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33 - Gary Victor : La société haïtienne entre sa mémoire et ses dieux

Pages 435 à 442

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  • Propos recueillis par Jobnel, P.
(2011). 33 - Gary Victor : La société haïtienne entre sa mémoire et ses dieux. Dans
  • N. Ménard
Écrits d'Haïti : Perspectives sur la littérature haïtienne contemporaine (1986-2006) (p. 435-442). Karthala. https://doi.org/10.3917/kart.mena.2011.01.0435.

  • Propos recueillis par Jobnel, Pierre.
« 33 - Gary Victor : La société haïtienne entre sa mémoire et ses dieux ». Écrits d'Haïti Perspectives sur la littérature haïtienne contemporaine (1986-2006) Karthala, 2011. p.435-442. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/ecrits-d-haiti--9782811104962-page-435?lang=fr.

  • Propos recueillis par JOBNEL, Pierre,
2011. 33 - Gary Victor : La société haïtienne entre sa mémoire et ses dieux. In :
  • MÉNARD, Nadève,
Écrits d'Haïti Perspectives sur la littérature haïtienne contemporaine (1986-2006) Paris : Karthala. Lettres du Sud, p.435-442. DOI : 10.3917/kart.mena.2011.01.0435. URL : https://shs.cairn.info/ecrits-d-haiti--9782811104962-page-435?lang=fr.

https://doi.org/10.3917/kart.mena.2011.01.0435


Notes

  • [1]
    Banal Oubli, La Roque d’Anthéron, Vents d’Ailleurs, 2008.
  • [2]
    Treize nouvelles vaudou, Montréal, Mémoire d’encrier, 2007.

Vous écrivez des nouvelles et des romans marqués par un souci de la description précise et évocatrice. Vous projetez un regard désabusé sur l’état de notre pays. Dans Clair de Manbo par exemple, jamais un auteur n’est allé aussi loin dans certaines allées de la société haïtienne. Dites-nous, Gary, comment êtes-vous venu à l’écriture et d’où tirez-vous cette inspiration ?
Je rencontre souvent des lecteurs, des critiques qui me soulignent comment Haïti, dans toute sa profondeur, est présente dans mon œuvre. Dans Clair de Manbo par exemple, je vais très loin dans la description de certaines pratiques qui vont bien au-delà du vaudou en tant que tel. Je parle ici du rôle des sociétés secrètes traditionnelles dans la politique en Haïti. Mais, personnellement, je n’ai jamais pris la décision consciente de parler, d’écrire Haïti dans mes œuvres, tout comme Paul Auster n’a décidé d’écrire New York. Je crois de préférence que je suis né dans un lieu et que ma sensibilité particulière m’a permis de m’imbiber de sentiments, d’images, de souvenirs, de joies et de colères. Tout jeune, j’étais aussi déjà un esprit rebelle, toujours porté vers la contradiction. Ainsi, je voulais toujours avoir un autre regard sur les choses. Dans une société où la tyrannie du collectif est partout, où une conception dévoyée de l’égalité pousse l’individu à se ranger toujours dans l’espace de la mouvance majoritaire, je me suis retrouvé constamment en marge dans toutes mes démarches. Ainsi, j’ai voulu très tôt écrire des choses qui ne venaient pas de l’autre mais qui venaient profondément de moi…


Date de mise en ligne : 24/06/2015

https://doi.org/10.3917/kart.mena.2011.01.0435

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