Chaptire 4. Le contre les galiléens de l’empereur julien
- Par Gianluca Piscini
Pages 107 à 126
Citer ce chapitre
- PISCINI, Gianluca,
- Piscini, Gianluca.
- Piscini, G.
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Notes
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[1]
La date de 331 n’est pas certaine, mais reste la plus vraisemblable : Glen W. Bowersock, Julien l’Apostat [1978], trad. Pierre-Emmanuel Dauzat, Paris, Armand Colin, 2008, p. 41 et Jean Bouffartigue, « Julien entre biographie et analyse historique » Antiquité tardive, 17, 2009, p. 79-89, 87-88 (la naissance de l’empereur est à placer entre le 27 juin 331 et le 25 juin 332 ; la première hypothèse est à préférer). De nombreux chercheurs se sont penchés sur la biographie de Julien, à partir des ouvrages classiques de Joseph Bidez, La Vie de l’Empereur Julien, Paris, Les Belles Lettres, 1930. L’étude la plus récente (et l’une des plus riches et complètes) est celle d’Arnaldo Marcone, Giuliano. L’imperatore filosofo e sacerdote che tentò la restaurazione del paganesimo, Rome, Salerno editrice, 2019 ; on consultera également avec profit la riche introduction de Giuliano imperatore, Lettere e discorsi, éd. Maria Carmen De Vita, Milan, Bompiani (Il pensiero occidentale), 2022, p. xix-ccci, ainsi qu’A. Marcone, Giuliano l’Apostata, Térame, Lisciani & Giunti editori, 1994 ; Jean Bouffartigue, « Iulianus [Julien] l’Empereur », DPA, t. 3, 2000, p. 961-978 ; Shaun Tougher, Julian the Apostate, Édimbourg, Edinburgh University Press, 2007, p. 3-73. Voir également, du même Bouffartigue, L’empereur Julien et la culture de son temps, Paris, Institut d’études augustiniennes, 1992, pour la formation de l’empereur, et Maria Carmen De Vita, Giuliano Imperatore filosofo neoplatonico, Milan, Vita e Pensiero, 2011, pour une réévaluation convaincante de la philosophie de Julien.
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[2]
Sur cet aspect de la vie et de l’œuvre de Julien, les meilleures synthèses sont celles d’A. Marcone, L’imperatore filosofo et de David N. Greenwood, Julian and Christianity. Revisiting the Constantinian Revolution, Ithaca, Cornell University Press, 2021.
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[3]
Voir Gregoire de Nazianze, Discours IV 21 et 91 ; J. Bidez, Vie de l’Empereur, p. 15, considère ces témoignages comme dignes de foi, même si par la suite Julien attribuera son salut à Hélios. Sur la complexité et la variété des relations entre les membres de la dynastie constantinienne voir Shaun Tougher, « Imperial Blood : Family Relationships in the Dynasty of Constantine the Great », Families in the Roman and Late Antique World, éd. Mary Harlow et Lena Larsson Lovén, Londres, Continuum, 2012, p. 181-198.
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[4]
J. Bidez, Vie de l’Empereur, p. 29, avec les n. 5 et 6. Les renseignements sur l’éducation chrétienne de Julien nous viennent de la biographie de Maxime d’Éphèse rédigée par Eunape et de l’Histoire ecclésiastique de Sozomène. Ils sont assez vagues, mais sans doute fiables lorsqu’ils insistent sur la qualité de l’éducation chrétienne reçue par le futur empereur (J. Bouffartigue, Julien et la culture, p. 16. 48).
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[5]
J. Bidez, Vie de l’Empereur, p. 361, n. 8.
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[6]
Lettres 111.
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[7]
René Braun, « Julien et le christianisme », L’Empereur Julien. De l’histoire à la légende (331-1715), éd. René Braun et Jean Richer, Paris, Les Belles Lettres, t. 1, p. 159-187, 161-168 ; Hans C. Teitler, The Last Pagan Emperor. Julian the Apostate and the War against Christianity, New York, Oxford, Oxford University Press, 2017, p. 7-15. Cette dernière étude offre un panorama assez complet des rapports entre Julien et le christianisme, sous différents aspects (conviction personnelle, action politique, présence dans sa production littéraire, regard des chrétiens sur Julien).
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[8]
Voir les remarques et les références bibliographiques de M. C. De Vita dans Giuliano, Lettere e discorsi, p. xxxiii-xl.
