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Chapitre 10. Politique : entre fascination et frustration

Pages 241 à 276

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  • Woronoff, D.
(2001). Chapitre 10. Politique : entre fascination et frustration. François de Wendel (p. 241-276). Presses de Sciences Po. https://shs.cairn.info/francois-de-wendel--9782724608052-page-241?lang=fr.

  • Woronoff, Denis.
« Chapitre 10. Politique : entre fascination et frustration ». François de Wendel, Presses de Sciences Po, 2001. p.241-276. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/francois-de-wendel--9782724608052-page-241?lang=fr.

  • WORONOFF, Denis,
2001. Chapitre 10. Politique : entre fascination et frustration. In : François de Wendel. Paris : Presses de Sciences Po. Facettes, p.241-276. URL : https://shs.cairn.info/francois-de-wendel--9782724608052-page-241?lang=fr.

Notes

  • [1]
    Jean-Noël Jeanneney, op. cit., p. 18.
  • [2]
    Les maîtres de forges ont volontiers siégé, au xixe siècle, dans les assemblées parlementaires. Dans la génération de François de Wendel, Eugène Schneider a succédé à son père à la Chambre des députés en 1898 et a été réélu en 1902 et en 1906.
  • [3]
    AD Meurthe-et-Moselle 3 M 90, note du sous-préfet de Briey, 22 avril 1914.
  • [4]
    Henri de Wendel, en 1881, avait sobrement fait afficher sur la porte des mairies : « Messieurs les électeurs, je vous informe que je suis candidat ».
  • [5]
    AN 190 AQ 2 (1908 ?).
  • [6]
    Ibid., Leroy, de Conflans.
  • [7]
    AD Meurthe-et-Moselle 3 M 90, note au préfet, 3 mars 1914.
  • [8]
    Il est le neveu de Curieque, président des aciéries de Micheville.
  • [9]
    Jean-Marie Moine, op. cit., p. 235-239.
  • [10]
    Wendel, qui tient si bien sa ville, ne peut pas imaginer que son score à Auboué (62 voix contre 219 à Grandjean) ne soit pas le résultat des intrigues de Cavallier.
  • [11]
    Archives du Centre pour la promotion de l’histoire de Jœuf.
  • [12]
    Lebrun appartenait au corps des Mines. Il était entré « major » à Polytechnique et était sorti également « major » de l’École nationale supérieure des mines.
  • [13]
    12 août 1906.
  • [14]
    AN 190 AQ 2, 20 mars 1906.
  • [15]
    AD Meurthe-et-Moselle WM 1508/1, élections au conseil général, 28 juillet 1907, affiche de François de Wendel.
  • [16]
    AD Meurthe-et-Moselle 3 M 90.
  • [17]
    AD Meurthe-et-Moselle 3 M 91.
  • [18]
    Ibid,., 1” mai 1919.
  • [19]
    En Moselle, Guy de Wendel passa également avec toute sa liste, où figuraient entre autres le général Maud’huy et un jeune militant catholique, Robert Schuman.
  • [20]
    AD Meurthe-et-Moselle 3 M 92.
  • [21]
    4 mars 1928.
  • [22]
    AD Meurthe-et-Moselle 3 M 91.
  • [23]
    AD Meurthe-et-Moselle 3 M 94, note au ministre de l’Intérieur, 18 avril 1932.
  • [24]
    Jean-Noël Jeanneney, op. cit., p. 482
  • [25]
    Guy de Wendel a abandonné son mandat de député, en janvier 1927, pour se faire élire au Sénat. François de Wendel s’est félicité de cette occasion, pour la Maison, de « prendre une assurance politique… contre les déboires que le suffrage universel risque toujours d’infliger » (ibid., p. 364). Aux cantonales de 1937, François de Wendel est battu par Philippe Serre.
  • [26]
    Jusqu’à la loi du 29 juillet 1913 « sur le secret du vote et l’emploi des cabines d’isolement », le scrutin était « très surveillé » à Jœuf et à Homécourt, explique le sous-préfet (AD Meurthe-et-Moselle 3 M 90, 4 mars 1914). Des ouvriers méfiants sont venus demander à Grandjean si les enveloppes étaient les mêmes pour tout le monde ! (Roger Martinois, Si Jœuf m’était posté…, op. cit., p. 208). Le contrôle passe aussi par le pointage, opéré depuis 1901, des employés abstentionnistes.
  • [27]
    Une liste communiste n’est parvenue à réunir que trois candidats pour vingt-huit sièges.
  • [28]
    Roger Martinois, Mai-juillet 1936…, op. cit., p. 12.
  • [29]
    Archives Martinois, lettre de Deshayes, directeur du Journal de Briey, à Wendel, 14 avril 1906.
  • [30]
    AD Meurthe-et-Moselle 3 M 90, note du sous-préfet, 22 avril 1914.
  • [31]
