31 - Regards croisés sur la revanche et la rétribution dans l’histoire et la littérature haïtiennes
- Par Martin Munro,
- Traduction de Nadève Ménard
Pages 407 à 420
Citer ce chapitre
- MUNRO, Martin,
- Traduction de MÉNARD, Nadève,
- MÉNARD, Nadève,
- Munro, Martin.,
- et al.
- Munro, M.,
- Traduction de Ménard, N.
- N. Ménard
https://doi.org/10.3917/kart.mena.2011.01.0407
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- Munro, M.,
- Traduction de Ménard, N.
- N. Ménard
- Munro, Martin.,
- et al.
- MUNRO, Martin,
- Traduction de MÉNARD, Nadève,
- MÉNARD, Nadève,
https://doi.org/10.3917/kart.mena.2011.01.0407
Notes
-
[1]
Florida State University.
-
[2]
Cité dans DUBOIS, Avengers, p. 299-300.
-
[3]
ARDOUIN, Études sur l’histoire d’Haïti, vol. 6, p. 16-17.
-
[4]
ARDOUIN, Études sur l’histoire d’Haïti, vol. 3, p. 99, 102 ; DUBOIS, Avengers, p. 227. En août 1793, quand il était le chef d’un group de rebelles royalistes, et avant qu’il ne s’est affirmé comme la figure prédominante de l’insurrection des esclaves, Toussaint montra sa clémence envers l’homme de couleur, le leader républicain, Antoine Chanlatte, qu’il accusa de crimes haineux, mais insista que dans sa bande, « nous acceptons tout le monde avec humanité, et fraternité, même nos ennemis les plus Cruels, et nous les pardonnons complètement, et avec douceur nous les cajolons de leurs erreurs » (cité dans BELL, Toussaint Louverture, p. 86).
-
[5]
BELL, All Souls’ Rising, p. 225.
-
[6]
DEPESTRE, Rage de vivre, p. 210.
-
[7]
DESMANGLES, The Faces of the Gods, p. 47-48.
-
[8]
DAYAN, Haiti, History, and the Gods, p. 120.
-
[9]
LAHENS, « La mort en juillet », p. 10.
-
[10]
LAHENS, « La mort en juillet », p. 23.
-
[11]
LAHENS, Dans la maison du père, p. 70.
-
[12]
LAHENS, Dans la maison du père, p. 36.
-
[13]
LAHENS, Dans la maison du père, p. 36.
-
[14]
LAHENS, Dans la maison du père, p. 36-37.
-
[15]
TROUILLOT, Rue des pas perdus, p. 19.
-
[16]
TROUILLOT, Rue des pas perdus, p. 19.
-
[17]
TROUILLOT, Rue des pas perdus, p. 20.
-
[18]
TROUILLOT, Rue des pas perdus, p. 20.
-
[19]
TROUILLOT, Rue des pas perdus, p. 21.
-
[20]
TROUILLOT, Rue des pas perdus, p. 77.
-
[21]
TROUILLOT, Rue des pas perdus, p. 123.
-
[22]
TROUILLOT, Rue des pas perdus, p. 21.
-
[23]
TROUILLOT, Bicentenaire, p. 24.
-
[24]
TROUILLOT, Bicentenaire, p. 26.
-
[25]
ABBOTT, p. 165.
-
[26]
TROUILLOT, Bicentenaire, p. 23.
-
[27]
TROUILLOT, Bicentenaire, p. 23.
-
[28]
TROUILLOT, Bicentenaire, p. 68-69.
-
[29]
TROUILLOT, Bicentenaire, p. 17.
-
[30]
DAYAN, Haiti, History, and the Gods, p. 17.
-
[31]
TROUILLOT, Bicentenaire, p. 24-25.
-
[32]
TROUILLOT, Bicentenaire, p. 10.
-
[33]
TROUILLOt, Bicentenaire, p. 32.
Cet essai aborde le thème de la revanche dans l’histoire haïtienne et la
façon dont il est traité dans la littérature haïtienne des XX
e et XXI
e siècles.
Après quelques réflexions initiales sur la nature même de la revanche, je
vais brièvement considérer comment le désir de revanche a façonné
quelques-uns des développements majeurs de l’histoire haïtienne. Ensuite,
je vais discuter de la façon dont le trope de la revanche a été représenté
dans des textes littéraires haïtiens de la période indigéniste à la fin du
XX
e siècle. La dernière section concernera la période contemporaine et en
particulier le roman de Lyonel Trouillot paru en 2004, Bicentenaire.
La revanche est l’une des pulsions humaines les plus persistantes et les
plus omniprésentes. Le désir des blessés ou même des délaissés de
prendre leur revanche continue d’influer l’histoire mondiale, tandis qu’à
un niveau personnel, nos actions individuelles témoignent souvent de
notre désir conscient ou inconscient de venger notre orgueil bafoué ou une
blessure physique. Le désir de revanche est souvent basé sur et justifié par
un premier acte d’agression, apparemment non provoqué et non justifié
sur son caractère, ou celui de sa famille, nation ou race. Le vengeur en ce
sens est un innocent ; et telle est la licence octroyée par son état d’innocence que ses actes de vengeance peuvent excéder en degré et nature
l’acte d’agression initial, et peuvent être perpétrés de façon répétée, néanmoins le vengeur peut toujours se considérer comme étant la victime,
l’offensé, et se sentir justifié dans toutes ses actions…
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