Chapitre 4. Détente Est-Ouest et menaces au Sud : les bouleversements du paradigme sécuritaire européen (1969-1976)
Pages 104 à 137
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- BADALASSI, Nicolas,
- Badalassi, Nicolas.
- Badalassi, N.
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Notes
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[1]
Mélandri Pierre, Histoire des États-Unis contemporains, Bruxelles, André Versaille éditeur, 2008, p. 531.
-
[2]
Soutou George-Henri, La guerre de cinquante ans, op. cit., pp. 539-540.
-
[3]
Savranskaya Svetla, « Unintended Consequences : Soviet Interests, Expectations and Reactions to the Helsinki Final Act », in Bange Oliver et Niedhart Gottfried (dir.), Helsinki 1975 and the Transformation of Europe, New York, Berghahn Books, 2008, pp. 175-190.
-
[4]
Möckli Daniel, European Foreign Policy during the Cold War. Heath, Brandt, Pompidou and the Dream of Political Unity, Londres, I.B. Tauris, 2008, pp. 184-248.
L’année 1969 correspond à un bouleversement des relations internationales qui entraîne une formidable dynamique de négociations sur la sécurité européenne et sur les moyens de la pérenniser en faisant évoluer les aspects les plus dangereux de la guerre froide. Cette dynamique est favorisée, à l’Ouest, par une série de changements à la tête des États et des gouvernements. En France, le départ de De Gaulle et l’accession de Georges Pompidou à la présidence de la République ne modifient pas les orientations générales de la politique extérieure, mais ils permettent le déblocage de la construction européenne, à l’instar de l’aval donné à l’adhésion britannique. Celle-ci est facilitée par l’arrivée au pouvoir à Londres d’Edward Heath, européiste et francophile convaincu, qui oriente son pays vers la CEE. En RFA, Willy Brandt, premier chancelier social-démocrate de l’après-guerre, lance une Ostpolitik qui redéfinit les paramètres de la sécurité en Europe et pose les bases du dépassement de la bipolarité. Ainsi encouragés par la nouvelle politique allemande, par la neutralité active de la Finlande et par le désir de répondre aux aspirations des sociétés du bloc soviétique, les Européens de l’Ouest acceptent de s’engager dans la Conférence sur la sécurité et la coopération en Europe (CSCE), outil par excellence de la sécurité coopérative paneuropéenne et de la détente politique. La détente militaire s’incarne, elle, dans les négociations sur la réduction mutuelle et équilibrée des forces et dans les discussions soviéto-américaines sur la limitation des armements stratégiques, les SALT …
Date de mise en ligne : 23/07/2024
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