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[9]
Hypothèse ancienne, soutenue par Nestle, Festugière et, plus récemment, Ratzinger : voir Stefano Trovato, « Un antieroe dai molti volti. Giuliano a Bisanzio come Apostata, scrittore, imperatore e in una particolare interpretazione “ratzingeriana” dello storico Sozomeno », Incontri triestini di filologia classica 10 (2010-2011), Trieste, éd. Università di Trieste, 2012, p. 1-28, 19. Mais il faut nuancer l’importance de ces événements (certes traumatisants) et, plus en général, toute analyse « pathologique » des actions de Julien : voir Jean Bouffartigue, « L’état mental de l’empereur Julien », REG 102, 1989, p. 529-539.
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[10]
Jean Bouffartigue, « L’empereur Julien et sa jeunesse chrétienne », La religion que j’ai quittée, éd. Daniel Tollet, Paris, PUPS, 2007, p. 25-38.
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[11]
Id., « Philosophie et antichristianisme chez l’empereur Julien », Hellénisme et christianisme, éd. M. Narcy et É. Rebillard, p. 111-131.
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[12]
Il ne faut pas oublier le lien étroit qui unit, chez Julien, philosophie, religion et mythe : voir Jean-Claude Foussard, « Julien philosophe », L’Empereur Julien, t. 1, éd. R. Braun et J. Richer, p. 189-211.
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[13]
Misopogon 20, 351a et 22, 352a-c.
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[14]
Voir J. Bouffartigue, Julien et la culture, p. 13-49 pour un exposé sur tous les renseignements concernant la formation du jeune Julien.
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[15]
La datation exacte du séjour de Julien à Macellum est problématique, mais J. Bouffartigue, ibid., p. 29-39, considère comme probable la fourchette 342-347/348.
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[16]
Sur les écrits philosophiques de Julien voir la synthèse de Heinz-Günther Nesselrath, « Julian’s Philosophical Writings », A Companion to Julian the Apostate, éd. Hans-Ulrich Wiemer et Stefan Rebenich, Leyde, Brill, 2020, p. 38-63, ainsi que M. C. De Vita, Giuliano Imperatore.
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[17]
Jean Bouffartigue, « Julien par Julien », L’Empereur Julien, t. 1, éd. R. Braun et J. Richer, p. 15-30, 16.
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[18]
Sur le rôle de ces figures dans la vie de Julien voir aussi M. C. De Vita, Giuliano Imperatore, p. 28-31.
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[19]
Voir le portrait chez Ammien Marcellin, Histoires XV 8, 16 ; XXII 2, 5. 14, 3 ; XXIV 4, 22, ainsi que le témoignage que constitue le Misopogon. Voir également les études à ce sujet citées par J. Bouffartigue, « Iulianus », p. 973, et notamment Louise Cohen, « Sur l’iconographie de Julien », L’Empereur Julien, t. 1, éd. R. Braun et J. Richer, p. 213-227, 220-222.
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[20]
J. Bouffartigue, « Iulianus », p. 976 : « c’est à des travaux de débutant que l’on a affaire ». Selon José Miguel Alonso-Núñez, « En torno al neoplatonismo del Emperador Juliano », Hispania antiqua, 3, 1973, p. 179-185, l’originalité de Julien ne résiderait que dans le rapport très étroit qu’il établit entre néoplatonisme et politique. Son néoplatonisme serait donc une « soteriología » et une « arma política » pour défendre l’Empire (p. 184).
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[21]
M. C. De Vita, Giuliano Imperatore : voir aussi le bilan plus synthétique dans Giuliano imperatore, Lettere e discorsi, p. liii-lxvii. D’autres appréciations positives de la philosophie de Julien en J.-C. Foussard, « Julien philosophe », p. 189 et Emmanuel Soler, « “Le songe de Julien” : mythes et révélation théurgique au ive siècle apr. J.-C. », ΕΝ ΚΑΛΟΙΣ ΚΟΙΝΟΠΡΑΓΙΑ. Hommages à la mémoire de Pierre-Louis Malosse et Jean Bouffartigue, éd. Eugenio Amato, Valérie Fauvinet et Bernard Pouderon, RET – Supplément 3, 2014, p. 475-496.
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[22]
Elle signale d’ailleurs (Giuliano Imperatore, p. 103-105) qu’un jugement définitif sur les rapports entre Jamblique et Julien est impossible, étant donné la perte des œuvres du premier, mais que sur la base de ce que nous lisons, la pensée de l’empereur manifeste une certaine indépendance par rapport à celle du philosophe syrien.
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[23]
Edgar Pack, « Libanio, Temistio e la reazione giulianea », Lo spazio letterario della Grecia antica, t. I/3, éd. Giuseppe Cambiano, Luciano Canfora et Diego Lanza, Rome, Salerno editrice, 1994, p. 651-697, 659 ; M. C. De Vita, Giuliano Imperatore, p. 32-35.
