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4 - Les Japonais sont maîtres de l’Indochine, mais capitulent le 15 août. Hô Chi Minh en profite

Pages 76 à 100

Citer ce chapitre


  • De Folin, J.
(1993). 4 - Les Japonais sont maîtres de l’Indochine, mais capitulent le 15 août. Hô Chi Minh en profite. Indochine (1940-1955) : La fin d'un rêve (p. 76-100). Perrin. https://shs.cairn.info/indochine--9782262010188-page-76?lang=fr.

  • De Folin, Jacques.
« 4 - Les Japonais sont maîtres de l’Indochine, mais capitulent le 15 août. Hô Chi Minh en profite ». Indochine (1940-1955) La fin d'un rêve, Perrin, 1993. p.76-100. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/indochine--9782262010188-page-76?lang=fr.

  • DE FOLIN, Jacques,
1993. 4 - Les Japonais sont maîtres de l’Indochine, mais capitulent le 15 août. Hô Chi Minh en profite. In : Indochine (1940-1955) La fin d'un rêve. Paris : Perrin. Vérités et légendes, p.76-100. URL : https://shs.cairn.info/indochine--9782262010188-page-76?lang=fr.

Notes

  • [1]
    Isoart, op. cit., p. 332.
  • [2]
    Gras, Revue historique des armées n° 4, 1983, p. 102.
  • [3]
    Gras, La Guerre d’Indochine, op. cit., p. 28.
  • [4]
    Gras, ibidem, p. 20.
  • [5]
    Bao Daï, Le Dragon d’Annam, Plon, Paris, 1980, pp. 156-157.
  • [6]
    Revue est et ouest, 1er mars 1976, n° 568, « De Nguyên Aï Quôc à Hô Chi Minh », 1980, pp. 85-86.
  • [7]
    Giap, Des heures inoubliables, publications de langue française, Hanoi, p. 15.
  • [8]
    Duong Moï, Hô Chi Minh - L’homme et son héritage, La Voie Nouvelle, 1990, p. 74-75.
  • [9]
    Franchini (Philippe), Les Guerres d’Indochine, Pygmalion, 1988, p. 191.
  • [10]
    De Gaulle, op. cit., p. 822.
  • [11]
    Sabatier, op. cit., p. 196.
  • [12]
    Texte de la déclaration publiée par l’Imprimerie nationale.
  • [13]
    De Gaulle et l’Indochine, op. cit., déclaration du gouverneur général Laurentie, p. 236.
  • [14]
    Michel (Marc), « Y a-t-il eu impréparation de la France à la décolonisation ? », in Enjeux et Puissances, Mélanges Duroselle, Publications de la Sorbonne, Paris, 1986, p. 186.
  • [15]
    Franchini, op. cit., p. 215.
  • [16]
    Franchini, op. cit., p. 201.
  • [17]
    L. Pignon, Académie des sciences d’outre-mer, note de Pignon, p. 40.
  • [18]
    M.A.E., dossier E. 166.4., télégramme de Paris à Londres n° 1468, du 14 mars 1945.
  • [19]
    M.A.E., dossier E. 166.2. s/d 1, note n° 112/4305 du Comité de l’Indochine, du 27 avril 1945.
  • [20]
    M.A.E., lettre n° 663/TS, envoyée par le général Blaizot, sous le titre de l’état-major des F.E.F.E.O., du 20 avril 1945 ; et voir De Gaulle et l’Indochine, op. cit., pp. 66 et 71.
  • [21]
    De Gaulle et l’Indochine, op. cit., p. 71.
  • [22]
    F.R.U.S., 1945, vol. VI, pp. 308-309.
  • [23]
    Ibidem, p. 309-310.
  • [24]
    Ibidem, p. 311.
  • [25]
    De Gaulle et l’Indochine, op. cit., p. 66.
  • [26]
    F.R.U.S., 1945, Conférence de Potsdam, p. 918.
  • [27]
    De Gaulle, op. cit., pp. 822-823.
  • [28]
    Franchini, op. cit., p. 203.
  • [29]
    Isoart, op. cit., p. 333.
  • [30]
    Franchini, op. cit., p. 211.
  • [31]
    De Gaulle, op. cit., p. 823.
  • [32]
    La composition du corps expéditionnaire fut complètement remaniée le 15 juin 1945. Il se compose alors d’unités déjà aguerries par les campagnes de France et d’Allemagne, uniquement blanches (les troupes noires viendront plus tard) : 9e D.I.C. du général Valluy, groupement blindé Massu de la 2e D.B., 3e D.I.C. du général Nyo. A Ceylan, se trouvent déjà le Corps léger d’intervention (C.L.I.) et le commando Ponchardier, soit en tout 1 500 hommes.
  • [33]
    Sainteny (Jean), Histoire d’une paix manquée, Amiot-Dumont, Paris, 1953, p. 65.
  • [34]
    Sainteny, op. cit., p. 90.
  • [35]
    Patti (Archimède), Why Vietnam ?, Berkeley, 1980, p. 357.
  • [36]
    M.A.E., papiers Decoux.
  • [37]
    Le Bourgeois (J.), Saigon sans la France, Plon, Paris, 1949, p. 217.
  • [38]
    Pignon (L.), Académie des sciences d’outre-mer, Paris, p. 35.
  • [39]
    Argenlieu (amiral d’), Chronique d’Indochine, Albin Michel, Paris, 1983, p. 24.
  • [40]
    M.A.E., dossier E. 166.1/2, télégramme de Paris à Washington, n° 53.45, du 15 août 1945.
  • [41]
    M.A.E., dossier E. 166.1, télégramme extrême urgent n° 437, du général Leclerc, pour le ministre des Affaires étrangères et le haut-commissaire en Indochine, télégramme reçu le 23 août 1945, à 20 h 30.
  • [42]
    M.A.E., télégramme retransmis de Paris le 25 août, sous les n° 56.61/56.66, reçu le 26 à Washington, où il est enregistré sous le n° 50.63/CAB.DIR.
  • [43]
    M.A.E. dossier E. 166.1/2, télégramme à Washington n° 52.83, du 28 août 1945.
  • [44]
    F.R.U.S., 1945, vol. II, p. 513 ; et télégramme n° 1379, de Byrnes à Hurley, disant qu’il n’y avait pas d’objection à la solution française, si Mac Arthur et les Chinois étaient d’accord.
  • [45]
    M.A.E., dossier E. 162.1, note pour le directeur général de la D.G.E.R., du 19 septembre 1945.
  • [46]
    M.A.E., dossier E. 166.1.
  • [47]
    M.A.E., dossier E. 166.1.
  • [48]
    En juin 1946, Salan et Hô Chi Minh font escale aux Indes. Visitant le Taj Mahal, Salan remarque la beauté du monument. Hô répond : « Je suis séduit, mais je préfère que de tels sujets de contemplation ne me soient pas donnés. Nous devons repartir de la terre nue. C’est d’elle que nous tirons la pureté de notre révolution après avoir fait table rase du passé. » (Salan, Mémoires, t. I, p. 386.)
  • [49]
    Philippe Franchini est un métis, fils d’une Vietnamienne et d’un Corse, directeur de l’hôtel Continental de Saigon, quartier général des journalistes et de toutes sortes de personnalités. P. Franchini a donc passé la période de 1940 à 1946 en la vivant comme seul un fils du pays, intelligent, et en contact avec de multiples sources d’informations, pouvait le faire. Ses témoignages n’en ont que plus de valeur.
  • [50]
    C’était aussi l’opinion de Pierre Messmer après ses deux mois de captivité en zone vietminh. Il a provoqué le 8 novembre 1945 la vive irritation de l’amiral d’Argenlieu en lui expliquant pourquoi la déclaration du 24 mars lui « paraissait dépassée ». (P. Messmer, Mémoires, Albin Michel, 1992, D. 167.)
  • [51]
    En fait, le général Leclerc avait signé le 28 août 1945 à Candy une « Remarque à l’Ordre général n° 1 du général Mac Arthur » prévoyant la libération et le réarmement des « militaires des Forces françaises actuellement prisonniers en Indochine ». Il semble que l’amiral d’Argenlieu ait donné d’autres instructions à Cédile.
  • [52]
    Paul Giaccobi a déclaré le 12 mars 1945 : « Bientôt notre drapeau flottera sur Hanoi, Hué et Saigon, libre comme à Strasbourg. »

