169. Éléments de sociologie de la guerre
- Par Jean Baechler
- et Alexandre Escudier
Pages 163 à 185
Citer ce chapitre
- BAECHLER, Jean
- et ESCUDIER, Alexandre,
- Baechler, Jean.
- et al.
- Baechler, J.
- et Escudier, A.
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- Baechler, J.
- et Escudier, A.
- Baechler, Jean.
- et al.
- BAECHLER, Jean
- et ESCUDIER, Alexandre,
Notes
-
[1]
Paru in Res Militaris, revue en ligne, vol. 1, n° 1, automne 2010 (rédaction : 27 janvier 2010) [NdÉ].
-
[2]
Cf. notamment l’Introduction à l’histoire universelle d’Ibn Khaldûn (1332- 1406), Al-Muqaddima (1377) [NdÉ].
-
[3]
Cf. J. Baechler, « Un système international hétérogène ? », in Contrepoint, n° 7-8, 1972, p. 27-42.
-
[4]
Cf. J. Baechler, Nature et Histoire, Paris, PUF, 2000 ; rééd. Paris, Hermann, 2014.
-
[5]
Voir mon « Esquisse d’une psychologie de la guerre », in L’Argilète, n° 2, 2010, p. 37-72 [republié in Jean Baechler et Laure Bardiès éd., Guerre et psychologie, Paris, Hermann, 2018, p. 5-22 (NdÉ)].
La sociologie est une des trois contributions indispensables à une science de la guerre qui mériterait ce titre, les deux autres étant la philosophie et l’histoire. Ces trois disciplines paraissent, en effet, devoir être conjointes, pour que tout objet du règne humain, qu’il soit politique, économique, religieux, technique, éthique, pédagogique, morphologique ou autre, puisse être soumis aux opérations successives de la méthode scientifique, des théories hypothético-déductives, des expérimentations, des explorations par des communautés de pairs et des explications finales. Le point de vue philosophique est celui de l’analyse conceptuelle et de la justification épistémologique, concentré sur deux questions liées : « de quoi est-il question, quand l’on parle de X, en l’occurrence de la guerre ? » et « comment convient-il de s’y prendre cognitivement, pour trouver des réponses justes aux questions soulevées à propos de cet objet X, qui se trouve être la guerre, en vertu d’un choix libre ? ». Le point de vue de l’histoire est celui des cas et des occurrences de l’objet dans la matière historique. L’entendement ne s’y attache plus à « la » guerre, mais à « une » guerre, une démarche qui implique la réunion et l’élaboration de la documentation disponible. Dans ce cadre scientifique, l’histoire n’est récit que de manière adjacente et contingente, car l’histoire scientifique de la guerre n’est pas son roman, qui prétendrait la faire revivre « comme si l’on y était », mais son explication ultime : les cas historiques servent d’expérimentation pour tester les théories, qui, si elles sont vérifiées, expliquent pourquoi les cas sont comme nous constatons qu’ils sont…
Date de mise en ligne : 22/07/2025
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