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La librairie juridique

Page 126

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  • Mollier, J.-Y.
(2008). La librairie juridique. Dans
  • P. Sorel,
  • F. Leblanc,
  • avec la collaboration de J. Loisy
Histoire de la librairie française (p. 126-126). Éditions du Cercle de la Librairie. https://doi.org/10.3917/elec.sorel.2008.01.0126.

  • Mollier, Jean-Yves.
« La librairie juridique ». Histoire de la librairie française, Éditions du Cercle de la Librairie, 2008. p.126-126. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/histoire-de-la-librairie-francaise--9782765409663-page-126?lang=fr.

  • MOLLIER, Jean-Yves,
2008. La librairie juridique. In :
  • SOREL, Patricia,
  • LEBLANC, Frédérique,
  • avec la collaboration de LOISY, Jean-François,
Histoire de la librairie française. Paris : Éditions du Cercle de la Librairie. Hors collection, p.126-126. DOI : 10.3917/elec.sorel.2008.01.0126. URL : https://shs.cairn.info/histoire-de-la-librairie-francaise--9782765409663-page-126?lang=fr.

https://doi.org/10.3917/elec.sorel.2008.01.0126


Notes

  • [1]
    Anne Lefebvre-Teillard, « Le livre juridique manuscrit (xiie-xve siècles) », Histoire et civilisation du livre. Revue internationale, n° 1, 2005, pp. 11–32.
  • [2]
    Ibid., pp. 21–27.
  • [3]
    Yves-Bernard Brissaud, « Pistes pour une histoire de l’édition juridique française sous l’Ancien Régime », Histoire et civilisation du livre, n° 1,2005, pp. 33–136.
  • [4]
    J.-Y. Mollier, LArgent et les lettres : histoire du capitalisme d’édition : 1880–1920, Paris, Fayard, 1988, chap. 2.
  • [5]
    Id., « Éditer le droit après la Révolution française », Histoire et civilisation du livre, op. cit., pp. 137–147.
  • [6]
    Ibid.

Familières aux étudiants en droit et aux membres des professions juridiques, les boutiques dans lesquelles dominent les codes ou autres traités se sont multipliées au xxe siècle. Situées près des parlements sous l’Ancien Régime et du Palais de Justice à Paris, elles proposèrent d’abord des commentaires manuscrits avant d’utiliser l’imprimerie pour recruter de nouveaux clients. C’est d’ailleurs en raison de la cherté des parchemins originaux que le système de la pecia serait né à Bologne vers 1220. Le procédé consistait à recopier une œuvre en partant d’un modèle : l’exemplar divisé en pecie numérotées, de quatre feuillets chacune, pecie que l’on peut se procurer auprès d’un « stationnaire » qui les loue pour une durée déterminée et pour un prix fixé par l’Université. Passant ensuite à Paris, le système se développa dans le quartier de l’Université où des libraires, pour leur donner leur nom du xiiie siècle, spécialisés dans le commerce des pecie, inaugurent de la sorte le commerce du livre universitaire en général, et du manuscrit juridique en particulier. Les autres villes universitaires suivirent le mouvement, Lyon, Montpellier, Toulouse, avant que la rédaction de coutumes par les villes les plus riches ne vienne ajouter un débouché supplémentaire que le développement des procès ne fera qu’augmenter après 1450–1455.
Florissant après l’invention de l’imprimerie, ce négoce devait devenir l’un des plus importants de la librairie aux xviie et xviiie siècles. La Révolution française et l’Empire modifièrent très profondément l’ensemble du système judiciaire, et la rédaction de codes (civil, pénal, de commerce, etc…


Date de mise en ligne : 21/04/2023

https://doi.org/10.3917/elec.sorel.2008.01.0126

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