cas, le pluriel τινες montre que le polémiste connaissait plusieurs exégètes chrétiens utilisant l’allégorie.
  • [120]
    On a parfois reproché à Porphyre de voir en Origène l’inventeur de la méthode qu’il décrit (ce qui serait évidemment inexact). Cependant, une étude attentive de la phrase montre qu’il se borne à le présenter comme un exemple illustre : voir Pier Franco Beatrice, « Porphyry’s Judgment on Origen », Orig 5, 1992, p. 351-367, 352-353 ; John G. Cook, « Porphyry’s Attempted Demolition of Christian Allegory », The International Journal of the Platonic Tradition, 2, 2008, p. 1-27, 3, n. 9.
  • [121]
    Sur ἐξήγησις et ἐξηγεῖσθαι voir la note 15 au fr. 6F Becker dans Porphyrios, Contra Christiano, p. 144. Λύσις est également un terme technique de l’exégèse, utilisé par Porphyre lui-même (voir ibid., p. 143, n. 13). L’adjectif ἀνάρμοστος est utilisé par Porphyre uniquement dans ses commentaires, et trouve des parallèles dans l’exégèse origénienne (voir ibid., p. 145, n. 16). Sur αἴνιγμα voir ibid., p. 146, n. 18. Sur ἀτοπία voir Carlo Perelli, « Eusebio e la critica di Porfirio a Origene : l’esegesi cristiana dell’Antico Testamento come μεταληπτικὸς τρόπος », ASE 3, 1998, p. 233-261, 250-252 et Porphyrios, Contra Christianos, p. 151, n. 25. Μετάληψίς est également un mot technique, désignant une figure de style : voir ibid., p. 165-166, n. 51 et C. Perelli, « Eusebio e la critica », p. 252-257 pour sa valeur polémique dans ce texte. Cependant, selon Vito Limone, Origene e la filosofia greca. Scienze, testi, lessico, Brescia, Morcelliana, 2018, p. 26-29, le μεταληπτικὸς τρόπος ne désignerait pas ici l’interprétation allégorique, mais une manière d’interpréter les mythes qui rapproche le monde divin du monde sensible et qui était critiquée par plusieurs platoniciens : voir aussi J. G. Cook, New Testament, p. 130, n. 135.
  • [122]
    Les spécialistes s’accordent pour voir dans la mention d’une μοχθηρία une allusion aux passages vétérotestamentaires en contradiction avec le Nouveau Testament (avec une possible source marcionite) : voir Robert M. Grant, « The Stromateis of Origen », « Epektasis ». Mélanges patristiques offerts à Jean Daniélou, éd. Jacques Fontaine et Charles Kannengiesser, Paris, Beauchesne, 1972, p. 285-292, 291 ; C. Perelli, « Eusebio e la critica », p. 243-245. V. Limone, Origene, p. 23-24 renvoie aussi aux occurrences de ce mot et d’ἀτοπία (également employé dans le fr. 7F Becker) dans le Contre Celse, pour le comprendre dans le cadre de la polémique entre païens et chrétiens.
  • [123]
    Voir M. Becker dans Porphyrios, Contra Christianos, p. 145 n. 16 pour des parallèles avec la critique de l’allégorie chrétienne chez Celse.
  • [124]
    Comme signalé par Matthias Becker, « Bedeutungszuschreibung in konkurrierenden Textgemeinschaften. Überlegungen zu einem Porphyrios-Zitat bei Eusebios (Hist. Eccl. 6,19,1-11) », Was bedeutet Ordnung – was ordnet Bedeutung ? Zu bedeutungskonstituierenden Ordnungsleistungen in Geschriebenem, éd. Christian David Haß et Eva Marie Noller, Berlin, De Gruyter, 2015, p. 25-50, 34. Voir le fr. 372F Smith (= 1 Castelletti) du traité Sur le Styx et le commentaire dans Porfirio, Sullo Stige, éd. Cristiano Castelletti, Milan, Bompiani (Testi a fronte, 99), 2006, p. 147-149.