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[24]
J. Bouffartigue, « Philosophie et antichristianisme », p. 128 voit dans le Contre les Galiléens une expression moins de la philosophie néoplatonicienne que du polythéisme de Julien ; M. C. De Vita, Giuliano Imperatore, p. 171 défend la nature philosophique de la polémique du Contre les Galiléens.
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[25]
Nous nous appuyons ici sur l’édition d’Emanuela Masaracchia : Giuliano imperatore, Contra Galilaeos, Rome, éd. dell’Ateneo (Testi e commenti, 9), 1990, p. 9-11.
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[26]
Ugo Criscuolo, recension d’Emanuela Masaracchia, Giuliano Imperatore, Contra Galilaeos, Orpheus, 13, 1992, p. 426-433, 427.
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[27]
Hypothèse avancée par Rudolf Asmus, « Die Invektiven des Gregorius von Nazianz in Lichte der Werke des Kaisers Julian », Zeitschrift für Kirchengeschichte, 31, 1910, p. 325-367, sur la base de l’absence de toute allusion au Contre les Galiléens dans les deux discours sur Julien composés par Grégoire. Du même avis Jean Bernardi dans Grégoire de Nazianze, Discours 4-5, Contre Julien, éd. Jean Bernardi, Paris, Cerf (SC 309), 1983, p. 46 ; A. Guida, « La prima replica al Contro i Galilei di Giuliano : Teodoro di Mopsuestia », Pagani e cristiani, éd. F. E. Consolino, p. 15-33, 24. Contra U. Criscuolo, recension Masaracchia, p. 427.
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[28]
Discours XVIII 178 : Τοῦ χειμῶνος δὲ τὰς νύκτας ἐκτείνοντος ἄνευ πολλῶν καὶ καλῶν ἑτέρων λόγων ἐπιθέμενος ταῖς βίβλοις αἳ τὸν ἐκ Παλαιστίνης ἄνθρωπον θεόν τε καὶ θεοῦ παῖδα ποιοῦσι […] σοφώτερος ἐν τοῖς αὐτοῖς δέδεικτο τοῦ Τυρίου γέροντος. A. Guida (Teodoro di Mopsuestia, Replica a Giuliano, éd. Id., nouv. éd., p. 42), signale que ce passage et la mention de βιβλίων δὲ συγγραφαὶ βοηθούντων θεοῖς en Discours XVII 18, sont les premières allusions certaines au Contre les Galiléens.
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[29]
Lettres 90 (trad. Joseph Bidez) : Quem, si nobis opitulati fuerint dii et deae omnes et Musae et Fortuna, ostendemus infirmum et corruptorem legum et rationum et mysteriorum paganorum et deorum infernorum et illum nouum eius deum Galilaeum, quem aeternum fabulose praedicat, indigna morte et sepultura denudatum confictae a Diodoro deitatis. Julien s’en prend ici à Diodore de Tarse, comme le montre la suite du passage.
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[30]
Lettres 106 et 107. Julien obtint-il les livres de Georges en temps utile pour rédiger le Contre les Galiléens ? La datation traditionnelle de la mort de l’évêque (362) pose problème, mais David N. Greenwood, « Ammianus, Julian, and the Fate of George’s Library », Classical Philology, 114, 2019, p. 656-660 a proposé (avec de bons arguments) d’anticiper l’exécution de Georges en 361, ce qui inviterait à penser que l’empereur put effectivement profiter de sa bibliothèque chrétienne.
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[31]
Le recueil des fragments du Contre les Galiléens réalisé par le Marquis d’Argens s’intitulait Défense du paganisme par l’empereur Julien, en grec et en françois ; avec des dissertations et des notes pour servir d’éclaircissement au texte et pour en réfuter les erreurs, par Mr. le Mis d’Argens, Berlin, C. F. Voss, 1764. Mais ce texte vit deux réimpressions, dont la deuxième, en 1768, portait comme nouveau titre Discours de l’empereur Julien contre les chrétiens, traduit par M. le Mis d’Argens, avec de nouvelles notes de divers auteurs. Sur cette édition voir Karl J. Neumann dans son édition : Iuliani imperatoris librorum contra Christianos quae supersunt, Leipzig, Teubner (Scriptorum Graecorum qui christianam impugnaverunt religionem quae supersunt, 3), 1880, p. 95.
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[32]
Iuliani imperatoris, p. 101-102.
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[33]
P. Burguière et P. Évieux par exemple reprennent le titre de Neumann et proposent Ἰουλιανοῦ Αὐτοκράτορος κατὰ Γαλιλαίων (σκευωρίας) λόγος α’, β’, γ’ : Cyrille d’Alexandrie, Contre Julien, t. 1, éd. Paul Burguière et Pierre Évieux, Paris, Cerf (SC 322), 1985, p. 28-29.