(Du 9 mars 1945 au 2 septembre 1945)
Le coup de force japonais du 9 mars 1945 aura pour l’avenir de l’Indochine des conséquences dramatiques.
L’autorité politique, administrative et militaire de la France n’existe plus. Le pouvoir est exercé par la 38e armée japonaise du général Tsuchihashi. Les fonctionnaires français, à commencer par les résidents supérieurs et chefs des provinces, sont remplacés par des Japonais. Seul le personnel indochinois reste en place. Tous les Français sont concentrés dans les grandes villes. Le couvre-feu est instauré partout.
En fait, cette administration japonaise est un expédient provisoire. Elle n’a pas d’expérience, et ne porte d’intérêt à l’Indochine que pour y exciter les passions nationalistes. Le gouvernement du Japon a en effet déclaré, le 9 mars, « qu’il ne cesserait jamais, conformément à la mystique de la grande Asie orientale, d’appuyer entièrement les aspirations à l’indépendance des peuples indochinois si longtemps opprimés jusqu’à aujourd’hui ». La « grande Asie orientale », c’était la « libération » de tout l’Extrême-Orient par le Japon.
Alors, sous la pression japonaise, l’empereur Bao Daï, le 11 mars, « proclame publiquement l’abolition du protectorat avec la France et reprend ses droits à l’indépendance ». Le roi du Cambodge, Norodom Sihanouk, et Sisavang Vong, roi du Laos, dénoncent eux aussi les traités qui les lient à la France et adhèrent à la grande Asie orientale. Sisavang, cependant, resté fidèle à la France, ne cache pas ses sentiments et déclare courageusement : « Nous ne quitterons pas notre peuple et subirons ce qu’il subira…


Date de mise en ligne : 31/03/2020

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