1. Dieu ou le roi ?
- Par Hugues Daussy
Pages 17 à 32
Citer ce chapitre
- DAUSSY, Hugues,
- Daussy, Hugues.
- Daussy, H.
Citer ce chapitre
- Daussy, H.
- Daussy, Hugues.
- DAUSSY, Hugues,
Notes
-
[1]
Calvin à la marquise de Rothelin, Genève, 5 janvier 1558, Ioannis Calvini Opera quae supersunt omnia, t. 17, Brunswick, Schwetschke, 1877, n° 2788, col. 10.
-
[2]
Ibid., p. 26-28.
-
[3]
Jacques-Auguste de Thou, Histoire universelle, La Haye, H. Scheurleer, 1740, t. 2, p. 566-567. Histoire ecclésiastique des Églises reformées au royaume de France, éd. par Johann Wilhelm Baum, Édouard Cunitz et Rodolphe Reuss, Paris, Fischbacher, 1883, p. 168-170.
-
[4]
Ibid., p. 176.
-
[5]
François d’Andelot à Henri II, Melun [1er juillet 1558], in Jules Bonnet, « Captivité de François d’Andelot à Melun », BSHPF, 3 (1855), p. 245.
-
[6]
Actes 5, 29.
-
[7]
Dalmatio à Farnèse, Paris, 27 mai 1558, in Lucien Romier, « Lettres de Giovanni Dalmatio au cardinal Farnèse (1558-1559) », Bibliothèque de l’École des chartes, 71 (1910), p. 326.
-
[8]
Relation de Jean Michiel après son ambassade, début 1561, in Niccolo Tommaseo (éd.), Relations des ambassadeurs vénitiens sur les affaires de France au xvie siècle, t. 1, Paris, Imprimerie nationale, 1888, p. 411-413.
-
[9]
Edict du roy, contenant la grace et pardon pour ceux qui par cy devant ont mal senty de la foy, donné à Amboise en mars 1560.
-
[10]
Relation de Jean Michiel, op. cit., p. 415-417.
Catherine de Médicis aimait à accueillir son royal époux au château de Montceaux, près de Meaux. Richement meublée, cette demeure d’agrément venait de s’enrichir, au printemps 1558, d’un pavillon de « grotte », un délicieux petit bâtiment à l’architecture raffinée édifié par Philibert de L’Orme. Sur l’allée centrale, Henri II se plaisait de temps à autre à jouer au croquet. Le 20 mai 1558, alors que la famille royale était réunie pour le dîner, la quiétude du lieu, ordinairement propice à la détente, fut brusquement brisée par un hurlement. Courroucé, le roi se leva brusquement et, d’un geste de rage, brisa une assiette avec une violence telle que le dauphin en reçut quelques éclats. Cette colère soudaine avait été causée par l’un de ses plus fidèles sujets, dont les qualités militaires, éprouvées sur les champs de bataille, avaient été récompensées par la charge de colonel général de l’Infanterie française. Mais il n’était ici aucunement question de guerre. Si François d’Andelot subit ainsi les foudres royales, c’est qu’il venait d’avouer, devant son prince et souverain seigneur, le roi très chrétien, son adhésion au calvinisme.
Neveu du connétable Anne de Montmorency et frère de Gaspard de Coligny, amiral de France, d’Andelot fut le premier membre éminent de la noblesse française à rendre sa conversion publique. Lors d’une tournée d’inspection accomplie en Bretagne, en mars et avril 1558, il s’était fait accompagner de deux pasteurs qui avaient prêché à toutes occasions devant la gentilhommerie bretonne et célébré la Cène à Lourmois, le jour de Pâques…
Date de mise en ligne : 04/07/2025
Ce chapitre est en accès conditionnel
Acheter cet ouvrage
16,99 €
Acheter ce chapitre
2,50 €