    Discours à l’assemblée générale de la Société le 24 mai 1936, « jour de la fête des mères françaises ». Voir Roger Martinois, Mai-juillet 1936…, op. cit., p. 47.
  • [32]
    AN 190 AQ 3, 4 septembre 1925.
  • [33]
    AN 190 AQ 2, 5 décembre 1920.
  • [34]
    Il remarque, en 1926, que « tous les correspondants locaux de L’Eclair sont des curés ». Méfiance.
  • [35]
    La Bonne Presse a fourni des fonds, à l’été 1925 (AN 190 AQ 3, août et septembre 1925).
  • [36]
    Jean-Noël Jeanneney, op. cit., p. 464.
  • [37]
    AN 190 AQ 3.
  • [38]
    En avril 1928, sur le « Mur de l’argent » et sur les lois sociales.
  • [39]
    AN 189 AQ 108, 28 mars 1933.
  • [40]
    AN 190 AQ 3, 3 juillet 1928.
  • [41]
    Jean-Noël Jeanneney, op. cit., p. 439.
  • [42]
    Augustin Hamon, op. cit., t. II, 1937, p. 336.
  • [43]
    Suzanne Guehl-Abel, Les parlementaires de Meurthe-et-Moselle sous la Troisième République : 1871-1940, étude de sociopolitique, maîtrise, Université de Nancy, 1985.
  • [44]
    Jean-Noël Jeanneney, op. cit., p. 321.
  • [45]
    AN 190 AQ 3, 1er septembre 1925.
  • [46]
    Il préside le conseil général de la Moselle de 1925 à 1936.
  • [47]
    Jean Jolly, Dictionnaire des parlementaires français.
  • [48]
    Louis Loucheur a été ingénieur à la Compagnie des chemins de fer du Nord, avant de créer en 1899 une société de travaux publics, qui deviendra en 1908 la SGE. Il a quitté définitivement cette grande entreprise quand il est entré au gouvernement.
  • [49]
    « La France doit jouer jusqu’au bout le jeu des Anglais. » (Journal, 14 juin 1940.) « Capitulation complète, Marine, Colonies, tout ! Laval et Marquet sont entrés dans le cabinet. C’est tout un programme et il est mauvais. » (Ibid., 23 juin 1940.)
  • [50]
    2 février 1944. Rappelons que les « 80 » comprenaient 12 députés radicaux socialistes, 14 sénateurs de la Gauche démocratique, 36 députés ou sénateurs socialistes, 18 parlementaires de droite. Les communistes avaient été exclus après la signature du pacte germano-soviétique. La majorité des socialistes a voté les pleins pouvoirs.
  • [51]
    L’Éclair de l’Est, 14 janvier 1949.
  • [52]
    Wendel avait demandé cette entrevue pour plaider la cause dés industries d’Alsace-Lorraine, victimes des appétits allemands (Pierre Fritsch, op. cit.)
  • [53]
    Philippe Mioche, « Quand François de Wendel disait non », dans La Résistance et les Européens du Nord, Bruxelles, Centre de recherche et d’études historiques de la seconde guerre mondiale, 1994, p. 231-241.
  • [54]
    Journal, 2 avril 1943.
  • [55]
    Journal, 29 juin 1944. En juillet 1944, un correspondant lui rappellera son refus, quelques mois après Parmistice, de faire reparaître le Bulletin quotidien : « On ne peut pas écrire sans se déshonorer… »
  • [56]
    Ibid., 31 août 1940 ; Philippe Mioche, art. cité.
  • [57]
    À propos de l’arrestation d’Alexis Aron, des Forges du Nord et de l’Est, voir Philippe Mioche, La sidérurgie et l’État…, op. cit., p. 519.
  • [58]
    Ibid.
  • [59]
    Ibid.
  • [60]
    Ibid.
  • [61]
    Annie Lacroix-Riz, op. cit., p. 80.
  • [62]
    Jean-Noël Jeanneney, op. cit., p. 308.
  • [63]
    AN 189 AQ 109, 4 juin 1946.
  • [64]
    AN 190 AQ 3. « C’est évidemment un catholique militant, mais c’est un homme de première valeur », lettre au directeur de L’Est républicain, 24 avril 1928. « C’est le garçon le plus intelligent de la représentation de l’Alsace-Lorraine… », lettre à Marin, 7 mai 1928.
  • [65]
    Il s’étonnait, semble-t-il, du manque de précaution de ce mouvement. Il avait mis en garde son beau-frère, qui était en contact avec Le Couteulx.
  • [66]
    Journal, 9 octobre 1945.
  • [67]
    Journal, 15 août 1943.
  • [68]
    Ibid., 12 octobre 1943.
  • [69]
    Journal, 13 juin 1944.
  • [70]
    Journal, 3 juin 1944.
  • [71]
    Ibid., 9 août 1944.
  • [72]
    Journal officiel, 12 décembre 1945.
  • [73]
    Sous réserve de pertes archivistiques, la décrue de son courrier est considérable à partir de l’automne 1945.
  • [74]
    Journal, 24 février 1945.
  • [75]
    Journal, 28 avril 1945.
  • [76]
    AN 190 AQ 3, lettre à. Pierre André, député de la Meurthe-et-Moselle, 10 août 1948.

