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Premières amours

Pages 12 à 21

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  • Fauconnier, B.
(2012). Premières amours. Flaubert (p. 12-21). Gallimard. https://shs.cairn.info/flaubert--9782070439812-page-12?lang=fr.

  • Fauconnier, Bernard.
« Premières amours ». Flaubert, Gallimard, 2012. p.12-21. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/flaubert--9782070439812-page-12?lang=fr.

  • FAUCONNIER, Bernard,
2012. Premières amours. In : Flaubert. Paris : Gallimard. Folio Biographies, p.12-21. URL : https://shs.cairn.info/flaubert--9782070439812-page-12?lang=fr.

Notes

  • [1]
    Lettre à Ernest Chevalier, 13 septembre 1838.
  • [2]
    Les Mémoires d’un fou, Gallimard, coll. « Folio », p. 73.
  • [3]
    Ibid.
  • [4]
    Mémoires d’un fou, op. cit. p. 81.
  • [5]
    Lettre à Louise Colet, 8 octobre 1846.
  • [6]
    Lettre à Ernest Chevalier, 29 août 1834.
  • [7]
    Lettre à Louise Colet, 31 janvier 1852.
  • [8]
    Les Mémoires d’un fou, op. cit. p. 102.
  • [9]
    Ibid., p. 108.
  • [10]
    Voyage en Corse, Gallimard, coll. « Folio », p. 302.
  • [11]
    Ibid., p. 303.
  • [12]
    Novembre, Gallimard, coll. « Folio », p. 155.
  • [13]
    Edmond et Jules de Goncourt, Journal, 20 février 1860, Robert Laffont, coll. « Bouquins »
  • [14]
    Lettre à Alfred Le Poittevin, 15 avril 1845.
  • [15]
    Lettre à Louise Colet, 7 ou 8 août 1846.

En 1835, quand il aborde sa quatrième, un nouveau professeur, d’histoire celui-là, entre dans la vie de Gustave. Il s’appelle Adolphe Chéruel et se fera un nom modeste, comme auteur d’un Dictionnaire des institutions, mœurs et coutumes de la France, et aussi dans ce genre ingrat, mais parfois lucratif, qu’est la rédaction de manuels scolaires. C’est un homme encore jeune mais qui impressionne par son autorité, la vraie, celle qui s’affirme d’elle-même par le savoir et la compétence. Si Gourgaud Dugazon contribua largement par ses encouragements à conforter la vocation littéraire de Flaubert, Chéruel renforça son goût pour l’Histoire, au point que Gustave en fit la matière même de ses premiers écrits. Il est tout aussi clair que la passion pour l’Histoire, son sens profond aussi bien que sa force poétique et évocatrice, hante toute son œuvre ultérieure, de Salammbô aux Trois Contes. Mais à quinze ans, Flaubert est déjà fasciné et attiré par le champ presque infini qu’offre la matière historique : dès janvier 1836, il commence la composition de Deux mains sur une couronne, qui s’inspire largement de Dumas (Isabel de Bavière). Naturellement, ses premiers écrits sont nourris, et même imités, de lectures innombrables et voraces : les mémorialistes, tels Commynes ou Froissart, mais aussi Michelet, Hugo et Dumas dont les carrières commencent à peine, mais qui connaissent déjà la gloire et font rêver la génération qui les suit immédiatement.
On ne devient pas écrivain sans avoir été d’abord un lecteur forcené…


Date de mise en ligne : 05/06/2024

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