Chapitre d’ouvrage

192. Les figures de la violence guerrière

Pages 587 à 613

Citer ce chapitre


  • Baechler, J.
  • et Escudier, A.
(2025). 192. Les figures de la violence guerrière. Écrits : Tome II : Sociologie. Volume 4 (2002-2022) (p. 587-613). Hermann. https://shs.cairn.info/ecrits--9791037043191-page-587?lang=fr.

  • Baechler, Jean.
  • et al.
« 192. Les figures de la violence guerrière ». Écrits Tome II : Sociologie. Volume 4 (2002-2022) Hermann, 2025. p.587-613. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/ecrits--9791037043191-page-587?lang=fr.

  • BAECHLER, Jean
  • et ESCUDIER, Alexandre,
2025. 192. Les figures de la violence guerrière. In : Écrits Tome II : Sociologie. Volume 4 (2002-2022) Paris : Hermann. Hors collection, p.587-613. URL : https://shs.cairn.info/ecrits--9791037043191-page-587?lang=fr.

Notes

  • [1]
    Paru in J. Baechler et Olivier Chaline dir., La Bataille, Paris, Hermann, 2018, p. 5-21 (rédaction : 5 novembre 2016) [NdÉ].
  • [2]
    Clausewitz, Vom Kriege, Bonn, Dümmler Verlag, 18e édition, 1973, p. 810-811 et 975-983.
  • [3]
    Cf. J. Baechler, « Le centre de gravité de l’ennemi », texte [100] resté inédit, rédigé le 17 octobre 2016 et publié dans le tome I : « Philosophie », vol. 2, p. 743 sq. de la présente édition (NdÉ).
  • [4]
    Cf. J. Baechler, Les morphologies sociales, Paris, PUF, 2005 ; 2e éd., Paris, Hermann, 2014.
  • [5]
    Cf. ci-dessous section 5 « L’empire et les tribus ».
  • [6]
    Cf. J. Baechler, La solution indienne. Essai sur les origines du régime des castes, Paris, Presses universitaires de France, 1988.
  • [7]
    Cf. ci-dessus section 1 « La segmentarité tribale ».
  • [8]
    Cf. ci-dessus section 3 « Le régime des castes ».
  • [9]
    Cf. ci-dessus section 4 « Cités et nations ».
  • [10]
    Cf. notamment l’Introduction à l’histoire universelle d’Ibn Khaldûn (1332- 1406), Al-Muqaddima (1377) [NdÉ].

Selon les dictionnaires, la bataille est l’« action générale de deux armées qui se livrent combat » (Trésor de la Langue Française) ou l’« action de deux armées qui se livrent combat » (Le Robert). À l’évidence, la bataille, ainsi entendue et comment l’entendre autrement, est une figure de la violence guerrière parmi d’autres, l’escarmouche, l’attentat, le guet-apens, le raid, le massacre, le terrorisme, le bombardement stratégique… On peut sans doute décider d’employer « bataille » en un sens générique, pour couvrir toutes les figures, mais il est alors impératif d’introduire aussitôt des distinctions, entre par exemple la bataille « rangée » – entre deux armées constituées et affrontées sur un terrain circonscrit – et la bataille « dispersée » en opérations multiples. Il est plus économique et plus expédiant de partir de la notion la plus générale possible, à savoir la « violence guerrière », et de faire naître d’une analyse conceptuelle ses figures les plus marquantes.
Par « analyse conceptuelle », entendons la démarche prenant appui sur le concept de guerre comme « un conflit violent entre polities sur une transpolitie ». Une première déduction inscrit la guerre dans un espace à trois dimensions – politique, instrumentale et opérationnelle. La violence guerrière relève à coup sûr de la troisième dimension, opérationnelle. Elle a pour fin de défaire l’ennemi et d’y parvenir par l’application d’une force, ce qu’est la violence selon son étymologie et dans sa vérité. Défaire l’ennemi peut être atteint par deux voies…


Date de mise en ligne : 22/07/2025

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