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[34]
Charles Graux, Essai sur l’origine du fonds grec de l’Escurial. Épisode de l’histoire de la Renaissance des Lettres en Espagne, Paris, F. Vieweg, 1880, p. 385 (cité en Joseph Bidez et Franz Cumont, « Recherches sur la tradition manuscrite des lettres de l’empereur Julien », Mémoires couronnés et autres mémoires publiés par l’Académie Royale des sciences, des lettres et des beaux-arts de Belgique, 57, 1898, p. 133). Le texte de Julien fait partie d’une liste d’ouvrages perdus aujourd’hui (Catalogus nonnullorum librorum qui adhuc grece [sic] estant), dont on ignore aussi la collocation exacte dans le passé : voir ibid. n. 5.
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[35]
Karl J. Neumann, « Ein neues Bruchstück aus Kaiser Julians Büchern gegen die Christen », Theologische Literaturzeitung, 10, 1899, col. 298-304, 299. Voir aussi Heinrich Schiller, « Iulians bücher gegen die Christen », Philologus, 40, 1881, p. 385-386. Emil von Borries, « Iulianos (Apostata) », Paulys Realencyclopädie der classischen Altertumswissenschaft [1918], t. X/1, Stuttgart, Verlag J. B. Metzler, 1994, col. 26-91, 75 exclut lui aussi le titre Κατὰ Χριστιανῶν.
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[36]
Augusto Guida, « Frammenti inediti del Contro i Galilei di Giuliano e della replica di Teodoro di Mopsuestia », Prometheus, 9, 1983, p. 139-163, 139, n. 1 ; E. Masaracchia, Contra Galilaeos, p. 13.
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[37]
Comme l’a rappelé J. Bouffartigue, « Porphyre et Julien contre les chrétiens : intentions, motifs et méthodes de leurs écrits », Le Traité de Porphyre, éd. S. Morlet, p. 407-426, 407, n. 2. Bouffartigue renvoie au travail de J. Bidez et F. Cumont, « Recherches » ; cependant, les deux savants expriment leur réserve quant à l’adoption du « nouveau » titre (p. 133).
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[38]
Plusieurs chercheurs ont avancé l’hypothèse que le Contre les Galiléens ait circulé beaucoup plus longtemps que les autres traités antichrétiens : J. Bidez et F. Cumont, « Recherches », p. 130-133 ; Joseph Bidez, « Aréthas de Césarée éditeur et scholiaste », Byzantion, 9, 1934, p. 391-408, 399-400 ; A. Guida, « Frammenti inediti », p. 139-163, 139, n. 1 ; Nunzio Bianchi, « Nuovi frammenti del “Contra Galilaeos” di Giuliano (dalle omelie di Filagato da Cerami) », Bollettino dei Classici, 27, 2006, p. 89-104, 100-102 et n. 50. Sceptiques à ce sujet K. J. Neumann, « Ein neues Bruchstück », col. 299 et, plus récemment, Stefano Trovato, « Un nuovo frammento e nuove testimonianze del “Contra Galilaeos” di Giuliano l’Apostata », Jahrbuch der österreichischen Byzantinistik, 62, 2012, p. 265-279, 269-270.
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[39]
Augusto Guida, « La trasmissione del testo del Contra Galilaeos di Giuliano e un nuovo misterioso frammento », Interreligiöse Konflikte im 4. und 5. Jahrhundert. Julian « Contra Galilaeos » – Kyrill « Contra Iulianum », éd. Gerlinde Huber-Rebenich et Stefan Rebenich, Berlin, De Gruyter, 2019, p. 91-110, 91-97.
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[40]
Ibid., p. 97.
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[41]
On trouve quinze emplois de δυσσεβής (dont deux dans le Contre les Galiléens, mais trois sans rapport avec les chrétiens) et deux de δυσσέβεια, auxquels il faut ajouter ἀσέβεια (cinq occurrences, parmi lesquelles deux dans le Contre les Galiléens, dont une sans relation avec le christianisme) toujours pour désigner les chrétiens et le christianisme. Ici comme ailleurs, nous ne tenons pas compte des occurrences en Lettres 84, qui est probablement un faux de la fin du ive siècle : voir Peter van Nuffelen, « Deux fausses lettres de Julien l’Apostat (La lettre aux Juifs, Ep. 51 [Wright], et la lettre à Arsacius, Ep. 84 [Bidez]) », VC 56, 2002, p. 131-150, 136-148.
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[42]
Ἄθεος revient cinq fois dans son œuvre ; ἀθεότης dix (dont trois dans le Contre les Galiléens), à une exception près toujours en rapport avec le christianisme.
