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Conclusion

Pages 283 à 286

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  • Piscini, G.
(2024). Conclusion. "J'ai lu, j'ai compris, j'ai condamné" : Aspects littéraires de la polémique antichrétienne antique (p. 283-286). Éditions du Cerf. https://shs.cairn.info/jai-lu-jai-compris-jai-condamne--9782204164436-page-283?lang=fr.

  • Piscini, Gianluca.
« Conclusion ». "J'ai lu, j'ai compris, j'ai condamné" Aspects littéraires de la polémique antichrétienne antique, Éditions du Cerf, 2024. p.283-286. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/jai-lu-jai-compris-jai-condamne--9782204164436-page-283?lang=fr.

  • PISCINI, Gianluca,
2024. Conclusion. In : "J'ai lu, j'ai compris, j'ai condamné" Aspects littéraires de la polémique antichrétienne antique. Paris : Éditions du Cerf. Beauchesne / Théologie historique, p.283-286. URL : https://shs.cairn.info/jai-lu-jai-compris-jai-condamne--9782204164436-page-283?lang=fr.

Notes

  • [1]
    Voir Giovanni Filoramo, Qu’est-ce que la religion ? Thèmes, méthodes, problèmes [2004], trad. Noël Lucas, Paris, Cerf, 2007, p. 171. Rappelons incidemment que l’ensemble des pages 151-185 invite à la prudence dans les tentatives de classer les religions.
  • [2]
    La question est débattue. Nous reprenons ici les analyses de Guy G. Stroumsa, « Early Christianity – A Religion of the Book ? », Homer, the Bible, and beyond. Literary and religious canons in the Ancient World, éd. Margalit Finkelberg et Guy G. Stroumsa, Leyde, Brill, 2003, p. 153-172. On trouvera aussi dans cette étude un aperçu des différentes positions critiques sur le problème.
  • [3]
    On peut citer à ce sujet Tertullien, De l’âme 3, 2 : « À croire que la doctrine divine s’est méprise en naissant dans la Judée plutôt que dans la Grèce et que le Christ s’est trompé en envoyant pour la proclamer des pêcheurs plutôt qu’un sophiste ! » (Deliquit, opinor, diuina doctrina ex Iudaea potius quam ex Graecia oriens. Errauit et Christus piscatores citus quam sophistam ad praeconium emittens ; trad. Paul Mattei).
  • [4]
    Lucien de Samosate, La mort de Pérégrinus 11-12.
  • [5]
    M. Becker, « Bedeutungszuschreibung », p. 25-31 voit dans l’affrontement entre païens et chrétiens un conflit entre deux différentes « textual communities » (formule qu’il emprunte à Brian Stock) et attribue à ce contexte polémique les jugements négatifs de Porphyre dans le Contre les chrétiens (37-38).
  • [6]
    Ce qui confirme les conclusions de Giovanni Catapano, « Reazione ellenica al cristianesimo nel trattato “Contro gli gnostici” di Plotino ? Alcune considerazioni critiche », Verifiche, 25, 1996, p. 323-361, 352-356, qui voit dans l’emploi de la littérature chrétienne un trait caractéristique de la polémique antichrétienne, et par conséquent une raison de plus pour ne pas considérer le Contre les gnostiques de Plotin comme un traité antichrétien.
  • [7]
    Signalons que dans les exemples de conversion au christianisme étudiés par I. N. Mills, « Pagan Readers », p. 481-496, les livres de l’Ancien Testament sont souvent les premiers à être lus et, donc, le moteur de la conversion.

Dans les sciences religieuses, l’un des critères de classement possibles pour les différentes religions est lié au rapport avec un texte sacré : on parle ainsi de « religion du Livre », label couramment appliqué aux monothéismes (dont le christianisme), caractérisés par l’importance de la révélation divine contenue dans un livre. Mais jusqu’à quel point le premier christianisme était-il une religion du Livre ?
Tout d’abord, et malgré le rôle important joué par les livres dans le prosélytisme chrétien, il faut rappeler que les premiers chrétiens n’insistaient certainement pas sur le caractère littéraire de leur foi : Jésus n’a rien écrit, les apôtres n’étaient pas des hommes cultivés, et l’un des lieux communs de la littérature chrétienne est précisément l’opposition entre la culture littéraire gréco-latine et le sermo humilis de l’Écriture et de la prédication chrétienne. Cela nous amène à une deuxième remarque : ce sont plutôt les auteurs non chrétiens qui insistent sur l’importance du livre dans la culture chrétienne. Lucien avait déjà été frappé par l’importance des textes sacrés auprès des chrétiens, et nous avons vu que les quatre polémistes reprochent volontiers aux chrétiens l’infidélité par rapport aux préceptes du Christ et l’incohérence des récits bibliques. Est-ce parce qu’ils avaient compris le rôle du livre dans la prédication chrétienne, ou est-ce parce qu’ils projetaient sur leurs adversaires leur approche « livresque », propre au débat philosophique antiqu…


Date de mise en ligne : 20/02/2026

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