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Chapitre 2

Les mutations au lycée professionnel depuis 1945 : entre intégration et relégation

Pages 91 à 99

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  • Belhadjin, A.
  • et Lopez, M.
(2014). Les mutations au lycée professionnel depuis 1945 : entre intégration et relégation. Dans
  • M. Meskel-Cresta,
  • J. Nordmann,
  • P. Bongrand,
  • C. Boré,
  • S. Colinet
  • et M. Elalouf
École et mutation : Processus, expériences, enjeux (p. 91-99). De Boeck Supérieur. https://doi.org/10.3917/dbu.paqu.2014.01.0091.

  • Belhadjin, Anissa.
  • et al.
« Les mutations au lycée professionnel depuis 1945 : entre intégration et relégation ». École et mutation Processus, expériences, enjeux, De Boeck Supérieur, 2014. p.91-99. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/ecole-et-mutation--9782804184742-page-91?lang=fr.

  • BELHADJIN, Anissa
  • et LOPEZ, Maryse,
2014. Les mutations au lycée professionnel depuis 1945 : entre intégration et relégation. In :
  • MESKEL-CRESTA, Martine,
  • NORDMANN, Jean-François,
  • BONGRAND, Philippe,
  • BORÉ, Catherine,
  • COLINET, Séverine
  • et ELALOUF, Marie-Laure,
École et mutation Processus, expériences, enjeux. Louvain-la-Neuve : De Boeck Supérieur. Perspectives en éducation et formation, p.91-99. DOI : 10.3917/dbu.paqu.2014.01.0091. URL : https://shs.cairn.info/ecole-et-mutation--9782804184742-page-91?lang=fr.

https://doi.org/10.3917/dbu.paqu.2014.01.0091


Notes

  • [1]
    « Longtemps dévalorisé au regard de l’enseignement général, [le LP] a depuis une vingtaine d’années conquis ses lettres de noblesse dans le système éducatif français. […] il s’est ainsi servi de certains de ses handicaps – notamment son image de “filière de relégation” – pour les transformer en atouts de filière d’excellence. » (Ministère de l’Éducation nationale, 2004)
  • [2]
    Dans nos recherches sur la littérature dans l’enseignement professionnel de 1945 à aujourd’hui, cette perspective diachronique est habituellement ancrée dans le champ didactique.
  • [3]
    La rénovation de la voie professionnelle date de 2009.
  • [4]
    Créé en 1911 sous le nom de Certificat de capacité professionnelle, il devient CAP en 1919.
  • [5]
    Au moment de leur création, la question du rattachement administratif des centres d’apprentissage à l’enseignement primaire ou à l’enseignement technique se pose. La loi du 21 février 1949 sur le statut des centres d’apprentissage (J.O. no 46 du 22 février 1949, pp. 1943-1944) les rattache définitivement à l’enseignement technique au même titre que les collèges techniques et les écoles nationales professionnelles.
  • [6]
    Anciennes Écoles pratiques de commerce et d’industrie, les collèges techniques datent de la loi du 15 août 1941 portant réorganisation de l’enseignement, appelée également loi Carcopino du nom du ministre en poste jusqu’en 1942.
  • [7]
    La première École nationale professionnelle est inaugurée en 1887 et ces établissements deviennent lycées techniques d’État en 1959.
  • [8]
    Cf. la définition du TLF, en ligne sur http://atilf.atilf.fr/dendien.
  • [9]
    Collège d’enseignement technique, nouvelle appellation des CA.
  • [10]
    Les ENNA sont créées six mois après les centres d’apprentissage (ordonnance du 2 novembre 1945). Les maitres d’enseignement général et d’enseignement pratique sont formés dans la même structure et cette solidarité, portée par les premiers professeurs de psychopédagogie, constitue un fondement de la formation professionnelle.
  • [11]
    Les deux premiers numéros de cette revue proposent une enquête sur l’adolescence ouvrière pour mieux connaitre ses caractéristiques psychologiques, sociales et culturelles (Juif, 1945).
  • [12]
    Les centres d’apprentissage (CA), créés en 1945, deviennent CET en 1959, LEP en 1976 et LP en 1985. Ces changements d’appellation accompagnent les réformes de la voie professionnelle. Ainsi, l’enseignement pratique au lendemain de la guerre (CA) est appelé ensuite enseignement technique court – par opposition au technique long (CET) – et enseignement professionnel ensuite (LEP et LP). Ces appellations différentes correspondent à des perceptions différentes de la formation des ouvriers et des employés : comme enseignement « un et indivisible » lorsqu’il est qualifié de technique ou davantage comme diplôme d’insertion professionnelle lorsqu’il est qualifié de professionnel.
  • [13]
    Quelques travaux existent sur cette question du genre en LP, mais ils sont marginaux par rapport à l’ampleur de la question : voir les travaux de Séverine Depoilly ou de Gilles Moreau.

Après quelques avatars, le lycée professionnel s’affirme aujourd’hui comme une filière à part entière de l’enseignement secondaire, « filière d’excellence » selon le ministère de l’Éducation nationale, qui accueille des élèves au sortir de la troisième pour les amener soit au certificat d’aptitude professionnelle (CAP), soit au baccalauréat professionnel. Ce segment scolaire se situe dans la logique du socle commun et, pour les titulaires du baccalauréat professionnel, ouvre l’accès à la poursuite d’études vers l’enseignement supérieur. Pourtant, cette inscription dans le cycle secondaire ne subsume pas tout à fait les spécificités de l’enseignement professionnel. En effet, malgré les évolutions du contexte productif et les politiques volontaristes qui ont permis à certains jeunes de l’enseignement professionnel d’accéder au grade de bachelier, la finalité de l’enseignement professionnel reste l’insertion rapide dans la vie professionnelle et, pour y répondre au mieux, la préparation des élèves à l’exercice d’une profession.
Ce lien avec le monde économique peut faire penser que le LP est plus immédiatement en prise avec la société que le lycée général ou technologique et a fortiori que le collège et l’école primaire. Dans ce cadre, si la société connait aujourd’hui d’importantes mutations, au point qu’elles questionnent aussi l’école, y a-t-il des mutations propres à l’enseignement professionnel, et quelles seraient-elles ? Se confondent-elles avec les évolutions relevées par Guy Brucy (1998), qui touchent les diplômes de l’enseignement professionnel depuis les années 1980 : rénovation des CAP, création et évolution du baccalauréat professionnel, création du certificat de qualification professionnelle et de validation des acquis professionnels ou encore développement de l’apprentissage (Brucy & Troger, 2000) …


Date de mise en ligne : 01/11/2017

https://doi.org/10.3917/dbu.paqu.2014.01.0091

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