Ernst Nolte (1923-2016)
La « théorie historico-génétique » dans la polémique
Pages 179 à 190
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- BRUNETEAU, Bernard,
- Bruneteau, Bernard.
- Bruneteau, B.
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- Bruneteau, B.
- Bruneteau, Bernard.
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Dans un article sans aménité du 17 juin 2000, titré « Un historien “révisionniste” applaudi à Paris », le journaliste du Monde, Nicolas Weill, vitupérait la présence d’Ernst Nolte à un colloque universitaire qui réunissait des références de la discipline historique (Stéphane Courtois, Louis Dupeux, Antonio Elorza, Emilio Gentile, Pierre Milza, Horst Möller, Georges Nivat, Françoise Thom…). Cet événement, écrivait-il, illustrait le « curieux climat de la vie intellectuelle en France » avec l’invitation d’un historien dont les idées « aboutissent à relativiser la criminalité du régime hitlérien en en faisant une stricte conséquence des atrocités communistes ». En peu de mots d’une rare intolérance, le quotidien du soir, alors dirigé par le « trotskiste culturel » Edwy Plenel (le ci-devant « camarade Krasny »…), simplifiait à l’extrême une œuvre historique dont on ne voulait retenir que le signe d’égalité, jugé sulfureux, entre « génocide de race » et « génocide de classe ». Dévoilée à l’époque de la « querelle des historiens » d’outre-Rhin de 1986-1987 et ravivée dix ans plus tard en France lors de la sortie du Livre noir du communisme dirigé par Stéphane Courtois, cette passion polémique, fondée souvent sur l’ignorance des textes de Nolte qui n’a jamais en quoi que ce soit minoré la dimension de la Shoah, a fait oublier que l’historien allemand a livré des travaux fondateurs sur le fascisme européen et tenté de dépasser les théories classiques du totalitarisme par une interprétation qui se voulait dynamique et donc nécessairement « révisionniste »…
Date de mise en ligne : 19/01/2025
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