Les indigènes à l’avant-garde du combat en Amérique latine
- Par Michael Löwy
Pages 443 à 449
Citer ce chapitre
- LÖWY, Michael,
- Coordonné par BOURSIER, Philippe
- et GUIMONT, Clémence,
- Löwy, Michael.
- Löwy, M.
- Coordonné par P. Boursier
- et C. Guimont
https://doi.org/10.3917/dec.bours.2023.01.0443
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- Löwy, M.
- Coordonné par P. Boursier
- et C. Guimont
- Löwy, Michael.
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- Coordonné par BOURSIER, Philippe
- et GUIMONT, Clémence,
https://doi.org/10.3917/dec.bours.2023.01.0443
Notes
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[1]
Admirablement décrit dans un des romans de l’écrivain libertaire B. Traven, Rosa Blanca, qui raconte comment une grande entreprise pétrolière nord-américaine s’est emparée des terres d’une communauté indigène, après avoir assassiné son dirigeant (La Découverte, Paris, (1929) 2010).
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[2]
Juan Martínez Alier, « L’écologisme des pauvres vingt-ans après : Inde, Mexique, Pérou », Écologie & politique, n° 46, 2012, p. 93-116.
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[3]
Populations traditionnelles amazoniennes qui récoltent artisanalement le latex de l’arbre à caoutchouc et pratiquent l’agriculture sur brûlis, la chasse et la pêche traditionnelle.
-
[4]
François Pinton et Catherine Aubertin, « Populations traditionnelles : enquêtes de frontière », in Christophe Albaladejo et Xavier Arnauld de Sartre (dir.) Une décennie de développement durable en Amazonie rurale brésilienne, L’Harmattan, Paris, 2007, p. 159-178.
-
[5]
Discours de Chico Mendes, cité par Ailton Krenak, coordinateur de l’Union des nations indigènes du Brésil, in Chico Mendes, Sindicato dos Trabalhadores de Xapuri, Central Unica dos Trabalhadores, Sao Paulo, 1989, p. 26.
-
[6]
Voir le document « L’importance pour le FSM de la participation des peuples autochtones du monde », disponible en ligne.
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[7]
Disponible en ligne.
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[8]
Disponible en ligne.
La dynamique du capitalisme exige la transformation en marchandises de tous les biens communs naturels, ce qui conduit, tôt ou tard, à la destruction de l’environnement. Les zones pétrolières d’Amérique latine, abandonnées par les multinationales après des années d’exploitation, sont empoisonnées et saccagées, laissant un triste héritage de maladies à leurs habitants. Les populations qui vivent en contact le plus direct avec l’environnement sont les premières victimes de cet écocide et tentent donc de s’opposer, parfois avec succès, à l’expansion destructrice du capitalisme.
Ces résistances indigènes ont des motivations très concrètes et immédiates – sauver leurs forêts ou leurs ressources en eau. Mais elles correspondent aussi à un antagonisme profond entre la culture, le mode de vie, la spiritualité et les valeurs de ces communautés, et l’« esprit du capitalisme » tel que l’a défini Max Weber : la soumission de toute activité au calcul du profit, la rentabilité comme seul critère, la quantification et la réification (Versachlichung) des rapports sociaux. Entre l’éthique indigène et l’esprit du capitalisme, il existe une sorte d’« affinité négative » – à l’inverse du rapport d’affinité élective entre éthique protestante et capitalisme –, c’est-à-dire une opposition socioculturelle profonde. Certes, on peut trouver des communautés indigènes, ou métisses, qui s’adaptent au système et tentent d’en tirer profit. Certes, les luttes indigènes mobilisent des processus d’une extrême complexité, entre recompositions identitaires, transcodages des discours et instrumentalisations politiques…
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