Présentation
Pages 53 à 62
Citer ce chapitre
- VIGARELLO, Georges,
- Vigarello, Georges.
- Vigarello, G.
Citer ce chapitre
- Vigarello, G.
- Vigarello, Georges.
- VIGARELLO, Georges,
Notes
-
[1]
A. Laurie, La Vie de collège en Angleterre, Paris, Hetzel, 1883.
-
[2]
Ibid., p. 101.
-
[3]
Ibid., p. 75.
-
[4]
H. Taine, Notes sur l’Angleterre (1861), Paris, 1883, p. 128 sq.
-
[5]
Voir C. Pociello, Le Rugby ou la Guerre des styles, Paris, Métailié, 1983, p. 30.
-
[6]
Voir R. Holt, Sport and the British : A Modern History, Oxford, Clarendon Press, 1989 ; T. Mason (dir.), Sport in Britain : A Social History, Londres, Cambridge University Press, 1989.
-
[7]
R. d’Ornano, « Le sportsman parisien », Les Français peints par eux-mêmes, Paris, t. II, 1841.
-
[8]
Article premier des statuts du club en 1885.
-
[9]
J. Durry, « Premières structures et pères fondateurs », in B. Jeu, J. Durry, R. Hubscher, L’Histoire en mouvement : le sport dans la société française (xixe-xxe siècle), Paris, Armand Colin, 1992, p. 135 sq.
-
[10]
F. Reichel, « Organisation du sport en France », in Encyclopédie des sports, Paris, 1924, t. I, p. 162-163.
-
[11]
E. Weber, Fin de siècle. La France à la fin du xixe siècle, Paris, Fayard, 1986, p. 281.
-
[12]
Ibid., p. 282.
-
[13]
Voir A. Corbin (dir.), L’Avènement des loisirs, 1850-1960, Paris, Aubier, 1995.
-
[14]
La Vie au grand air, 1904, p. 253.
-
[15]
Éole, F. Reichel, L. Mazzuchelli, Les Sports athlétiques, Paris, 1895.
-
[16]
Voir A. Drevon, Les Jeux olympiques oubliés, Paris 1900, Paris, CNRS, 2000.
-
[17]
P. de Coubertin, Essais de psychologie sportive (1913), Grenoble, Millon, 1992 ; voir en particulier « Automatisme, obéissance et initiative répétée », p. 34.
-
[18]
Id., Une campagne de 21 ans, Paris, 1908, p. 5.
-
[19]
Id., L’Éducation anglaise en France, Paris, 1889, p. 205.
-
[20]
Voir première partie, chap. 2, « Culture du jeu, culture des communautés ».
-
[21]
P. Ory, « Une culture nationale à son apogée », in Y. Lequin (dir.), Histoire des Français, xixe-xxe siècle, Paris, Armand Colin, t. III, 1984, p. 268.
-
[22]
P. Adam, La Morale des sports, Paris, 1904.
-
[23]
P. de Coubertin, « Le sport et la morale », Revue olympique, 1910, p. 22.
-
[24]
P. Adam, op. cit., p. 7.
-
[25]
Ibid., p. 16.
-
[26]
Voir « Les célébrités mûres et les célébrités en herbe », L’Illustration, 22 septembre 1902.
-
[27]
« Galerie des célébrités sportives », La Vie au grand air, 1904.
-
[28]
Voir « European heroes, myth, identity, sport », History of Sport, n° 1, 1996 ; voir aussi P. Duret, L’Héroïsme sportif, Paris, PUF, 1993.
-
[29]
Voir supra, p. 55.
-
[30]
P. Mac Orlan, Masques sur mesure, Paris, 1937, p. 70.
-
[31]
La Vie au grand air, 1904, p. 165.
-
[32]
Ibid., p. 284.
-
[33]
Voir J. Marchand, Les Défricheurs de la presse sportive, Biarritz, Atlantica, 1999, p. 44.
En décrivant, en 1883, la « vie de collège en Angleterre», André Laurie évoque prioritairement les sports. Il recense des pratiques : les courses dans la campagne, la chasse au renard, le patinage, l’aviron. Il tient à raconter aussi, s’attardant aux apprentissages, aux « incidents amusants ou ridicules », les « chapeaux qui volent », les « chevaux rétifs », les « plongeons dans les mares », multipliant les exemples de situations « sportives », assurant que « rien n’est plus beau ». Il retient surtout une « vigueur générale » acquise « par l’exercice », celle que Grivaud, le héros du roman, dit avoir expérimentée dans tous ces affrontements de collégiens. Son livre aux planches gravées et aux tranches dorées, édité chez Hetzel, est un exemple parmi d’autres de l’influence anglaise. Comme l’est le livre de Taine sur ses voyages outre-Manche, publié la même année, insistant sur la fréquence et la diversité des jeux anglais.
La véritable originalité des pratiques anglaises tient pourtant à des dispositifs moins visibles et plus profonds : la visée morale sans doute, l’organisation et le déroulement des rencontres surtout. Le projet est éducatif : renouveler la culture pédagogique dans les collèges, accroître la mobilisation des élèves, imaginer de nouvelles vigueurs. Mais c’est bien la manière de jouer qui est transformée, celle d’associer les joueurs et de les opposer. La volonté domine d’abord d’unifier les règles, jusqu’à créer de nouveaux jeux, des formules plus « universalisables », comme à Rugby où les meilleurs joueurs se concertent en 1846 pour distinguer leur épreuve d’autres formes de footbal…
Date de mise en ligne : 23/09/2022
Ce chapitre est en accès conditionnel
Acheter cet ouvrage
22,00 €