Chapitre IX. La Résistance dans la libération
Pages 113 à 119
Citer ce chapitre
- MURACCIOLE, Jean-François,
- Muracciole, Jean-François.
- Muracciole, J.-F.
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- Muracciole, J.-F.
- Muracciole, Jean-François.
- MURACCIOLE, Jean-François,
L’objectif du cfln n’est pas d’empêcher l’insurrection (De Gaulle a déclaré le 18 avril 1942 que « … la libération nationale ne peut être séparée de l’insurrection nationale… »), mais de l’encadrer et de la contrôler. Partie des plans stratégiques alliés, elle doit être progressive, dans l’espace et dans le temps, afin de suivre et d’aider l’avance des troupes débarquées. Elle doit, en outre, faciliter la prise du pouvoir par le cfln. On sait que cette conception s’oppose à celle de la résistance intérieure, qui souhaite une insurrection générale au jour J préparée par l’action immédiate.
Le bcra avait imaginé une série de plans qui devaient encadrer l’action de la Résistance au moment du débarquement. Un plan vert devait coordonner le sabotage des liaisons ferroviaires, un plan noir s’attaquer aux pc allemands, un plan jaune aux dépôts de munitions et un plan rouge à ceux de carburants.
En novembre 1943, la dgss succède au bcra (chap. vi). Le bral, branche londonienne de la dgss, refond ces projets et entérine quatre plans. Le plan vert modifié permettra la paralysie du réseau de chemins de fer pendant une quinzaine de jours dans la zone des combats. Le plan violet neutralisera les communications allemandes, en particulier par le sabotage des lignes ptt à longue distance. Le plan bleu perturbera la distribution d’électricité. Enfin, le plan bibendum entreprendra des destructions ponctuelles (ponts, carre- fours…) du réseau routier. Tous ces sabotages, confiés à des spécialistes, doivent être sélectifs : il faut songer à la remise en route des réseaux au service des alliés…
Date de mise en ligne : 26/11/2020
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