Chapitre d’ouvrage

L’hôpital de Rouen

Pages 4 à 11

Citer ce chapitre


  • Fauconnier, B.
(2012). L’hôpital de Rouen. Flaubert (p. 4-11). Gallimard. https://shs.cairn.info/flaubert--9782070439812-page-4?lang=fr.

  • Fauconnier, Bernard.
« L’hôpital de Rouen ». Flaubert, Gallimard, 2012. p.4-11. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/flaubert--9782070439812-page-4?lang=fr.

  • FAUCONNIER, Bernard,
2012. L’hôpital de Rouen. In : Flaubert. Paris : Gallimard. Folio Biographies, p.4-11. URL : https://shs.cairn.info/flaubert--9782070439812-page-4?lang=fr.

Notes

  • [1]
    Lettre à Élisa Schlesinger, 14 janvier 1857.
  • [2]
    Lettre à Louise Colet, 7 juillet 1853.
  • [3]
    Ibid.
  • [4]
    Caroline Franklin Grout, Heures d’autrefois, mémoires inédits, souvenirs intimes et autres textes, édition de Matthieu Desportes, publication de l’université de Rouen, 1999.
  • [5]
    Lettre à sa mère, Constantinople, 24 novembre 1850.
  • [6]
    Caroline Franklin Grout, op. cit.
  • [7]
    Lettre à Ernest Chevalier, 1er janvier 1831.
  • [8]
    Lettre à Ernest Chevalier, février 1831.
  • [9]
    Cité par Herbert Lottman, Gustave Flaubert, Fayard, 1979, p. 42.
  • [10]
    Lettre à Louise Colet, 16 janvier 1852.
  • [11]
    Lettre à Louise Colet, 4 octobre 1846.
  • [12]
    Novembre, Gallimard, coll. « Folio », p. 117.
  • [13]
    Préface de G. Flaubert aux Dernières chansons de Louis Bouilhet, 1872.
  • [14]
    Lettre du 11 septembre 1833.
  • [15]
    Herbert Lottman, Gustave Flaubert, Le Livre de Poche, coll. « Pluriel », p. 47.
  • [16]
    Lettre à Ernest Chevalier, 24 février 1842.

La vie de Gustave Flaubert est l’histoire d’une obsession et d’un sacrifice : écrire. Peu d’artistes se confondent avec leur œuvre à un point tel que leur existence semble s’effacer derrière la tâche à accomplir. Les cinquante-huit années que Flaubert passa sur cette terre n’ont rien de très romanesque : quelques voyages, des amours interrompues dans lesquelles il entre comme à reculons, peu d’intrigues carriéristes, aucun engagement politique sinon quelques coups de gueule antirévolutionnaires ou anticommunards, qu’un jugement rapide pourrait faire passer pour réactionnaires. Un catholicisme de bon aloi, sans doute plus par souci de l’ordre que par conviction profonde, mâtiné d’un solide anticléricalisme, comme chez beaucoup d’artistes de son temps. Une enfance choyée par une famille aimante, un âge d’homme protégé par la rente. Telles sont les apparences.
Et pourtant cette vie est une aventure prodigieuse, celle d’une conscience tout entière tournée vers l’œuvre à faire et la conquête de la forme — et de soi. Jamais Flaubert, sauf à de rares moments, n’a songé à écrire en courant après la fortune et les femmes, comme Balzac, ou à hausser sa figure au rang de mythe, comme Chateaubriand ou Hugo. Son œuvre est mince, chacun de ses livres est un projet, un défi, une longue douleur. À ce titre, il réalise peut-être plus qu’un autre cette ambition, si bien analysée par Paul Bénichou, d’élever l’écrivain jusqu’au sacre, de le constituer en saint laïque dont la seule religion est la littérature, ce dernier refuge de la vérité, de la beauté, dans un monde qui change et tremble sur ses fondements ; un monde essentialisé en bêtise, ce monstre multiforme que l’auteur d…


Date de mise en ligne : 05/06/2024

Ce chapitre est en accès conditionnel

Acheter cet ouvrage

15,99 €

292 pages, format électronique (HTML et feuilletage, par chapitre)
Membre d'une institution cliente ?