Chapitre X. La Résistance ne gouvernera pas
Pages 120 à 124
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- MURACCIOLE, Jean-François,
- Muracciole, Jean-François.
- Muracciole, J.-F.
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- Muracciole, J.-F.
- Muracciole, Jean-François.
- MURACCIOLE, Jean-François,
L’année qui sépare le débarquement en Normandie de l’effondrement du IIIe Reich marque l’échec politique de la Résistance. Au printemps 1944, les hommes des mouvements nourrissent encore des espoirs. Ils pensent possible la création, à partir du mln, d’un parti travailliste qui occuperait le terrain de la gauche non communiste et qui ruinerait, par sa simple existence, la reformation de la vie politique sur ses bases partisanes traditionnelles. Une série d’échecs vient briser cette espérance.
Les premiers à faire défection sont les démocrates-chrétiens. L’enlisement des négociations entre les mur et les socialistes conduit G. Bidault à renoncer au projet travailliste de G. Dru et à recentrer le mrp plus à droite, tout en renforçant son caractère confessionnel. La place laissée libre par la disparition de la droite, le vote prochain des femmes (que l’on continue de supposer soumises à la religion) et le soutien de la hiérarchie catholique renforcent cette orientation. G. Bidault résume brutalement son projet : « Nous ferons une politique de gauche, avec un électorat de droite. » Le congrès constitutif du mrp de novembre 1944, qui voit le sabordage du pdp et son adhésion au nouveau parti, accentue la ligne confessionnelle. Seule une petite minorité, conduite par Claudius-Petit, entend rester fidèle au projet travailliste.
Au même moment, les socialistes renoncent définitivement au Parti travailliste. Le congrès de la sfio de novembre 1944 voit la victoire d’une ligne « conservatrice » qui s’appuie sur deux principes : l’attachemen…
Date de mise en ligne : 26/11/2020
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