Claude Lefort (1924-2010)
La logique du « peuple-Un »
Pages 169 à 177
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- BRUNETEAU, Bernard,
- Bruneteau, Bernard.
- Bruneteau, B.
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En 1976 se tenait à Paris un colloque sur le « 1956 hongrois » où il s’agissait, pour ses organisateurs Krzysztof Pomian et Pierre Kende, de réhabiliter l’événement en tant qu’« année zéro du xxe siècle bis ». Réunissant représentants du courant libéral et personnalités de la gauche non communiste où les « ex » étaient nombreux (Raymond Aron, Alain Besançon, Jean-Marie Domenach, François Fejtö, François Furet, Pierre Hassner, Annie Kriegel, Gilles Martinet, Jean-Jacques Marie), il illustrait alors un consensus dans la dénonciation de la répression soviétique à l’égard des dissidents et, au-delà, une convergence intellectuelle dans la remise au cœur du débat public français de la question du totalitarisme. Claude Lefort l’exprimait particulièrement en qualifiant l’insurrection de Budapest de « première révolution antitotalitaire ». De fait, celui qui vient d’intégrer l’EHESS à 52 ans, cinq ans après une thèse sur Machiavel dirigée par Raymond Aron, est sans doute, après ce dernier, l’intellectuel qui aura le plus contribué au retour du concept de totalitarisme dans les analyses concernant le monde communiste.
Né en 1924, fils naturel d’une mère fille d’un conseiller d’État et d’un père frère du politicien Pierre-Louis Flandin, le jeune Claude prend le nom de Lefort en 1942 alors qu’il fréquente le lycée Carnot à Paris et suit le cours de philosophie de Maurice Merleau-Ponty dont l’influence est déterminante sur la formation de sa pensée. Introduit par ce dernier aux Temps moderne…
Date de mise en ligne : 19/01/2025
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