IV. État de la victime
- Par Yves Prigent
Pages 35 à 37
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- PRIGENT, Yves,
- Prigent, Yves.
- Prigent, Y.
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Il est important de souligner que les conséquences du harcèlement moral sur la victime ne sont pas de l’ordre du chagrin, de la colère, de la peine, de la contrariété, de la fatigue, de la dépression comme il en est en cas de travail pénible, de « pressions », voire d’agressions caractérisées.
• D’autres formes de torture : en particulier les tortures morales opérées dans certains régimes totalitaires sous le nom de « lavage de cerveau ». Ces procédés ne tendent pas à détruire physiquement une victime mais à lui faire perdre la confiance dans ses croyances, ses capacités, ses certitudes.
• Des situations graves et imprévisibles comme les prises d’otages, les attentats, les détournements d’avions. Ces situations ont en commun qu’elles se produisent de façon imprévisible et qu’elles entraînent une véritable effraction psychique.
• Certaines formes d’emprise séductrice : comme en réalisent, par exemple, certains pervers sexuels (pédophiles).
Cette référence au harcèlement comme traumatisme a l’avantage d’être clair, de relever d’une description précise, permettant le diagnostic, si on ne retrouve pas dans l’histoire de l’intéressé d’autres événements traumatiques.
Les symptômes des états posttraumatiques sont connus depuis que les victimes du terrorisme sont nombreuses. Ils ont fait l’objet de descriptions précises (DSM-IV) :
• Perturbations de la pensée : troubles de la concentration, de la mémoire ; état permanent de perplexité et d’hésitation ; ruminations et obsessions sur la situation traumatisante…
Date de mise en ligne : 16/03/2026
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