168. Les origines de la démocratie
- Par Jean Baechler
- et Alexandre Escudier
Pages 147 à 161
Citer ce chapitre
- BAECHLER, Jean
- et ESCUDIER, Alexandre,
- Baechler, Jean.
- et al.
- Baechler, J.
- et Escudier, A.
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- Baechler, J.
- et Escudier, A.
- Baechler, Jean.
- et al.
- BAECHLER, Jean
- et ESCUDIER, Alexandre,
Notes
-
[1]
Texte finalisé inédit d’une conférence prononcée à l’Académie des sciences morales et politiques, Paris, 10 janvier 2010 (rédaction : 14 janvier 2010) [NdÉ].
-
[2]
J. Baechler, Démocraties, Paris, Calmann-Lévy, 1985 ; on en trouvera une reformulation plus concise dans Précis de la démocratie, Paris, Unesco/Calmann-Lévy, 1994 ; certains développements à suivre ont bénéficié d’un exposé plus suivi dans un livre plus récent, Esquisse d’une histoire universelle, Paris, Fayard, 2002.
-
[3]
Sur toutes ces questions, on trouvera un exposé suivi dans J. Baechler, Les morphologies sociales, Paris, Presses universitaires de France, 2005.
Cette communication est l’exposition, sous la forme la plus concentrée compatible avec l’intelligibilité, d’une thèse développée tout au long d’un ouvrage paru en 1985. La thèse repose sur plusieurs propositions logiquement reliées. « La » – et non pas « une » ou « telle » – démocratie est un régime politique, défini comme une « certaine » manière de régler les relations de pouvoir entre acteurs humains réunis en société. Ce régime particulier est le régime naturel de l’espèce, au sens où il est le plus approprié à la résolution des problèmes de conflits violents qui se posent à une espèce distinguée, dans le règne vivant, par sa liberté et sa faillibilité. Pour que la nature puisse s’exprimer, certaines conditions de possibilité sont requises, qui permettent de définir les origines de la démocratie comme la réunion actuelle de ces conditions et de distinguer ses origines de sa genèse, de son développement, de son installation dans la durée. Or, ces conditions sont loin d’être toujours et partout réunies. En effet, les données empiriques révèlent une inclination démocratique dominante dans le monde primitif, et d’autant plus qu’il est plus archaïque ; une quasi-disparition de la démocratie en conséquence de la néolithisation, à l’exception des cités villageoises et urbaines ; une redécouverte de la démocratie en Europe moderne grâce à des circonstances contingentes improbables.
L’exposition de la thèse s’en tiendra aux lignes de faîte de la démonstration, moins pour persuader de sa véridicité que pour faire naître le sentiment de sa véracité plausible…
Date de mise en ligne : 22/07/2025
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