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16. Un destin en pente douce

Pages 322 à 341

Citer ce chapitre


  • Daussy, H.
(2025). 16. Un destin en pente douce. Histoire politique de la Réforme française : 1540-1685 (p. 322-341). Perrin. https://shs.cairn.info/histoire-politique-de-la-reforme-francaise-1540-1685--9782262029586-page-322?lang=fr.

  • Daussy, Hugues.
« 16. Un destin en pente douce ». Histoire politique de la Réforme française 1540-1685, Perrin, 2025. p.322-341. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/histoire-politique-de-la-reforme-francaise-1540-1685--9782262029586-page-322?lang=fr.

  • DAUSSY, Hugues,
2025. 16. Un destin en pente douce. In : Histoire politique de la Réforme française 1540-1685. Paris : Perrin. Hors collection, p.322-341. URL : https://shs.cairn.info/histoire-politique-de-la-reforme-francaise-1540-1685--9782262029586-page-322?lang=fr.

Notes

  • [1]
    Agrippa d’Aubigné, Histoire universelle, éd. par André Thierry, t. 9, Genève, Droz, 1995, p. 255.
  • [2]
    Brevet par lequel ceux de la Religion peuvent, nonosbtant l’Edict, tenir leurs consistoires, colloques et synodes, sans en demander permission au roy, 21 août 1599.
  • [3]
    Actes de l’assemblée de Saumur, continuation de celle de Châtellerault, à partir du 24 novembre 1599, BnF, nouv. acq. fr. 7192, fol. 243-337.
  • [4]
    Bouillon à Bongars, Sedan, 4 juin 1601, in Catalogus codicum mss. Bibliothecae bernensis, t. 3, Berne, 1782, p. 188.
  • [5]
    Ibid.
  • [6]
    Reproduit en tête du Procès-verbal de l’assemblée de Sainte-Foy, BnF, nouv. acq. fr. 7193, fol. 1.
  • [7]
    Jean Aymon, Tous les synodes, op. cit., t. 1, p. 251.
  • [8]
    Règlement de l’assemblée de Sainte-Foy, 29 octobre 1601, SHPF, ms 711, pièce 1.
  • [9]
    Reglement pour les depputez des Eglizes reformées de France près sa Majesté arresté en l’assemblée de Saincte-Foy le 17 octobre 1601, BnF, nouv. acq. fr. 7193, fol. 13-15 v°.
  • [10]
    Instruction pour les députés en cour, BnF, nouv. acq. fr. 7193, fol. 15 v°- 21.
  • [11]
    Jean Aymon, Tous les synodes, op. cit., t. 1, p. 276.
  • [12]
    Brevet pour la tenue de l’assemblée de Chastellerault, 28 octobre 1604, BnF, nouv. acq. fr. 7193, fol. 28.
  • [13]
    Remonstrances faictes au roy par les deputés de ceux de la religion prétendue réformée sur la tenue de l’assemblée générale, avec la réponse du roy du 28 avril 1605, BnF, nouv. acq. fr. 7193, fol. 31-37.
  • [14]
    Actes de l’assemblée des Eglises réformées de France convoquez par permission du roy à Chastellerault, BnF, nouv. acq. fr. 7193, fol. 43-63v°.
  • [15]
    Jean Aymon, Tous les synodes, op. cit., p. 343-354.
  • [16]
    Actes de l’assemblée de Jargeau, BnF, nouv. acq. fr. 7193, fol. 73-88 v°.

L’édit de Nantes était-il vraiment favorable aux réformés français ? Inlassablement posée, cette question a reçu des réponses contrastées au fil des siècles. S’il fut incontestablement une victoire politique arrachée dans les circonstances qui viennent d’être décrites et au terme d’un interminable combat, d’aucuns virent en lui un triomphe à la Pyrrhus, prélude à un inéluctable naufrage confessionnel. Et parmi les plus critiques à l’endroit de ce texte ont figuré, dès le lendemain de sa signature, quelques-unes des plumes les plus acérées de la nébuleuse huguenote. Dans son Histoire universelle, Agrippa d’Aubigné porta ainsi quelques années plus tard un jugement rétrospectif révélateur de ce fort scepticisme : « les plus avisés », écrivit-il, tenaient que cette paix était « avantageuse aux catholiques et ruineuse aux réformés ». Et dans un Advis salutaire rédigé en 1610 par ce même d’Aubigné, l’édit, célébré par certains comme l’établissement durable de la minorité réformée dans le royaume, fut plus tard ravalé au rang de « paction d’une ruineuse servitude ».
La paix si laborieusement extorquée à Henri IV n’était-elle ainsi que l’amorce d’un processus de rétraction inéluctable de la puissance huguenote ? Son application peut fournir un premier élément de réponse.
Pour être applicables, l’édit de Nantes et ses articles particuliers devaient être enregistrés par les huit parlements dont les ressorts se partageaient le royaume. Les difficultés qui présidèrent à cette opération furent un symptôme de l’accueil pour le moins réticent qu’une partie des catholiques français réserva à cet accord…


Date de mise en ligne : 04/07/2025

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