Chapitre de Que sais-je ? / Repères

II. Ressources : privatiser, optimiser, conserver la nature

Pages 21 à 34

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  • Fressoz, J.-B.,
  • Graber, F.,
  • Locher, F.
  • et Quenet, G.
(2014). II. Ressources : privatiser, optimiser, conserver la nature. Introduction à l’histoire environnementale (p. 21-34). La Découverte. https://shs.cairn.info/introduction-a-l-histoire-environnementale--9782707165756-page-21?lang=fr.

  • Fressoz, Jean-Baptiste.,
  • et al.
« II. Ressources : privatiser, optimiser, conserver la nature ». Introduction à l’histoire environnementale, La Découverte, 2014. p.21-34. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/introduction-a-l-histoire-environnementale--9782707165756-page-21?lang=fr.

  • FRESSOZ, Jean-Baptiste,
  • GRABER, Frédéric,
  • LOCHER, Fabien
  • et QUENET, Grégory,
2014. II. Ressources : privatiser, optimiser, conserver la nature. In : Introduction à l’histoire environnementale. Paris : La Découverte. Repères, p.21-34. URL : https://shs.cairn.info/introduction-a-l-histoire-environnementale--9782707165756-page-21?lang=fr.

L'époque moderne est marquée par de profonds bouleversements du rapport à la nature. À la vision organiciste de la Renaissance concevant la nature comme une mère nourricière qu'il convient de respecter [Merchant, 1983], se substitue peu à peu une vision mécaniciste du monde que l'on doit connaître pour l'exploiter. À travers des savoirs de gouvernement et d'ingénierie, des statistiques, des inventaires de richesses naturelles et d'espaces jugés « improductifs » (marais et terres vagues), le développement de la science forestière (XVIIIe siècle) ou de la prospection minière (XIXe siècle), le territoire est reconceptualisé comme un espace devant être mis en valeur, en même temps que de nombreux éléments de la nature sont repensés en tant que « ressources » devant être exploitées [Cooper, 2003]. De multiples transformations accompagnent cette « mise en ressource de la nature ». Ce chapitre en étudie trois : l'offensive contre les communs, la définition d'usages soutenables et la conservation.
L'époque moderne est marquée par une offensive multiforme contre les usages communs de la nature. En France, au XVIIIe siècle, les communs représentaient 10 % des surfaces cultivables, avec de grandes variations (ils sont par exemple beaucoup plus importants en montagne) [Vivier, 1998]. Marécages, forêts, pêcheries, landes, pâturages, alpages, mais aussi moulins, fours ou lavoirs étaient gérés et utilisés en commun selon des systèmes locaux très variés, souvent non écrits ou définis par la coutume, fixant des règles d'usage : droits et dates d'accès, modes et techniques de prélèvement, rotation des espaces exploités…


Date de mise en ligne : 30/09/2014

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