Chapitre I
La principauté épiscopale, le régime féodal et la formation de la commune
- Par Alfred Dufour
Pages 11 à 25
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- DUFOUR, Alfred,
- Dufour, Alfred.
- Dufour, A.
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Quatre facteurs déterminants sont à retenir dans l’histoire de Genève au Moyen Âge, du xie au xve siècle, qui vont façonner son ordre politique et économique : l’Église, la féodalité, le Saint-Empire et le mouvement communal.
Le premier facteur d’importance tient dans l’Église locale, et plus précisément dans son chef, l’évêque de Genève. C’est qu’à Genève, à l’instar de ce qui se passe en Valais et à Lausanne, comme en Tarentaise ou à Vienne, le plus haut dignitaire ecclésiastique, en l’occurrence le titulaire du siège épiscopal, va apparaître dans l’effondrement général de l’Empire romain, puis de l’Empire carolingien, comme le seul personnage en mesure d’assurer l’ordre et la protection de la Cité et de ses environs.
Dans ces conditions, l’évêque de Genève ne tardera pas d’abord à faire figure de seul maître de la Ville de Genève, au point que, sous les Rodolphiens du second royaume de Bourgogne déjà, l’évêque aura le droit de battre monnaie, comme l’attestent les pièces émises entre 1019 et 1030 par les évêques Conrad et Adalgod avec leur nom et la mention Geneva Civitas. Ensuite, sous les premiers empereurs saliens, l’évêque sera officiellement reconnu comme le seigneur de la Ville, avec les droits de nature judiciaire et fiscale que cela implique, comme le fera, lors de son recouronnement à Genève en 1034, l’empereur Conrad le Salique. Enfin, sous les empereurs souabes, les Hohenstaufen, l’évêque de Genève se verra accorder l’immédiateté impériale (1154 ; 1162), qui lui conférera les droits et les privilèges d…
Date de mise en ligne : 17/08/2014
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