Chapitre d’ouvrage

La Thessalie aux Ve et IVe siècles

Pages 42 à 43

Citer ce chapitre


  • Martinez-Sève, L.,
  • Richer, N.,
  • Cartographie Benoit-Guyod, M.
  • et Levasseur, C.
(2019). La Thessalie aux Ve et IVe siècles. Grand Atlas de l’Antiquité grecque classique et hellénistique (p. 42-43). Autrement. https://shs.cairn.info/grand-atlas-de-lantiquite-grecque-classique-et-hellenistique--9782746751057-page-42?lang=fr.

  • Martinez-Sève, Laurianne.,
  • et al.
« La Thessalie aux Ve et IVe siècles ». Grand Atlas de l’Antiquité grecque classique et hellénistique, Autrement, 2019. p.42-43. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/grand-atlas-de-lantiquite-grecque-classique-et-hellenistique--9782746751057-page-42?lang=fr.

  • MARTINEZ-SÈVE, Laurianne,
  • RICHER, Nicolas,
  • Cartographie BENOIT-GUYOD, Madeleine
  • et LEVASSEUR, Claire,
2019. La Thessalie aux Ve et IVe siècles. In :
  • MARTINEZ-SÈVE, Laurianne
  • et RICHER, Nicolas,
Grand Atlas de l’Antiquité grecque classique et hellénistique. Paris : Autrement. Atlas, p.42-43. URL : https://shs.cairn.info/grand-atlas-de-lantiquite-grecque-classique-et-hellenistique--9782746751057-page-42?lang=fr.

La Thessalie s’étend sur 10 000 km2 : son territoire et son réseau hydrographique – qui aboutit au fleuve Pénée – sont l’objet d’une description d’Hérodote (Histoires, VII, 129). Délimitée par des montagnes telles que l’Olympe au nord et le Pinde à l’ouest, la Thessalie comprend deux vastes plaines séparées par des collines, qui peuvent être occasionnellement inondées. Une bonne mise en valeur des terres s’appuie donc sur des travaux de drainage ou la construction de digues, comme celles mentionnées par Théophraste à la fin du ive s. (De causis plantarum, V, 14, 2). Son climat, trop rude pour l’olivier, est propice aux activités d’élevage (notamment de chevaux) et à la production de blé : cette dernière est abondante, sauf quand, dans l’ouest, des inondations détruisent les récoltes. Les exportations s’effectuent depuis les deux ports situés sur le golfe Pagasétique : Pagasai et Pyrasos.
La production agricole est largement assurée par la population rurale dépendante, les Pénestes, qui paient en nature les prélèvements pesant sur eux et qui sont parfois vus comme ayant un statut analogue à celui des hilotes de Lacédémone : au iie s. de notre ère, Pollux dit (Onomasticon, III, 83) qu’ils avaient un statut intermédiaire entre celui des hommes libres et celui des esclaves. Les Pénestes sont attachés à la terre qu’ils travaillent : ils ne peuvent être vendus mais ils peuvent être affranchis, sans doute individuellement, et certainement de façon collective, après avoir été enrôlés dans l’armée…


Date de mise en ligne : 18/07/2024

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