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[43]
Dans les fr. 1 et 3 Masaracchia. Le TLG donne vingt-sept occurrences, mais celle de Lettres 46 est peut-être le fruit d’une erreur dans la tradition du texte : voir Pierre-Louis Malosse, « Galileans or Gallus ? Julian’s Letter to Aetius », CQ 60, 2010, p. 607-609 ; contra Moysés Marcos, « Julian, Aetius and ‘The Galileans’ », CQ 70, 2020, p. 865-870. En revanche, on ajoutera celle de Lettres 90, qui nous est parvenue en traduction latine, et où il est question justement de illum nouum eius (Julien s’en prend à Diodore de Tarse) deum Galilaeum.
-
[44]
Stefania Scicolone, « Le accezioni dell’appellativo “Galilei” in Giuliano », Aevum, 56, 1982, p. 71-80, 71. Scicolone renvoie à Grégoire de Nazianze, Discours IV 76 et Jean Chrysostome, Discours sur Babylas 22 Montfaucon (= 120 Schatkin).
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[45]
Comme on le sait, le nom de « cynisme » fut donné à l’école d’Antisthène à cause du lieu où il réunissait ses disciples, le gymnase de Cynosarge.
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[46]
Fr. 64 Masaracchia. Masaracchia dans Giuliano imperatore, Contra Galilaeos, p. 12 met sur le même plan ce fragment et le 51, où cependant il n’est pas question, à proprement parler, de livres : voir infra, chapitre 14.4 (citation du passage et étude).
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[47]
Lettres 70 ; Commentaire sur Osée II 1.
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[48]
Iuliani Imperatoris, p. 100.
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[49]
Giuliano imperatore, Contra Galilaeos, p. 12.
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[50]
Τρία συγγέγραφε βιβλία κατὰ τῆς εὐαγοῦς τῶν Χριστιανῶν θρησκείας : PG 158, 476c. Comme le rappelle A. Guida (Teodoro di Mopsuestia, Replica a Giuliano, éd. Id., nouv. éd., p. 43, n. 87), ce passage avait déjà été repéré par K. J. Neumann dans Iuliani Imperatoris, p. 97.
-
[51]
E. Masaracchia (Giuliano imperatore, Contra Galilaeos, p. 9) parle en général d’ouvrages composées pendant les années de séjour à Antioche. Mais U. Criscuolo, recension Masaracchia, p. 428 souligne que Julien ne resta qu’un an à Antioche, de juillet 362 à mars 363 : il rappelle ensuite la datation et le lieu de rédaction des ouvrages selon Bidez, que Masaracchia a elle-même ensuite reconnus comme valables (« A proposito di una recensione », Orpheus, 14, 1993, p. 312-319, 312-313) et que nous suivons ici.
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[52]
L’occasion pour la composition des Césars est la récurrence des Saturnales, sans doute de l’année 362 (voir la notice de Lacombrade dans L’empereur Julien, Œuvres complètes, t. II/2, éd. Christian Lacombrade, Paris, Les Belles Lettres [CUF], 1964, p. 27-30), celle pour la rédaction du discours Sur Hélios roi est la fête du Solis Agon (25 décembre) en 362 (voir la notice à l’ouvrage, ibid., p. 75). Le Misopogon devrait dater de début 363 (seconde quinzaine de février, selon Lacombrade, ibid., p. 141-142). Voir aussi M. C. De Vita dans Giuliano, Lettere e discorsi, p. ccii, n. 487 (Césars), ccxiii, n. 535 (Hélios roi) et ccxxvii-ccxxix (Misopogon). Mais Frederick Lauritzen, « Constantine the Great as Ra. The Egyptian Sun-King in Julian’s Hymn to Helios Basileus », RET 10, 2020-2021, p. 169-191, avance des arguments intéressants pour dater le Sur Hélios autour de 357.
-
[53]
Les renseignements donnés par Julien lui-même (Sur la mère des dieux 19, 179) et par Libanios (Discours XVIII 157), ainsi que d’autres considérations sur le rapport avec le rétablissement du culte de Cybèle, feraient penser à une datation très précise, dans une nuit autour de l’équinoxe de printemps de l’année 362 (22-25 mars) : voir la notice de Rochefort dans L’empereur Julien, Œuvres complètes, t. II/1, éd. Gabriel Rochefort, Paris, Les Belles Lettres (CUF), 1963, p. 102. Voir aussi M. C. De Vita dans Giuliano, Lettere e discorsi, p. clxxx, n. 392.
