Chapitre d’ouvrage

Introduction

Pages 83 à 86

Citer ce chapitre


  • Deana, C.
(2004). Introduction. Dans
  • G. Greiner
Fonctions maternelle et paternelle (p. 83-86). érès. https://doi.org/10.3917/eres.grein.2004.01.0083.

  • Deana, Carlo.
« Introduction ». Fonctions maternelle et paternelle, érès, 2004. p.83-86. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/fonctions-maternelle-et-paternelle--9782865868209-page-83?lang=fr.

  • DEANA, Carlo,
2004. Introduction. In :
  • GREINER, Georges,
Fonctions maternelle et paternelle. Toulouse : érès. Petite enfance et parentalité, p.83-86. DOI : 10.3917/eres.grein.2004.01.0083. URL : https://shs.cairn.info/fonctions-maternelle-et-paternelle--9782865868209-page-83?lang=fr.

https://doi.org/10.3917/eres.grein.2004.01.0083


1La première partie s’est plus particulièrement intéressée à celle qui, selon Freud, « devient, pour les deux sexes, l’objet du premier et du plus puissant des amours, prototype de toutes les relations amoureuses ultérieures de l’enfant ».

2Fonction maternelle, fonction paternelle : l’une ne va pas sans l’autre, l’une ne se définit pas sans l’autre, et l’une et l’autre renvoient à l’enfant et à son devenir psychique, familial et social.

3Parler de fonction maternelle, ce n’est pas parler d’une mère en chair et en os. En effet, une distinction est à faire entre :

  • la fonction maternelle qu’on peut définir en référence à l’enfant, à ce qui lui est nécessaire (objet primordial, objet d’attachement, sein nourricier, contenant, enveloppe, l’Autre de la demande, la mère du holding et du handling, celle qui parle et introduit au langage, etc.), fonction qu’on définit aussi en référence au social (lois, dispositifs juridiques, institutions, etc.) ;
  • la manière dont un sujet singulier, une mère, avec sa position subjective, exerce, incarne cette fonction.
Il est apparu que cet exercice dépend du monde interne de la mère, de sa vie fantasmatique, de son rapport au bébé imaginaire, de la qualité de l’intégration de sa bisexualité psychique, des caractéristiques singulières de la maternogenèse, des transmissions transgénérationnelles, de la manière dont elle se débat dans les rapports féminité-maternité …

4Pour les professionnels, il y a sans doute à connaître les dimensions réelle, imaginaire et symbolique de cette fonction, en connaître et en comprendre les aléas de l’exercice singulier, dans la mesure où, selon les situations ou les circonstances, ils peuvent être conduits à :

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  • aider ou accompagner le devenir-mère, l’accès à la parentalité et son exercice ;
  • aider à le rester (mère) si des épreuves surgissent, si la souffrance est là, qui risque de fragiliser ;
  • aider à redevenir mère/parent quand les circonstances ont conduit à la dépossession, à la disqualification ;
  • aider dans des pratiques de suppléance quand la mère est empêchée, à distance, absente ou seulement capable d’être « mère à temps partiel ».
Ces interventions supposent, chez les professionnels, des positionnements en termes d’accompagnement, de tiers et de suppléance, avec la question, permanente, de savoir comment éviter les effets pervers de stigmatisation, de disqualification, d’infantilisation et de culpabilisation des parents. Mais là, se situe probablement ce que certains appellent les paradoxes fondateurs du travail d’aide.


Date de mise en ligne : 01/04/2010

https://doi.org/10.3917/eres.grein.2004.01.0083