François de Wendel, saisi très tôt par la politique, n’a assumé qu’en partie cette vocation. La passion n’est pas devenue un métier ; il lui a fallu arbitrer entre l’entreprise et la Chambre. Avant de devenir député et influent, il a dû asseoir sa primauté, c’est-à-dire construire ou utiliser des réseaux et se donner des moyens de contrôle. Quelles étapes ont marqué cette prise de pouvoir et comment a-t-il défendu son territoire ? Celui-ci détermine, par sa composition sociale, le style et parfois le contenu de l’engagement. Wendel a-t-il présenté dans la circonscription de Briey un autre visage qu’à Paris ? Quels thèmes a-t-il mis en avant, selon les campagnes électorales ? Par ailleurs, on ne fait pas de politique sans alliance, mais les conditions de l’alliance changent selon les modes de scrutin et la conjoncture, selon les adversaires, aussi. Comment expliquer qu’il ait été ébranlé par un représentant du courant démocrate-chrétien à un moment où il semblait dominer la situation ? Sous le régime de Vichy, cet homme politique sans tribune, cet industriel sans usine, a paru hors jeu. Des traces d’opinions, voire des prises de position existent, qui devraient nuancer les jugements péremptoires portés sur lui. Là encore, la chronologie importe. Il conviendra également de replacer François de Wendel, à ce moment de vérité, dans sa famille, son milieu social et professionnel, ses attaches partisanes. Enfin, quand la République a retrouvé droit de cité, quel choix a-t-il fait, s’éloigner ou s’engager …


Date de mise en ligne : 09/06/2023

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