Cause et traitement magique des maladies chez les Indiens de la région tropicale d’Amérique du Sud (1944)
- Par Alfred Métraux,
- Traduction : Jean-Pierre Goulard
Pages 115 à 125
Citer ce chapitre
- MÉTRAUX, Alfred,
- Traduction : GOULARD, Jean-Pierre,
- MÉTRAUX, Alfred,
- Présenté et édité par BROHAN, Mickaël,
- GOULARD, Jean-Pierre,
- MENGET, Patrick
- et PÉTESCH, Nathalie,
- Métraux, Alfred.,
- et al.
- Métraux, A.,
- Traduction : Goulard, J.-P.
https://doi.org/10.3917/cnrs.metra.2013.01.0115
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- Métraux, A.,
- Traduction : Goulard, J.-P.
- Métraux, Alfred.,
- et al.
- MÉTRAUX, Alfred,
- Traduction : GOULARD, Jean-Pierre,
- MÉTRAUX, Alfred,
- Présenté et édité par BROHAN, Mickaël,
- GOULARD, Jean-Pierre,
- MENGET, Patrick
- et PÉTESCH, Nathalie,
https://doi.org/10.3917/cnrs.metra.2013.01.0115
Notes
-
[1]
« La Causa y el Tratamiento Mágico de las Enfermedades entre los Indios de la Región Tropical Sud-Americana », América Indígena, 1944 Vol. IV, n° 2, pp. 157-164.
Une affirmation souvent répétée dans la littérature spécialisée veut que la notion de maladie naturelle ait été inconnue des Indiens d’Amérique du Sud. Ce constat doit toutefois être confirmé par d’autres travaux. Il ne fait aucun doute qu’un grand nombre de maladies et d’accidents dus à la maladresse sont interprétés par les indigènes comme des manifestations des mauvaises intentions du sorcier ou des esprits. Mais l’on ne peut en déduire pour autant que les Indiens situent sur un même plan toutes les affections dont ils souffrent. Les Jívaro, par exemple, n’attribuent pas le rhume, la fièvre ou la dysenterie à la malveillance des esprits (Stirling 1938 : 128) ; de la même façon, les Kamarakoto considèrent comme chose naturelle les rhumes, les indigestions et d’autres indispositions de ce genre. Ils attribuent n’importe quel gonflement et même les ulcères aux morsures d’un serpent ou d’un insecte. Les Indiens soignent eux-mêmes les affections qu’ils jugent superficielles ou ils s’en remettent alors à un guérisseur – homme ou femme – qui les traite avec des remèdes élémentaires ou avec des formules magiques. Même lorsque le traitement relève exclusivement de la magie, l’attitude du patient démontre qu’il ne se considère pas pour autant comme nécessairement victime d’une force surnaturelle dangereuse. Les maladies importées par les Européens, comme les « varioles folles » par exemple, sont parfois classées dans une catégorie spéciale, et même s’il arrive aux Indiens de les percevoir comme un acte du démon, celles-ci ne sont pas traitées selon les procédures traditionnelles…
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