  • [125]
    Gerhard Binder, « Eine Polemik des Porphyrios gegen die allegorisce Auslegung des Alten Testaments durch die Christen », Zeitschrift für Papyrologie und Epigraphik, 3, 1968, p. 81-95.
  • [126]
    Dieter Hagedorn et Reinhold Merkelbach, « Ein neues Fragment aus Porphyrius “Gegen die Christen” », VC 20, 1966, p. 86- 90.
  • [127]
    Pier Franco Beatrice, « Didyme l’Aveugle et la tradition de l’allégorie », Orig 6, 1995, p. 579-590.
  • [128]
    Voir G. Binder, « Eine Polemik », p. 93-94 : « Mit diesem Ergebnis war die allegorische Methode diskreditiert, vor allem ihre Anwendung auf die Bibel ».
  • [129]
    Voir Antonio Carlini, « La polemica di Porfirio contro l’esegesi ‘tipologica’ dei cristiani », Studi Classici e Orientali, 46, 1996/1998, p. 385-394, 387-388.
  • [130]
    Voir Philip Sellew, « Achilles or Christ ? Porphyry and Didymus in Debate over Allegorical Interpretation », HTR 82, 1989, p. 79-100, 99, qui parle d’un « more “ecumenical” pairing ».
  • [131]
    P. F. Beatrice, « Didyme l’Aveugle », p. 582-590.
  • [132]
    Voir Macarios, Monogénès, éd. Richard Goulet, t. 1, p. 144-145.
  • [133]
    Fr. VII 53.
  • [134]
    Eusèbe de Césarée, Démonstration évangélique III 7.
  • [135]
    Voir supra, chapitre 9.2. Il est évident que Celse ne propose pas sérieusement de vénérer Épictète, la Sibylle ou Jonas comme des êtres divins à l’instar de Jésus.
  • [136]
    Comme le montre l’analyse de F. Culdaut, « Un oracle d’Hécate » : voir supra, chapitre 10.2.
  • [137]
    Voir P. Sellew, « Achilles or Christ ? », p. 100 : « he attempts to find more appropriate language and symbols to replace what he sees as the crude and exaggerated claims of Christians about Jesus ».
  • [138]
    Sellew lui-même affirme que « Porphyry was surely familiar with the great emphasis Christians put on interpreting spiritual struggle through the cosmic duel of Satan, the fallen angel, and Jesus, the Son of God, about to reappear as victor » (« Achilles or Christ ? », p. 99).
  • [139]
    Pour une véritable interprétation typologique, les actions d’Achille devraient non seulement ressembler à celles de Jésus, mais les préfigurer. Le passage n’est pas clair sur ce point, mais le texte est fragmentaire.
  • [140]
    On remarquera que dans le fr. 6F Becker, Porphyre définit l’exégèse chrétienne comme τῦφος. Il est possible qu’il joue ici sur la paronymie τῦφος/τύπος : la typologie chrétienne n’est qu’une illusion. Si c’est le cas, on a affaire à un clin d’œil réservé à des lecteurs chrétiens instruits, car comme le rappelle J. Pépin, Mythe et allégorie, p. 252, τύπος est un terme technique chrétien, absent de la tradition allégorique grecque. Autrement dit, un païen, même instruit, aurait difficilement compris cette paronymie.
  • [141]
    Fr. I 49-50 et II 28-29.
  • [142]
    Nous reprenons ci-dessous les analyses de M. Becker dans Porphyrios, Contra Christianos. Pour une synthèse sur la représentation des chrétiens en sophistes dans le Contre les chrétiens, voir Id., « Communication of Threat », p. 126-131.
  • [143]
    Dans Porphyrios, Contra Christianos, p. 148-149, n. 22, M. Becker renvoie à Vie de Plotin 18 et à d’autres auteurs anciens opposant τῦφος et philosophie.
  • [144]
    M. Becker, ibid. signale qu’en Traité de l’abstinence IV 16 Porphyre associe γοητεία et τῦφος.
  • [145]
    Voir les exemples donnés par M. Becker, ibid., p. 149-151, n. 24.