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[54]
Libanios (Discours XVIII 157) affirme que les deux discours furent composés dans deux nuits consécutives : G. Rochefort (L’empereur Julien, Œuvres complètes, t. II/1, éd. G. Rochefort, p. 42) considère plus prudent d’interposer quelques jours entre les deux ouvrages. Sur la base d’indices internes, les deux textes sont vraisemblablement à dater du printemps 362 : voir Contre les cyniques ignorants 1, 181a ; 20, 203c ; Valerio Ugenti, « Sul criterio interpretativo delle prescrizioni alimentari in Giuliano Imperatore », Rudiae, 4, 1992, p. 269-281, 272, n. 5 (pour une liste des auteurs favorables à cette datation) ; M. C. De Vita dans Giuliano, Lettere e discorsi, p. clxviii. Pour le Contre les cyniques ignorants, on a proposé même une datation plus précise en juin 362 : voir L’empereur Julien, Œuvres complètes, t. II/1, éd. G. Rochefort, p. 143 ; Giuliano, Lettere e discorsi, p. cxcii, n. 437.
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[55]
Voir Pierre-Louis Malosse, « Rhétorique, philosophie et prostitution : la lettre de Julien au sénateur Nilus (Ep. 82 Bidez) », Culture classique et christianisme. Mélanges offerts à Jean Bouffartigue, éd. Danièle Auger et Etienne Wolff, Paris, Picard, 2008, p. 57-70, 58 ; Lea Niccolai, « “Avrei potuto punirti, ma ho preferito scriverti”. Regole della politica e regole della satira tra Contro Nilo e Misopogon », Athenaeum, 105, 2017, p. 605-624. Cette lettre est généralement datée du séjour antiochien sur la base de Libanios, Discours XVIII 198 ; cependant Malosse propose des arguments non moins solides pour placer sa rédaction à Constantinople pendant l’hiver 361-362 (voir notamment p. 58-59).
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[56]
Si l’on ajoute foi aux témoignages de Julien, Libanios et Ammien Marcellin, les derniers ouvrages de Julien auraient été rédigés rapidement, pendant la nuit. Voir supra, section 4.2 (pour le témoignage de Libanios sur le Contre les Galiléens) ; Sur la mère des dieux 19, 179a ; Sur Hélios roi 44, 157c ; Contre les cyniques ignorants 20, 203c ; Ammien Marcellin, Histoires XVI 5, 4. Mais la source d’Ammien et Libanios est sans doute Julien lui-même, dont les propos pourraient aussi trahir une certaine affectation : voir L. Niccolai, « Avrei potuto punirti », p. 606.
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[57]
Selon M. C. De Vita dans Giuliano, Lettere e discorsi, p. cxcii, n. 438, qui renvoie aussi aux sujets abordés dans les lettres datant de la même période. De Vita souligne aussi les rapports entre les discours Sur la mère des dieux et Contre Héracleios le cynique (ibid., p. clxxx).
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[58]
Au point qu’on a parlé d’un « allumfassende Anliegen » : Dirk Cürsgen, « Kaiser Julian über das Wesen und die Geschichte der Philosophie », Kaiser Julian ‘Apostata’ und die philosophische Reaktion gegen das Christentum, éd. Christian Schäfer, Berlin, De Gruyter, 2008, p. 65-86, 65.
-
[59]
Voir infra, chapitre 12.2. Heinz-Günther Nesselrath, « Von götterlosen Galiläern und grotesken Gräberkulten. Kritik an Christen und Christentum in Schriften Julians außerhalb von Contra Galilaeos », Interreligiöse Konflikte, éd. G. Huber-Rebenich et S. Rebenich, p. 1-14 propose une excellente synthèse des allusions au christianisme dans les œuvres de l’empereur.
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[60]
Qui n’était pas pour autant en voie de disparition, comme ont tendance à l’affirmer ceux qui jugent le projet de Julien irréalisable : Ignazio Tantillo, L’imperatore Giuliano, Bari, Laterza, 2001, p. viii-ix ; Jan Stenger, « Pagans and Paganism in the Age of the Sons of Constantine », The Sons of Constantine, AD 337 – 361. In the Shadows of Constantine and Julian, éd. Nicholas Baker-Brian et Shaun Tougher, Cham, Palgrave Macmillan, 2020, p. 389-413.
-
[61]
Voir sur ce projet Scott Bradbury, « Julian and the Jews », A Companion to Julian the Apostate, éd. H.-U. Wiemer et S. Rebenich, p. 267-292.
-
[62]
Voir Lettres 89, datée également du séjour antiochien. Les projets de Julien ont fait couler beaucoup d’encre : s’agissait-il d’une imitation du christianisme ? Peut-être, mais l’influence chrétienne a été parfois surestimée : voir Hans-Ulrich Wiemer, « Revival and Reform : The Religious Policy of Julian », A Companion to Julian the Apostate, éd. Id. et S. Rebenich, p. 207-244.
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[63]
C’est le cas des deux discours contre les cyniques, qui répondent à des affirmations outrageuses entendues par Julien, ainsi que du Misopogon, qui est une réplique aux railleries des Antiochiens.
