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Chapitre 2. Soyons résolument modernes ! (1960-1980)

Pages 49 à 109

Citer ce chapitre


  • André, J.-L.
(2022). Chapitre 2. Soyons résolument modernes ! (1960-1980) Dis-moi ce que tu manges : Une histoire de la France à table (p. 49-109). Odile Jacob. https://shs.cairn.info/dis-moi-ce-que-tu-manges--9782415001285-page-49?lang=fr.

  • André, Jean-Louis.
« Chapitre 2. Soyons résolument modernes ! (1960-1980) ». Dis-moi ce que tu manges Une histoire de la France à table, Odile Jacob, 2022. p.49-109. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/dis-moi-ce-que-tu-manges--9782415001285-page-49?lang=fr.

  • ANDRÉ, Jean-Louis,
2022. Chapitre 2. Soyons résolument modernes ! (1960-1980) In : Dis-moi ce que tu manges Une histoire de la France à table. Paris : Odile Jacob. Hors collection, p.49-109. URL : https://shs.cairn.info/dis-moi-ce-que-tu-manges--9782415001285-page-49?lang=fr.

Notes

  • [1]
    Simone de Beauvoir, Mémoires d’une jeune fille rangée, Gallimard, 1958.
  • [2]
    Traction utilitaire de type B.
  • [3]
    Zone à urbaniser en priorité.
  • [4]
    Créée en 1970, la Confédération intersyndicale de défense et d’union nationale des travailleurs indépendants est toujours l’un des interlocuteurs des pouvoirs publics.
  • [5]
    « Tu vois Hélène, un couscous comme ça, ca me rappelle… nos vacances au Maroc ! » La publicité tournait en boucle à la télévision en 1978, sur une musique de Richard Gotainer.
  • [6]
    Michel Guérard, l’élégance en cuisine, France 3, Armoni productions, 2018.
  • [7]
    Claude Olievenstein, Mes tables de fête, Ramsay, 1979.
  • [8]
    L’État de chef, documentaire réalisé par Jean-Louis André, Pb Productions-Arte France, 2004.
  • [9]
    En 1990, Georges Blanc a acheté un café pour reconstituer l’auberge de ses arrière-grands-parents. Puis dix-sept maisons du centre qui lui ont permis de créer un village hôtelier. Une sortie spéciale pour desservir son domaine a été aménagée sur l’autoroute A40.
  • [10]
    François Maurin, L’Humanité, 22 juin 1973.

En 1961, le Salon des arts ménagers s’installe au CNIT. Achevé trois ans auparavant, le Centre national des industries et des techniques est le symbole d’une modernité qui flotte sur nos têtes sans se soucier de la pesanteur. Son voile en béton autoporté, unique en son genre, est une prouesse architecturale digne d’un pays qui construit des barrages hydroélectriques, des DS et des Caravelle. André Malraux, lors de son inauguration, n’y est pas allé par quatre chemins : « Depuis les grandes cathédrales gothiques, on n’a rien fait de semblable. »Le progrès ménager a donc trouvé un décor à sa mesure. Futuriste. Depuis son lancement en 1923, le Salon des arts ménagers a accueilli toujours plus de public, toujours plus d’exposants, toujours plus d’articles sous les verrières Belle Époque du Grand Palais. Mais ces dernières sont d’un autre âge et le CNIT leur va bien mieux. C’est là, dans le futur quartier de la Défense, que vont pouvoir mûrir, pour des couples fascinés par Les Choses, titre d’un roman de Georges Perec, des projets fous de cuisines encastrées, de réfrigérateurs-congélateurs à trois ou quatre étoiles, de plaques de cuisson programmables et de fours thermostatiques. L’équipement des Français progresse à toute allure : en 1974, ils sont 87 % à avoir un Frigidaire, bientôt équipé d’un compartiment congélateur à trois, quatre, cinq ou douze étoiles ! Les premières machines à expresso sont apparues, mais mon père n’en veut pas : le résultat reste trop loin, selon lui, de la qualité des cafés italiens qu’en presque frontaliers nous allons quelquefois siroter, le week-end, à Vintimille…


Date de mise en ligne : 13/06/2024

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