  • [146]
    Voir Marco Zambon, « ΠΑΡΑΝΟΜΩΣ ΖΗΝ : La critica di Porfirio ad Origene (Eus. HE VI, 19, 1-9) », Orig 8, t. 1, 2003, p. 553-563, 554 et 555 et surtout M. Becker dans Porphyrios, Contra Christianos, p. 158, n. 38, qui renvoie à Platon, Protagoras 313c : ὁ σοφιστὴς τυγχάνει ὢν ἔμπορός τις ἢ κάπηλος τῶν ἀγωγίμων, ἀφ’ὧν ψυχὴ τρέφεται. Becker a approfondi cette lecture dans un article : « Origen the Sophist : Anti-Sophistic Polemic in Porphyry’s Contra Christianos », VC 73, 2019, p. 159-173. Comme le remarque V. Limone, Origene, p. 25, ce passage, avec la locution τὴν ἐν τοῖς λόγοις ἕξιν ἐκαπήλευσεν, est aussi un renversement de 2 Co 2,17 (οὐ γάρ ἐσμεν ὡς οἱ πολλοὶ καπηλεύοντες τὸν λόγον τοῦ θεοῦ).
  • [147]
    Les seuls témoignages à ce sujet sont les deux fragments découverts chez Michel le Syrien et Bar Hebraeus (= fr. 8 et 9T Becker) ; le second dépendant manifestement du premier (voir M. Becker dans Porphyrios, Contra Christianos, p. 179, n. 1), on peut parler d’un seul témoignage. Il est donc difficile de savoir si l’anecdote remonte ou non à Porphyre. Sur les différentes possibilités et théories, ainsi que sur les affinités des autres reproches faits ici à Origène avec la critique porphyrienne, voir ibid., p. 176-178, n. 6, 8 et 9.
  • [148]
    Voir P. F. Beatrice, « Porphyry’s Judgment » ; C. Perelli, « Eusebio e la critica » ; M. Zambon, « ΠΑΡΑΝΟΜΩΣ ΖΗΝ » ; J. G. Cook, « Porphyry’s Attempted Demolition » ; Jeremy M. Schott, « “Living Like a Christian, but Playing the Greek” : Accounts of Apostasy and Conversion in Porphyry and Eusebius », JLA 1, 2008, p. 258-277 ; M. Becker, « Origen the Sophist ».
  • [149]
    Voir supra, p. 64, n. 4.
  • [150]
    Richard Goulet, « Porphyre, Ammonius, les deux Origène et les autres… », RHPR 57, 1977, p. 471-496.
  • [151]
    Voir le fr. 6F Becker : τῆς δὴ μοχθηρίας τῶν Ἰουδαϊκῶν γραφῶν οὐκ ἀπόστασιν, λύσιν δέ τινες εὑρεῖν προθυμηθέντες… Sur l’apostasie dans cette partie du fragment voir la note 12 (p. 142-143) de Becker, ainsi qu’Anthony Meredith, « Porphyry and Julian against the Christians », ANRW II/23.2, 1980, p. 1119-1149, 1131 et J. G. Cook, « Porphyry’s Attempted Demolition », p. 8.
  • [152]
    Les avis sur cette liste sont partagés : Gilles Dorival, « L’apport d’Origène pour la connaissance de la philosophie grecque », Orig 5, 1992, p. 189-216, 201 se montre prudent, en soulignant que tous les auteurs cités ne se retrouvent pas chez Origène. P. F. Beatrice, « Porphyry’s Judgment », p. 354-355 insiste plutôt sur de nombreuses correspondances avec le témoignage de Grégoire sur l’enseignement origénien, évoque la possibilité qu’une partie de la liste reflète ce que Porphyre avait écouté d’Origène lui-même. M. Becker (Porphyrios, Contra Christianos, p. 160, n. 42) rappelle qu’une partie importante de l’œuvre origénienne est perdue. Par ailleurs, Porphyre proposait peut-être aussi des comparaisons précises pour illustrer son propos – du moins, si le parallèle entre le Gorgias et le Traité des Principes proposé par Marcel d’Ancyre remonte à Porphyre. Voir Sébastien Morlet, « Encore un nouveau fragment du traité de Porphyre contre les chrétiens (Marcel d’Ancyre, fr. 88 Klostermann = fr. 22 Seibt/Vinzent) ? », StPatr 63, 2013, p. 179-185 et les notes de Becker au passage en question (fr. 92D).