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[64]
C’est ainsi que Julien présente la rédaction de ses discours Sur la mère des dieux (3, 161c) et Contre les cyniques ignorants (20, 203c).
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[65]
Voir supra, chapitre 4.2.
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[66]
En Lettres 80, écrite pendant le voyage vers Antioche, Julien écrit : « excepté Homère et Platon, je n’emporte avec moi aucun livre ni de philosophie, ni de rhétorique, ni de grammaire, pas même un de ces traités d’histoire qui sont dans toutes les mains ; et encore, les seuls volumes que j’ai rassemblent-ils à des amulettes et à des talismans, car ils restent toujours liés » (trad. Bidez).
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[67]
On trouvera une présentation globale de ce traité et de ses liens avec d’autres ouvrages de Julien par M. C. De Vita dans Giuliano, Lettere e discorsi, p. ccxxxix-cclx.
-
[68]
Voir par exemple les remarques de M.-O. Boulnois dans Cyrille d’Alexandrie, Contre Julien, t. 4, éd. Marie-Odile Boulnois, Paris, Cerf (SC 624), 2021, p. 576, n. 1.
-
[69]
E. Masaracchia (Giuliano imperatore, Contra Galilaeos, p. 45-47) renvoie pour les difficultés de l’édition de Julien à Carlo Prato, « Per la storia del testo e delle edizioni di Giuliano Imperatore », Giuliano Imperatore, éd. Bruno Gentili, Urbino, QuattroVenti, 1986, p. 7-37.
-
[70]
Voir Contre Julien II 2.
-
[71]
Voir M.-O. Boulnois dans Cyrille d’Alexandrie, Contre Julien, t. 2, éd. Marie-Odile Boulnois et. al., Paris, Cerf (SC 582), 2016, p. 14-18. Cependant A. Magny, à partir de ses études sur Porphyre, invite à reconsidérer la question (« Porphyry and Julian on Christians », StPatr 96, 2017, p. 46-55).
-
[72]
Iuliani imperatoris.
-
[73]
Giuliano imperatore, Contra Galilaeos. Sur la nécessité de corriger l’édition Neumann, voir Ead., « Sul testo del Contra Galilaeos », Giuliano Imperatore, éd. B. Gentili, p. 109-120 (avec des exemples de choix problématiques faits par Neumann et l’énonciation des critères suivis par Masaracchia).
-
[74]
Kyrill von Alexandrien, Gegen Julian, t. 1, éd. Christoph Riedweg et. al., Berlin, De Gruyter (GCS. NF 20), 2016 ; Kyrill von Alexandrien, Gegen Julian, t. 2, éd. Wolfram Kinzig et Thomas Brüggemann, Berlin, De Gruyter (GCS. NF 21), 2017 ; Cyrille, Contre Julien, t. 2, éd. M.-O. Boulnois et al. ; t. 4, éd. M.-O. Boulnois. Voir à titre d’exemple les observations de M.-O. Boulnois sur le fragment 63 Masaracchia (t. 4, p. 265, n. 3 et 290, n. 2).
-
[75]
Il s’agit des fragments 3a et 3b du Contre Julien, qui rapportent des allusions au grief mentionné par Jean Pic de la Mirandole (voir A. Guida, « La trasmissione », p. 100 et n. 52).
-
[76]
Ari Finkelstein, The Specter of the Jews. Emperor Julian and the Rhetoric of Ethnicity in Syrian Antioch, Oakland, University of California Press, 2018. Finkelstein avance trois arguments :
- 1) une affinité thématique entre le contenu de la lettre et la polémique antichrétienne de certains fragments (p. 63-64. 128-132) ;
- 2) la présence d’arguments porphyriens aussi bien dans la lettre que dans les fragments qui présentent aussi les mêmes thèmes (ibid. 92. 130) ;
- 3) des affinités lexicales (« the same language » : p. 91-92).
- 1) la rédaction contemporaine du Contre les Galiléens et de la lettre (rappelée par Finkelstein aussi : p. 91) et le sujet abordé suffisent pour expliquer les ressemblances et l’existence de deux textes séparés ;
- 2) il en va de même pour l’emploi de Porphyre ;
- 3) les affinités lexicales ne sont pas assez significatives, la note censée les préciser ne donnant qu’un exemple, le syntagme ἱερατικὸς λόγος (présent aussi dans le fr. 52 Masaracchia).
-
[77]
Voir la note en Clavis Patrum Graecorum 3839 et Teodoro di Mopsuestia, Replica a Giuliano, éd. A. Guida, nouv. éd., p. 227-232.
-
[78]
Teodoro di Mopsuestia, Replica a Giuliano, éd. A. Guida, p. 195-225 = Id., Replica a Giuliano, éd. A. Guida, nouv. éd., p. 227-260. Ces six textes correspondent aux témoignages 1 et 4-8, les textes 2-3 ne relatant pas une objection antichrétienne, comme le précise Guida lui-même.
