Chapitre d’ouvrage

Le dix-neuvième siècle

Pages 106 à 157

Citer ce chapitre


  • Stalloni, Y.
  • et Bergez, D.
(2025). Le dix-neuvième siècle. Écoles et courants littéraires (p. 106-157). Armand Colin. https://shs.cairn.info/ecoles-et-courants-litteraires--9782200641184-page-106?lang=fr.

  • Stalloni, Yves.
  • et al.
« Le dix-neuvième siècle ». Écoles et courants littéraires, Armand Colin, 2025. p.106-157. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/ecoles-et-courants-litteraires--9782200641184-page-106?lang=fr.

  • STALLONI, Yves
  • et BERGEZ, Daniel,
2025. Le dix-neuvième siècle. In : Écoles et courants littéraires. Paris : Armand Colin. Cursus, p.106-157. URL : https://shs.cairn.info/ecoles-et-courants-litteraires--9782200641184-page-106?lang=fr.

Notes

  • [1]
    Néologie ou vocabulaire des mots nouveaux, 1801.
  • [2]
      Alexandre Minski, Le Préromantisme, A. Colin, 1998, p. 5.
  • [3]
    Ibid.
  • [4]
      Philippe Van Thieghem, Le Romantisme dans la littérature européenne, Albin Michel, 1948.
  • [5]
      Toutes ces formules sont empruntées au livre de Musset.
  • [6]
    Le Romantisme I, Op. Cit., p. 120.
  • [7]
    Qu’est-ce que le romantisme ?, Op. Cit., ch. VI, passim.
  • [8]
      Anne Ubersfeld, Le Drame romantique, Belin, 1993, ch. 2.
  • [9]
      Claude Pichois, Le Romantisme, t. II. 1843-1869, Arthaud, 1979.
  • [10]
      Henri M. Peyre, Op. Cit., p. 272 sqq.
  • [11]
      La formule « l’Art pour l’Art », qui désignera une tendance poétique plus qu’une école, apparaît pour la première fois dans le Journal de Benjamin Constant en 1804. Elle fut reprise en 1829 par Hugo dans une discussion littéraire qu’il nous rapporte dans son William Shakespeare (1864) : « Plutôt cent fois l’Art pour l’Art. » (II, 6)
  • [12]
      Colette Becker, Lire le Réalisme et le Naturalisme, Armand Colin, 2005.
  • [13]
      Alain PagÈs, « Un concept littéraire : le Naturalisme », in « Zola et le Naturalisme », L’École des Lettres, n° 6, 15 décembre 1989.
  • [14]
    Ibid.
  • [15]
      Voir Colette Becker, Op. Cit., p. 89-106.
  • [16]
      Émile Ripert, Le Felibrige, Armand Colin, 1924, p. 1.
  • [17]
      Frédéric Mistral, Mes Origines. Mémoires et Récits, Aubéron, 2006, p. 175.
  • [18]
      Claude Mauron, Frédéric Mistral, Fayard, 1993, p. 112.
  • [19]
      Marie-Thérèse Jouveau, Alphonse Daudet, Frédéric Mistral, la Provence et le Félibrige, Imprimerie Bene, Nîmes, 1980, p. 602.
  • [20]
      René Jouveau, Histoire du Félibrige, T. II, 1970, p. 375.

On peut légitimement s’étonner qu’un courant aussi durable, aussi important, aussi ancré dans les consciences que le Romantisme se prête si mal à une définition claire. Cette difficulté tient sans doute au télescopage sémantique entre une tendance psychologique éternelle (le « romantisme éternel » pour utiliser la nomenclature de Henri Peyre) et une école littéraire (le « romantisme historique », couvrant approximativement la première moitié du xixe siècle, de 1820 à 1843 pour s’en tenir aux dates les plus étroites). Dans l’interférence assez fréquente entre une tonalité et une doctrine ou un genre (l’épique et l’épopée), l’adjectif romantique et la coloration culturelle qu’il recouvre, a précédé le Romantisme. C’est pour nous alerter sur cette particularité qu’Henri Peyre ouvre son essai par une mise au point indispensable :
Sans doute y a-t-il toujours eu des tempéraments et des sensibilités romantiques dans les sens du terme qui impliquent prédominance de la passion sur la sagesse raisonnable, attrait de l’étrange, insatisfaction du présent, jouissance trouvée dans la souffrance […]. Tout état d’âme, tout élan de l’imagination, même le sentiment de la nature le plus passionné, l’amour de la mort, le goût de la morbidité ont pu en effet se rencontrer dans certaines âmes, il y a dix, vingt ou vingt-cinq siècles.Ce qui explique évidemment que le « romantisme » des comportements et surtout des créations ne se limite pas aux dates étroites fournies par l’histoire littéraire…


Date de mise en ligne : 12/08/2025

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