  • [153]
    Se poursuit ainsi le mouvement déjà signalé pour le premier passage, où l’on glisse de la critique de l’exégèse à celle des exégètes.
  • [154]
    C. Perelli, « Eusebio e la critica », p. 239-245 avance l’hypothèse que la première section du fragment était précédée par une critique des positions de Marcion, que Porphyre aurait ainsi opposé aux exégètes chrétiens et à Origène en particulier.
  • [155]
    Voir aussi l’accusation d’avoir « enrichi la doctrine chrétienne » (« dass er die (christliche) Lehre vermehrte ») dans le fr. 8T Becker, qui pourrait renvoyer à l’utilisation chrétienne des philosophes grecs (selon M. Becker dans Porphyrios, Contra Christianos, p. 175, n. 4).
  • [156]
    « Ammonius en effet était chrétien, élevé par ses parents dans les doctrines chrétiennes ; mais quad il eut goûté de la raison et de la philosophie, aussitôt il se détourna vers un genre de vie conforme aux lois. Origène au contraire était grec, élevé dans les études grecques et il alla échouer sur l’audace barbare… » (Ἀμμώνιος μὲν γὰρ Χριστιανὸς ἐν Χριστιανοῖς ἀνατραφεὶς τοῖς γονεῦσιν, ὅτε τοῦ φρονεῖν καὶ τῆς φιλοσοφίας ἥψατο, εὐθὺς πρὸς τὴν κατὰ νόμους πολιτείαν μετεβάλετο, Ὠριγένης δὲ Ἕλλην ἐν Ἕλλησιν παιδευθεὶς λόγοις, πρὸς τὸ βάρβαρον ἐξώκειλεν τόλμημα. Trad. Gustave Bardy modifiée). Il nous paraît certain, malgré l’avis contraire de P. F. Beatrice, « Porphyry’s Judgment », p. 352, qu’ici ἕλλην désigne l’identité religieuse, et non seulement culturelle, d’Origène. Porphyre affirme aussi qu’en adhérant au christianisme Origène aurait « trafiqué de soi-même et de sa capacité dans les études » (αὐτόν τε καὶ τὴν ἐν τοῖς λόγοις ἕξιν ἐκαπήλευσεν). L’épisode de la prédication échouée (fr. 8-9T Becker) illustrait peut-être ce point – mais sur ces fragments voir supra, p. 371, n. 6.
  • [157]
    Comme l’ont montré les analyses de M. Zambon, « ΠΑΡΑΝΟΜΩΣ ΖΗΝ », p. 556-562, de J. G. Cook, « Porphyry’s Attempted Demolition », p. 16-18 et de J. M. Schott, « Living Like a Christian ».
  • [158]
    C’est peut-être aussi pour cacher la nature polémique du texte que Porphyre s’efforce de présenter son témoignage comme véridique (ἐξ ἀνδρὸς ᾧ κἀγὼ κομιδῇ νέος ὢν ἔτι ἐντετύχηκα : fr. 6F Becker).
  • [159]
    L’opposition barbare/grec, par exemple, se présente ici sous une forme plus nette que dans le reste de l’œuvre de Porphyre : voir I. Männlein-Robert, « Ordnungskonkurrenz », p. 126-130.
  • [160]
    Monogénès IV 3 (= fr. 13 Harnack).
  • [161]
    Comme le souligne Jeanne-Marie Demarolle, « Les femmes chrétiennes vues par Porphyre », JAC 13, 1970, p. 42-47, 44, l’emploi dans le grief de Monogénès III 5 (= fr. 58 Harnack) de χθές en opposition à οὐ πάλαι semble témoigner d’une « certaine accélération du mouvement des conversions dans les classes sociales supérieures ».
  • [162]
    Monogénès III 16-17 (= fr. 96 et 95 Harnack).