-
[79]
A. Guida, « Altre testimonianze e un nuovo frammento del “Contro i Galilei” di Giuliano imperatore », Ὁδοὶ διζήσιος. Le vie della ricerca : studi in onore di Francesco Adorno, éd. Maria Serene Funghi, Florence, L. S. Olschki, 1996, p. 241-252. Guida a repéré aussi deux autres fragments du Contre Julien de Cyrille, qui cependant ne rapportent pas de nouvelles citations de Julien, mais seulement des réponses de Cyrille. Dans les deux cas, on devine que l’apologiste répond à une objection portant sur la compatibilité de la nature divine avec la faiblesse humaine.
-
[80]
N. Bianchi, « Nuovi frammenti ». La n. 1, p. 89 propose une riche bibliographie sur Philagate. Il s’agit des fragments grecs 72-74 du Contre Julien, selon la numérotation de l’édition GCS.
-
[81]
S. Trovato, « Un nuovo frammento ».
-
[82]
Des chaînes, mais aussi des ouvrages de Sévère d’Antioche, Victor d’Antioche, Georges de B’eltan, Isho ‘Dad de Merv.
-
[83]
Ainsi le fragment 64b consiste-t-il en une réflexion de Cyrille qui semble répondre à une objection sur le culte des martyrs, tandis que le fragment 75 reproduit à quelques détails près une objection déjà signalée par Guida en 1994.
-
[84]
Kyrill von Alexandrien, Gegen Julian, t. 2, éd. W. Kinzig et T. Brüggemann, p. 941-943 (= quaestiones 42 et 43 du texte du Pseudo-Justin).
-
[85]
A. Guida, « La trasmissione », p. 97-106. Guida souligne cependant le caractère problématique du témoignage de Pic de la Mirandole, quelque peu obscur et dont on ignore la source : voir Id., « La trasmissione », p. 106 et passim.
-
[86]
Voir Christoph Riedweg, « A German Renaissance Humanist as Predecessor & Some Further Surprises », Interreligiöse Konflikte, éd. G. Huber-Rebenich et S. Rebenich, p. 259-286, 259-260. Il s’agit d’un extrait de Contre Julien VIII 48, où sur la base de la traduction syrienne de Sévère d’Antioche, Riedweg corrige un φασι en φησι et attribue donc l’objection à Julien. Mais M.-O. Boulnois (Cyrille, Contre Julien, t. 4, p. 586) remarque que la même objection est attribuée par Cyrille à des opposants anonymes au chapitre 46 du même tome.
-
[87]
Julien l’Empereur, Contre les Galiléens, éd. Angelo Giavatto et Robert Muller, Paris, Vrin (Bibliothèque des textes philosophiques), 2018. Mais ces traducteurs ont fait des choix problématiques dans l’établissement du texte et dans la traduction. Voir la recension de Marie-Odile Boulnois, Philosophie antique, 19, 2019, p. 205-208.
Encore plus que celle de Porphyre, la vie de Julien (331 -363) a fait l’objet de nombreuses études. Comme pour le disciple de Plotin, donc, nous nous bornerons à rappeler les rapports entre l’empereur passé à l’histoire comme « l’Apostat » et le christianisme. Nous passerons ensuite en revue différents aspects du Contre les Galiléens : datation, formulation exacte du titre, nombre des livres, place du traité dans l’œuvre littéraire de Julien. Nous terminerons avec des précisions sur la transmission du Contre les Galiléens et sur les différents fragments identifiés par les chercheurs.
Neveu de Constantin, Julien vit dans un empire en voie de christianisation, et reçut lui-même une véritable éducation chrétienne. Car après le massacre de sa famille en 337 (ordonné sans doute par Constance II et auquel il échappa, selon certains témoignages, grâce à des prêtres chrétiens), le jeune Julien fut confié à Eusèbe de Nicomédie ; après la mort de l’évêque en 341-342, on prit soin de parfaire son éducation chrétienne pendant son séjour forcé à Macellum, au cours duquel il reçut probablement les sacrements.
Au moins au début, il ne manifesta pas le mépris dédaigneux envers le christianisme qui allait le rendre célèbre : il nous dit lui-même qu’il s’intéressa vivement à la religion chrétienne, au point que bientôt les maîtres chargés de lui expliquer les Écritures n’eurent plus rien à lui apprendre. Le confinement de Macellum lui offrait par ailleurs une bonne occasion de se former dans la foi chrétienne : pour Julien, la vaste bibliothèque de l’évêque Georges de Cappadoce était sans doute un bon remède à la solitude du lieu…
Date de mise en ligne : 20/02/2026
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