Chapitre 5. La convergence des structures sociales dans les deux capitalismes
- Par Alain Cotta
Pages 93 à 121
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- COTTA, Alain,
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- Cotta, A.
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La nature des activités de production et d’échange dépend avant tout des progrès de la connaissance humaine qui, depuis l’origine des temps, obéissent aux lieux des pouvoirs que certains individus ou groupes exercent sur d’autres, beaucoup plus qu’à la productivité marginale ou moyenne de leurs revenus, ainsi que le voudraient les libéraux les plus fanatiques.
Avant la révolution industrielle, dès le miracle grec et l’Empire romain, la hiérarchie sociale primaire est fondée sur la violence et l’innovation des forces armées, la phalange puis la légion. Elle discrimine les combattants vainqueurs des vaincus, réduits en esclavage. Les premiers deviennent les propriétaires de la terre conquise, et les seconds des exploitants agricoles. Avec le temps, cette séparation deviendra un peu moins tranchée. Elle se fragmentera en trois : l’aristocratie, la paysannerie et leurs intermédiaires, membres des corporations en tout genre, commerçants, artisans et francs-maçons.
Dans l’espace européen, puis américain – où s’opère la première révolution industrielle – cette trinité cède (un éternel retour ?) la place à l’opposition entre les propriétaires des moyens de production, incluant la vieille aristocratie terrienne, et les prolétaires, nouveaux esclaves, limités à l’usage de leurs muscles et de leur habileté professionnelle. La propriété quelle qu’elle soit (terre, usine, etc.) devient le fondement même du rang social. Son absence condamne à une dépendance qui plonge jusqu’à des bas-fonds…
Date de mise en ligne : 22/06/2022
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