  • [163]
    Monogénès III 5 (= fr. 58 Harnack).
  • [164]
    Monogénès IV 9-10 (= fr. 52 et 87 Harnack).
  • [165]
    Monogénès III 15 (= fr. 69 Harnack).
  • [166]
    Monogénès IV 19 (= fr. 88 Harnack).
  • [167]
    Monogénès III 5 (= fr. 58 Harnack).
  • [168]
    Monogénès III 15 (= fr. 69 Harnack) : Τίς οὖν ὁ λόγος οὗτος ; Κἂν γὰρ ἀλληγορικῶς ἔχῃ τι μυστικώτερον καὶ λυσιτελέστερον, ἀλλ’ ἡ ὀσμὴ τῆς λέξεως διὰ τῆς ἀκοῆς εἴσω που παρελθοῦσα αὐτὴν ἐκάκωσε τὴν ψυχήν, τῇ ἀηδίᾳ ταράξασα, καὶ τῶν ἀποκρύφων τὸν λόγον ἐσίνωσεν ὅλον παρασκευάσασα σκοτοδινιάσαι τῇ συμφορᾷ τὸν ἄνθρωπον.
  • [169]
    Pour une comparaison avec l’exégèse d’Homère dans L’antre des nymphes, voir Jean Pépin, « Porphyre, exégète d’Homère », Porphyre. Huit exposés suivis de discussions, Vandœuvres, Fondation Hardt, 1965, p. 231-272, 235-236 et Anna Penati Bernardini, « Il tema dell’auctoritas nel De antro nympharum di Porfirio », « Auctoritas ». Mondo tardoantico e riflessi contemporanei, éd. Maria Vittoria Cerutti, Sienne, Cantagalli, 2012, p. 143-149, 146-147.
  • [170]
    Morlet a d’ailleurs montré qu’Eusèbe (qui cite ces accusations) s’est probablement inspiré de Celse.
  • [171]
    Fr. 85D Becker.
  • [172]
    Fr. 88D Becker.
  • [173]
    Fr. 85D Becker. Comme le remarque M. Becker (Porphyrios, Contra Christianos, p. 446), l’allusion polémique à l’irrationalité des animaux est en contradiction avec ce que Porphyre affirme dans le Traité de l’abstinence.
  • [174]
    Voir fr. 88D Becker : ποίας δὲ καταξιωθήσεσθαι συγγνώμης τοὺς τοὺς ἐξ αἰῶνος μὲν παρὰ πᾶσιν Ἕλλησι καὶ βαρβάροις κατά τε πόλεις καὶ ἀγροὺς παντοίοις ἱεροῖς καὶ τελεταῖς καὶ μυστηρίοις πρὸς ἁπάντων ὁμοῦ βασιλέων τε καὶ νομοθετῶν καὶ φιλοσόφων θεολογουμένους ἀποστραφέντας, ἑλομένους δὲ τὰ ἀσεβῆ καὶ ἄθεα τῶν ἐν ἀνθρώποις.
  • [175]
    Voir Sébastien Morlet, La « Démonstration évangélique » d’Eusèbe de Césarée. Étude sur l’apologétique chrétienne à l’époque de Constantin, Paris, Institut d’études augustiniennes, 2009, p. 46-47.
  • [176]
    L’intempérance dont fait preuve Pierre selon l’Adversaire de Macarios caractérise aussi les adversaires du végétarisme, qui en revanche, à la différence de Paul et Pierre dans les fragments nominaux, ne sont pas poussés par l’avidité.
  • [177]
    Sur le lien entre ces deux griefs voir supra, chapitre 9.1. et B. Wyss, « Der gekreuzigte Sophist ».
  • [178]
    Comme le remarque M. Becker, « Communication of Threat », p. 135.
  • [179]
    Fr. 51T Becker.
  • [180]
    « Pagan Criticism of Christianity : Greek Religion and Christian Faith », Early Christian Literature and the Classical Intellectual Tradition. In honorem Robert M. Grant, éd. William R. Schoedel et Robert L. Wilken, Paris, Beauchesne, 1979, p. 117-134.
  • [181]
    « Research on the Bible among the Pagans since Rinaldi’s Biblia Gentium », Henoch, 37, 2015, p. 167-190, 177-182.
  • [182]
    S. Morlet, La « Démonstration évangélique », p. 45-46.
  • [183]
    J. G. Cook, « Research on the Bible », p. 179-180 renvoie aux fr. 246F Smith et, pour le Contre les chrétiens, au fr. 6F Becker (mais voir Sébastien Morlet, « La Démonstration Évangélique d’Eusèbe de Césarée contient-elle des fragments du Contra Christianos de Porphyre ? À propos du fr. 73 Harnack », StPatr 46, 2010, p. 59-64, 46).
  • [184]
    Outre les remarques de J. G. Cook, « Research on the Bible », p. 179-180, voir Aaron P. Johnson, Religion and Identity in Porphyry of Tyre. The Limits of Hellenism in Late Antiquity, Cambridge, Cambridge University Press, 2013.
  • [185]
    Voir Ignacio Yarza, « La fede di Porfirio », Auctoritas, éd. M. V. Cerutti, p. 67-91 : 85-90. J. G. Cook, « Research on the Bible », p. 177-179 rappelle le jugement d’Apollon dans la Philosophie tirée des oracles (qui cependant raille moins irrationalité que l’obstination des chrétiens), et signale qu’à la différence de Celse, Porphyre utilise le terme ἀνεξέταστον dans son Histoire de la philosophie (fr. 212F Smith). Il montre également qu’il existe des affinités lexicales avec le fr. 6F Becker (p. 181-182).
  • [186]
    Monogénès III 15 (= fr. 69 Harnack).
  • [187]
    Voir G. Piscini « Qu’est-ce qu’une ἄλογος πίστις ? ».
  • [188]
    Ibid.
  • [189]
    Comme le remarque M. Becker (Porphyrios, Contra Christianos, p. 449). La polysémie du mot πίστις pose aussi problème : si Porphyre accusait les chrétiens d’avoir une ἄλογος πίστις, que voulait-il dire par là ? Car on remarquera aussi que dans les deux passages de la Lettre à Marcella et du Contre Boéthos, ces mots n’ont pas exactement le même sens : dans le premier, ils désignent une « foi irrationnelle » dans les dieux, tandis que dans le deuxième il est question d’une « adhésion irrationnelle » aux théories des stoïciens sur la divinité.

Si de nombreux fragments antichrétiens attribués à Porphyre attaquent Jésus, Moïse, Pierre et Paul, il s’agit souvent de passages tirés du Monogénès. Cela rend d’autant plus important d’étudier d’abord la caractérisation de ces personnages dans le reste de l’œuvre porphyrienne et de comparer la façon dont ils sont décrits dans les différents groupes de fragments du Contre les chrétiens.
Comme aucun autre ouvrage polémique de Porphyre ne nous est parvenu en entier, nous n’avons pas de terme de comparaison pour la façon dont il s’en prend à ses adversaires dans le Contre les chrétiens. Néanmoins, un fragment d’un ouvrage éminemment polémique du philosophe, le Contre Boéthos, fournira des éléments intéressants pour notre analyse. La dimension polémique du Traité de l’abstinence et de la Lettre à Marcella invite aussi à les prendre en considération ici.
Composé vraisemblablement peu après la mort de Plotin, le Traité de l’abstinence est adressé à Firmus Castricius, ami et condisciple de Porphyre. Ayant appris que son ami a abandonné le végétarisme qu’ils pratiquaient tous deux, Porphyre se propose de le convaincre à revenir à l’abstinence de la viande. Afin de démontrer l’erreur dans laquelle Castricius est tombé, il cite et réfute un grand nombre d’objections contre le végétarisme : le Traité de l’abstinence peut donc nous offrir quelques éléments utiles pour comprendre la manière dont Porphyre présentait ses adversaires.
Les premières lignes du traité sont fondamentales pour comprendre le programme de Porphyre…


Date de mise en ligne : 20/02/2026

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